05 mai 2008
Abus de bons coups à Bû (et de bons vignerons)
Vous en connaissez beaucoup vous des salons de vignerons où les conditions de dégustations sont idéales et où règne la convivialité ? Température intérieure parfaite, espace libre pour déguster, vignerons attentifs, avenants et pas avares de paroles et d'explications. Conviviale, pour la gentillesse des vignerons, l'accueil sur mesure de Laurent et Sylvia Baraou (sans oublier Elise), les petits soins pour l'encas du midi...
Après un salon du même type en octobre dernier (avec d'autres producteurs), nous n'allions pas manquer ce rendez-vous qui je l'espère deviendra incontournable dans les années à venir. N'est-ce pas Laurent ? C'est du boulot, mais tu dois être satisfait du résultat.
Pour finir, ce n'est pas les seulement 11 vignerons présents qui allaient nous empêcher de passer la journée sur place (6h30 à déguster).
Domaine de la Source des Fées (Maconnais). Philippe Greffet.
St Véran 2006, "Innocence Sauvage". Vignes de 15 à 40 ans. Premier vin du salon, il fallait quelque chose pour nous réveiller et nous ouvrir la bouche ! Ce fût chose faite. Malgré sa jeunesse, ce vin est déjà en place. Nez floral et crayeux, élégant. La bouche est construite sur une acidité vive, mais pas dérangeante. C'est ce qui fait en général le charme de cette AOC. Pas mal (11,90 €)
Pouilly-Fuissé 2006, "Ceps Eternels". Les vignes d'âges respectables (50/80 ans) de ce Pouilly donnent du gras et délivrent un registre floral. En bouche, c'est l'amande qui domine avec encore une fois un gras pas inintéressant. Correct (15 €).
Pouilly-Fuissé 2005, "Excellence Antique". Contrairement à la cuvée précédente, celle-ci voit la barrique. Nez caramel, beurre salé, encore marqué à ce stade par le bois. La bouche se montre saline, avec une acidité soutenue, encore un peu boisée mais présentant une jolie matière. Mon préféré des 3 (16,50 €).
Un domaine agréable qui semble travailler soigneusement. Belle découverte.
Domaine Huet (Vouvray).
Il me tardait de déguster une bonne partie de la gamme... Nous sommes reçus par le chef de culture du domaine, Jean-Bernard Berthomé. Le domaine est en bio-dynamie depuis 1987. Les 3 terroirs sont vinifiés séparement afin de respecter la typicité des sols : le Clos du Bourg (argilo calcaire), le Mont (argilo siliceux) et le Haut-Lieux (argileux).
Huet Brut 2001, Vouvray Pétillant (11,50 €). Son nez est axé sur la minéralité (silex) avec une bouche de feuille sèche et une bulle vive. Pour ma part, pas ce que je préfère dans un pétillant, car le fruit me paraît en retrait, évolué. Je conçois qu'il puisse plaire à certains.
Le Mont 2006 (sec). La politique de la maison est de laisser trainer un petit sucre résiduel même pour les secs. Dans ce Mont 2006, il y en a 6 g. En l'état, ce vin se montre, ou plutôt ne se montre pas. Il est fermé (13,90 €)
Le Mont 2006 (demi sec). 20 g de sucre. Nez orgeat. Bouche montrant une pointe végétale et une certaine gourmandise. Celui-là, j'adopte ! (16,20 €)
Clos du Bourg 2001 (demi sec). Le nez délivre des notes confites. La bouche paraît tendue malgré les 22 g de sucre. (18,40 €)
Clos du Bourg 2006, 1ère Trie. Ici, le raisin est atteint par la pourriture noble et le passerillage. On arrive maintenant à 60 g/litre. Le nez et la bouche proposent tour à tour des notes de coing, de pomme. C'est pas mal, mais on aurait souhaité d'avantage de tension (lisez acidité). 29,60 €
Le Mont 1996, 1ère Trie (38 €). La sélection des raisins est la même que pour le Clos du Bourg 1ère Trie. Nez minéral (silex, terre humide) et d'ananas (hein Vincent ;-)). La bouche s'est patinée avec l'âge. Elle est légère. Ca ne me plaît pas plus que ça.
L'ensemble des vins présentés ici ne m'emballent pas réellement : je trouve dans l'ensemble qu'ils manquent de fougue, d'énergie... de vie. Désolé.
Daniel-Etienne Defaix (Chablis)
La présence dans la salle de Daniel-Etienne se fait sentir, alors que nous ne nous sommes pas parlés. Il à l'air d'un sacré personnage et d'une gentillesse folle. C'est Fabien qui tient le stand à notre passage (passionné d'ailleurs).
Le domaine propose ce jour 3 cuvées : le Vieilles Vignes 2004, Les Lys 2000 (1er cru) et Vaillon 1999 (1er cru). Malheureusement, je pense être passé à côté de ces vins. Je ne demande qu'une chose avant de porter un jugement définitif : les regoûter.

Il est temps de passer à table ! photo Mistelle.fr
Domaine Saurigny. Désolé Sophie et Jérôme de ne pas être passé à votre stand... Pour partir le soir dans les délais, il a fallu faire un choix. Ce sera pour une prochaine fois. On avait pourtant aimé la Polissonne lors d'un repas dégustation chez Laurent.
Pas de l'Ecalette (Coteaux du Languedoc), Julien Zernott.
Oh le beau 3ème ligne que voilà ! Notre vigneron a bel et bien la carrure d'un rugbyman, sport qu'il nous confirmera avoir pratiqué d'ailleurs.
Toutes les cuvées sont en Coteaux du Languedoc. 45000 cols produits par an.
Les Clapas blanc 2006, Coteaux du Languedoc. Assemblage de Carignan blanc, Terret Bourret, Grenache gris. Pas de doute, au nez, c'est cap au sud de la France ! Arômes d'orgeat et d'amande grillée. En bouche, on a du gras, mais encore un peu trop de bois. Il devrait se fondre à merveille cependant. J'aime beaucoup (17 €)
Ze Rozé 2007 (carignan, cinsault et granache en pressurage, 8 €). Mes amis, le rosé et moi, ça fait 2 ! Mais celui-ci, c'est autre chose. C'est pas du rosé, c'est du vin. Ici, on a une réelle matière, chose qu'il manque souvent dans ce type de vin que je déteste. Au contraire de l'ami Vougeot qui désespère de ne pas trouver son Cabernet Franc, j'ai enfin trouvé le RoZé qu'il me faut. Un vrai vin de copains. Coup de coeur, c'est dire si c'était bon.
Les Petits Pas 2006 (8 €). Le fils Jules sur les traces de son papa vigneron ? Un nez chaleureux et une bouche typée Grenache et cerise à l'eau de vie. Bon
Les Clapas rouge 2006 (12 €). Le nez est serré montrant de beaux fruits rouges. La bouche est dense avec une sensation de sucre résiduel. Beaucoup de fraîcheur. Bien
Le Grand Pas 2005 (17 €). Assemblage de Grenache, Carignan, Cinsault et Syrah. Avec beaucoup d'élégance, le nez respire la joie. Derrière cette bouche gourmande, mure, de cerise à l'eau de vie avec encore une fois ce petit sucre, on distingue un grand potentiel. Très bon.
Merci à Julien pour son accueil, sa bonne humeur, sa jovialité et bon courage pour continuer l'aventure en Languedoc.
Domaine des Roches Neuves, Thierry Germain (Saumur-Champigny)
Encore un candidat pour le poste de chauffeur de salle ! Thierry chambre Julien Zernott, son voisin immédiat sur ce salon : "mets un peu de Chenin dans tes blancs, ça les rendra plus humains..." avant que Julien ne reprenne Thierry en lui disant "enlève ton cépage qui sent le poivron et mets donc un peu de Grenache". Ambiance chambreuse mais joyeuse !
Le domaine de 22 ha est en bio dynamie depuis 2002.
L'Insolite, Saumur blanc 2007 (vignes de Chenin sur croupe calcaire). Elevage en cuve bois. Le nez est vif sur les agrumes. Bouche à l'acidité élevée et parfaitement ciselée faite de fruits blancs. Coup de coeur ! Un vin de gastronomie a coup sur (15 €)
Saumur Champigny 2007 : c'est poivré, fruité et gourmand. A attendre tout de même, la matière est bien jeune (8,5 €)
Terres Chaudes 2006 : fruits rouges, fraises des bois, avec un travail intéressant de mise en évidence de la minéralité. Le 2007 lui, propose des notes salines en bouche.
Au final, des vins bien faits, mais qui doivent se déguster mieux à table qu'en dégustation pure.
Encore un autre domaine de Loire, celui de Yannick Amirault. C'est son fils Benoît qui représente la maison de Bourgueil.
Rosé d'Equinoxe 2006 : encore un autre rosé qui tient la route ! Fermentation en barique. Plus charnu que le RoZé de Zernott, celui-ci accompagnera admirablement un de vos repas d'été. Toujours pas convaincu par les rosés, j'en trouve 2 remarquables ici même ! (8 €)
La Source 2007 : beaux arômes de confiture de fruits rouges. Bouche agréable, mais encore jeune (7,5 €)
La Mine 2006 : nez framboise, mais bouche un brin séchante (11 €). Le Grand Clos 2006 est un peu sur le même registre (13 €)
Les Malgagnes 2006 : on gagne en finesse avec cette cuvée : aérien, avec de belles effluves florales. Bien agréable (17,5 €)
Château Cantenac (St Emilion GC), Frans Roskam. Sols graves.
Cantenac 2006 : nez café. Bouche charnue, minérale (graphite) sur une belle longueur (17 €)
Climat 2004 : c'est le haut de gamme de la propriété : Elevage soigné. Ici, la rondeur est là, le fruité aussi. Pas donné tout de même (34 €)
Château la Lauzette. Le même Frans voulait en plus de la propriété familiale un domaine rien qu'à lui. Il a acheté la Lauzette (Listrac) en 2004. Frans souhaite sortir de l'appellation Listrac pour le Haut-Médoc, car trop de contraintes...
La Lauzette 2005 : un premier millésime qui se présente un peu fermé en ce moment. La bouche montre cependant une matière intéressante avec des tanins serrés (12 €)
La Lauzette 2007, cuvée 100 % Carménère. C'est toujours tentant de tremper ses lèvres dans ce cépage, pourvu qu'il soit bien vinifié. Celui-ci est doté d'une matière très mure et d'une gourmandise suprême ! Très bon. Une rareté (seulement une pièce) accessible à 12 €.
Bon vent à Frans pour cette nouvelle aventure avec son "jouet" rien qu'à lui.
Nous passons maintenant chez Dominique Bertram et son Château Noguès (Bordeaux Supérieur). Un
domaine d'une dizaine d'hectare et seul un 1/2 hectare est destiné à faire du blanc.
C'est avec beaucoup de retenue et de difficultés que je "tente" de garder quelques exemplaires du 2000 en cave !
Noguès 2002 : dès le premier nez, on est bercé par de beaux arômes de fruits, une matière végétale et un boisé très peu appuyé. Bouche subtile et équilibrée, on imagine le siroter avec plaisir dans quelques années.
Noguès 2003, cuvée Or : c'est simple, en 2003, comme dans le cochon tout était bon ! C'est l'assemblage total de la récolte qui se termine en Or. Le nez présente plein de fraîcheur, épices douces et menthol. Bouche puissante, équilibrée et surtout pas compotée. Fond de verre rappelant la boite à cigarre. ENORME ! (9 €)
Malheureusement, 2007 aura été difficile pour Noguès, la faute à ce foutu climat que vous savez. Résultat, seulement 30 hecto !
Domaine Alain Chabanon, Languedoc (Alain Chabanon).
Ce domaine (maintenant) bio crée en 1992 par Alain Chabanon, vinifie 2 blancs, 1 rosé et 4 rouges. Alain estime que pour ces cuvées haut de gamme, le temps doit faire son oeuvre. L'élevage est en général long, jusqu'à 36 mois.
Trélans 2004. Celui-ci est en Vin de Pays d'Oc, parce qu'il comporte 45 % de Chenin, complété par 55 % de Vermentino. Passage en barrique pendant 30 mois. On identifie immédiatement au nez le Vermentino. La bouche est grasse sur une belle longueur, mais c'est un peu too much concernant le boisé, pour l'instant. Alain nous fait comprendre que ses vins sont prêts à boire après 10 ans de patience. On veut bien le croire.
Esprit de Font Caude 2003, Coteaux du Languedoc : pas du tout compoté, cet assemblage de syrah et mourvèdre majoritaire, complèté par un zeste de granache donne un nez profond, épicé, plutôt agréable. Bouche gourmande, charnue qui donne en retour un goût boisé vanillé (24 €)
Le dernier, puisqu'il en faut un est situé dans la vallée du Rhône : Stanislas Wallut vinifie une seule cuvée d'un Châteauneuf du Pape qui s'appelle le domaine de Villeneuve. Ce domaine de 8 ha a été repris en 1993 par les familles Wallut et Du Roy de Blicquy. Les vignes d'encépagement traditionnel de C9DP ont entre 30 et 100 ans. L'élevage se fait en cuve et fût (maxi 20 % de neuf).
Sont présenté à Bû, 2 millésimes. Le 2003, présente un nez d'herbes fraîchement coupées et d'herbe aromatique (thym). Le fruit est bien mur avec une touche de cèdre. La bouche est généreuse et ample, mais équilibré. C'est bon.
Le 2004 lui est fait d'un fruit étincelant, poivré et d'une netteté incroyable. La bouche possède beaucoup de fraîcheur de charme et d'intensité. Celui-ci est encore meilleur, j'adore ! (27 €)
Encore bravo à Laurent Baraou pour l'organisation sans faille d'un tel salon, surtout lorsque l'on est caviste. Celui-ci, n'oubliez pas qu'à force de parcourir les routes de France (et d'Europe maintenant), il déniche toujours les petites perles qui font parler des vignerons. Ne pas faire comme les autres, tel est sa devise.
Bû au milieu de la blogosphère (Maigremont était le dernier à publier !). On en parle ici, ici, là, là, encore là bas et pour finir, là avec des photos...
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25 avril 2008
Vendredi #13 (du vin)
Lolo 1er dans le feu de l'action et de l'actualité. Après un salon du vin à Bû complètement réussi samedi dernier (dont le compte rendu devrait paraître ici même dans peu de temps), il est maintenant réélu Président de ces VdV, 13 ème édition.
Son annonce est tout à fait en ligne : après "moins de 12" il y a un peu plus d'un an, c'est maintenant "13 à table"... A croire que Laurent aurait rêvé d'être prof de math. Peu importe le type de 13, pourvu que notre bouteille ait un lien avec un 13.
Treize à table, quelle horreur ! De tout façon, impossible de faire ça à la maison, ce serait treize étroit. Et puis zut, je suis pas supersticieux, ça porte malheur !
Un premier treize, pour Maigremont. Jolie robe évoluée, orangée. Un nez fortement cassis d'abord, qui laisse
place grâce à l'aération à des senteurs treize animales. L'air lui donne du volume, de l'ampleur avec une pointe de céleri. J'aime beaucoup ce nez profond avec un petit côté terrien. L'attaque en bouche est ronde avec un gros fruit (cassis encore). Puis elle se resserre, prolongée par des tanins polis et aimables. Finale sur une longueur très correcte, montrant une certaine race ! Ce vin prêt à boire, à encore quelques belles années devant lui, malgré ses 13 ans. C'est un Echézeaux 1995 du domaine Mongeard-Mugneret.
Autre treize. Totalement différent celui-là. Jolie robe profonde. Le nez trahit son identité, avec au départ de fortes notes de moka. Les fruits noirs arrivent en nombre (myrtilles) et se mêlent aux notes de poivrons murs. La bouche est juteuse, ronde, montrant encore un peu son boisé et une superbe acidité. En l'état, c'est pas mal, mais il sera encore meilleur dans quelques années. 13 % vol sur l'étiquette (trop facile, désolé) de ce Cantenac-Brown (Margaux) 1999.
Pour conlure, l'Echézeaux est aimable, fin, treize agréable maintenant. Le Margaux est un peu moins charmeur, mais possède de solides bases pour l'avenir. Il lui faudra d'abord digérer son bois.
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22 avril 2008
Kirikino : le vin des dégustateurs en culottes courtes !
Il y a quelques semaines, la nuit était claire, le ciel dégagé. Un vent glacial balayait la campagne normande. Un Maigremont envoie un mail à Jean Irubetagoyena : c'était pendant la pleine lune. LA condition élémentaire pour participer au tirage au sort mensuel et pouvoir recevoir un colis de 3 vins de miel.
Et hop, 2 jours plus tard, Maigremont reçoit une réponse positive qui permettra de se délecter et de s'initier aux hydromels. 3 bouteilles de 50 cl, 3 mentions différentes de sucres résiduels. On dit merci à qui ? A Kirikinio Ilargian !
L'hydromel c'est quoi ? De l'eau, du miel, des petites levures et c'est tout.
Le miel de Kirikino provient de la région Aquitaine. Selon les teneurs en sucre (sec, demi-sec et doux), l'hydromel est issu d'assemblage de miels d'acacia, bourdaine, tournesol ou toutes fleurs...
Après fermentation, l'élevage se fait en cuve sur lies fines pendant au minimum 9 mois. Le vin de miel patientera encore quelques mois en bouteilles avant de partir dans les caves ou sur les tables, pour le grand bonheur du consommateur ayant soif de découvertes. Mais il paraît que ceux qui le goûtent, ne peuvent plus s'en passer...
Le colis déballé, nous avons servi ces hydromels à l'aveugle, sans que personne (sauf une, moi, hihihi) ne sâche ce qu'il y avait dans les verres.
A l'intérieur, notre vin liquide présente une robe trouble. La première réaction en goûtant le Sec 2006, fût d'identifier le registre de miel ! C'est vrai qu'on sent le miel, mais pas que ça. On sent comme de la bière r
ousse, les fleurs des pâturages... La bouche est perlante (la faute à ce facteur, qui a du prendre un nid de poule en arrivant ;-). Jean m'avait prévenu que le repos au réfrigérateur après transport lui aurait fait grand bien). Le pétillant accompagne une amertume bien présente. Pour le moment, un seul dégustateur a prononcé le nom d'hydromel, mais sans grande conviction !
Que dire du Demi-Sec 2006 ? La robe est plus dorée, plus jaune. Son nez est floral (herbes coupées, jasmin, miel d'acacia). On passe un niveau supérieur, avec cette fois-ci 40 grammes de sucre. La bouche est plus longue, plus équilibrée. On sent aisément à l'aération le lichi et l'ananas. Hummmmmmmm...
La petite dernière. C'est l'expression du miel qui domine : net, précis, droit, floral, miel, bonbon au miel, résine de pin. Le palais est tapissé par un joli gras. La bouche est large, longue, bien agréable fini par une rétro olfaction de bière rousse et un bel équilibre global. On atteint maintenant les 75 g/l de sucre. Ce Doux 2006 fût unanimement apprécié (lisez, encore plus que les 2 autres cuvées), autant par les hommes que par les femmes, c'est dire !
Merci à Jean et à Kirikino Ilargian pour cette expérience. Que de stupeurs une fois le voile levé sur l'identité des ces flacons. Pour certains, ce fût une approche heureuse et une première rencontre avec ces vins de miel. Pour d'autres, ce fût l'occasion de se remémorer des souvenirs de jeunesse.
Vous aussi vous souhaitez participer et recevoir votre colis de vins de miel ? C'est simple, c'est ici que ça se passe. Mais surveillez bien la lune !
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18 avril 2008
Eclectique de printemps
Tiens une rencontre éclectique au beau milieu de l'année ?! Il est vrai que d'habitude, ce genre de rencontres feu d'artifices, où l'on peut se lâcher sans savoir si on est dans le mille, est plutôt prévu en été, quand l'effectif du cercle est plus léger dirons-nous.
Ce soir, une douzaine de dégustateurs présents pour 9 vins dont 2 blancs, 6 rouges et 1 sucré.
Premier vin et premier blanc. La robe est légère à reflets verts. Le premier nez est fin et délicat proposant des notes d'orgeat et d'amande. En bouche, c'est fin, mais peu causant pendant le temps de la dégustation. Finale iodée. Longueur moyenne. Un vrai vin d'été celui-là. C'est un Fiefs Vendéens 2005 "Les Clous" du Domaine St Nicolas fait par une valeur sûre : Thierry Michon. Buvez-en c'est bon ! (12,8/20)
Deuxième blanc, il est jaune doré. Nez sur des notes empyreumatiques marquées (grillé, beurré, boisé), il évolue sur un registre floral assez rectiligne. L'acidité prédomine en bouche et cette dernière paraît dissociée, la faute encore une fois à un boisé appuyé. Ce Meursault "les Narvaux" 2002 doit encore patienter pour fondre son bois. Ce sont Max et Anne-Marye Piguet-Chouet qui l'ont fait. (12,8/20)
3 ème vin. Sa couleur est framboise. Son nez est poivron vert, framboise et paraît un brin surextrait. La bouche est un peu tanique. Finale amère. Ca manque de caractère. Il s'agit d'un Saumur rouge 2006 du domaine du Grand Clos. (12/20)
Notre vin suivant a une couleur évoluée et tuilée. Son nez développe de surprenants arômes de mangue et on pense déjà qu'il y aura peu d'acidité. La bouche est délicate, faite de rose et subtilement parfumée. Il y a peu de tanins. Un vin qu'il faudra penser à boire rapidement si vous en avez en cave. C'est un Côteaux Champenois Bouzy rouge Gd Cru 1999 de Delavenne Père et fils. (13,2/20)
Grenat, c'est la couleur qui caractèrise ce vin. Le nez est profond et serré, de cassis,
avec des notes d'épices et de poivre. C'est net et du genre agréable. En bouche, la matière est belle, veloutée sur une longueur honnête. Ce sont Bernard Fleuriet et fils du domaine de la Vauvise qui font ce joli Sancerre 2006. (13,5/20)
Le 6 ème vin place d'emblée ses origines en Bourgogne : ça pinote sévère. Son nez est épicé et est fait de fruits rouges dont la fraise des bois. La bouche est jeune, juteuse et croquante à souhait. Sa finale propose beaucoup de fraîcheur avec une amertume bien intégrée. Un très joli vin, équilibré qu'on imagine pourtant difficilement en 2003. C'est un Fixin du domaine Fougeray de Beauclair. (16/20)
Place au vin suivant. Son nez est sudiste, typé syrah avec ses arômes de framboise, réglisse et de poivre voir même une pointe d'olive noire. C'est flatteur et séduisant. La bouche démarre en douceur, avec cette sensation que les tanins sont absents ! Puis elle s'épaissit, prend de l'ampleur, pour terminer d'une belle façon projetant tour à tour des saveurs de fraises et d'épices. Une jolie découverte, merci Yves au passage, que ce château de Rousset "Grand Jas" 2004, AOC Coteaux de Pierrevert (Alpes de Haute Provence).
Un vin taillé pour quelques années de garde au subtil assemblage de syrah (75 %), grenache et carignan. 14,8/20)
8 ème vin et dernier rouge. Celui-là, il possède un nez entre deux âges : fruits rouges et fourrure. L'aération lui donne un supplément de richesse. De solides bases pour passer à la bouche. Elle est de la même trempe : une pointe de poivron mûr, un boisé bien intégré et surtout du fruit à foison. Ajoutez à cela une bien belle acidité et une longueur correcte, vous obtenez un vin bien fait et qui procure une sacrée dose de plaisir. Beaucoup sont partis vers la rive gauche du bordelais, ce qui est vrai. C'est exactement un Haut-Médoc 2000 du Château Malescasse. (17/20)
Notre dernier sera un sucré. La robe est très claire ! Le nez joue au marchand de fruits avec tour à tour, pêche, abricot, poire, pomme verte (granny smith), date... et même un supplément de fleurs d'époque (jonquille). La bouche propose un sucre résiduel assez discret mais supporté par une acidité montante. On y retrouve les fruits du nez et on s'imagine vraiment le grain de la poire qui croque ! C'est plus fin qu'héxubérant
On termine donc par une découverte, un Tokaji 2006 "Late Harvest", Château Waldbott. Cet hongrois allie les cépages Furmint et Harslevelü récoltés en surmaturité et touchés par le botrytis. (16,6/20)
Une soirée qui avait commencé doucement et qui se termine remarquablement tant sur le plan de la qualité qu'en matière de découvertes.
Notre prochaine rencontre nous emmenera dans le Languedoc. A moins que ce ne soit le Languedoc qui monte en Normandie !
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10 avril 2008
Salon du Bin à Vû
Euh pardon : salon du vin à Bû dans le 2-8 (Eure et Loir) organisé par le caviste voyageur et découvreur de nouvelles perles Laurent Baraou.
Des "Maigremont" iront braver les quelques kilomètres qui séparent leur normandie de ce salon où la sélection est plutôt alléchante, jugez vous même :
- Noël Pinguet (Vouvray) Domaine Huet
- Yannick Amirault (Bourgueil) Domaine Yannick Amirault
- Thierry Germain (Saumur-Champigny) Domaine des Roches Neuves
- Jérôme Saurigny (Anjou) Domaine Saurigny
- Frans Roskam (Médoc & St Emilion) Ch. La Lauzette & Cantenac
- Dominique Bertam (Bordeaux) Château Noguès
- Julien Zernott (Languedoc) Domaine Le Pas de L'Escalette
- Alain Chabanon (Languedoc) Domaine Alain Chabanon
- Stanislas Wallut (Châteauneuf-du-Pape) Domaine de Villeneuve
- Daniel-Etienne Defaix (Chablis) Daniel-Etienne Defaix
- Thierry Nouvel (Mâconnais) Domaine La Source des Fées
Plus que la quantité de vignerons présents ce 19 avril 2008 (toute la journée), c'est surtout l'ambiance détendue et l'accessibilité des faiseurs de vin que l'on recherchera. Des vins nature proposés par des vignerons vrais (label qualité certifié par Laurent Baraou)
Un salon qui avait permis de jolies rencontres l'an passé...
Plus d'info ici
Evreux/Bû : 60 km
Paris/Bû : 70 km
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09 avril 2008
Le questionnaire de Proust à la sauce bordelaise selon David (A)
Au tour d'un petit "bleu" David de nous en dire plus sur sa vision et des choses qu'il aime ou non autour du vin.
Il est entré dans le cercle il y a peu, mais s'est complètement et facilement intégré grâce à sa convivialité et à sa gentillesse.
Vous voulez tout savoir sur ce vrai normand ? Lisez la suite !
Ici, il aime bien...
Mais là, c'est beurk...
Prénom : David
Age : 32
Tes débuts d’alcoolisme avec le vin ? : sais plus trop… à l’obtention de mon BAC ou mon Deug, mon père m’a offert une caisse de coteaux du layon !
Termine les phrases suivantes :
Si tu étais une bonne bouteille, tu serais : Coteaux du Layon Chaume
Si tu étais une région : la Normandie
Si tu étais une couleur : Rouge velours et les nuances qui vont avec !
Si tu étais une odeur : une fleur à coup sur, probablement une rose
Si tu étais une saison (pourquoi ?) : le printemps pour ses les odeurs
Si tu étais un souvenir (lié au vin, évidemment) : une visite de cave, j’en ai plein en tête !
Si tu étais un mets, un plat : galette saucisse (j’adore ça, c’est pas de ma faute ! Mais seulement avec les saucisses maison et les galettes de maman !!!)
Si tu voulais recracher par terre, tu serais : un Côtes de Provence qui gratte la gorge comme une belle angine
Si tu étais une musique pour savourer ton verre : un air latino
Si tu comparais ton vin préféré avec une femme, qui serait-elle ?: une petite rigolote avec du caractère et des yeux qui pétillent
Et une vilaine piquette ? : une femme négligée, dépourvue d’intérêt.
Si tu comparais ton vin préféré avec un homme, qui serait-il ? un sportif de haut niveau (des mois voir des années de préparation pour tout donner à l’instant "T")
Et un mauvais gorgeon ? : un politique corrompu
Si tu étais riche (ou encore plus riche), quelle folie t’offrirais-tu ? : un petit manoir ou une belle demeure de maître avec une énorme cave (idéale pour la conservation) dans laquelle je louerai des emplacements pour de très belles bouteilles !
Avec qui aurais-tu le plus envie de partager ton vin préféré ? : des gens qui l’apprécient tout simplement
Et l’eau, tu aimes ? !!! : oui et j’adore la Plancoët !
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29 mars 2008
Sud-Ouest (et même un peu plus ;-) )
C'est l'histoire d'un thème (le sud-ouest) qui se devait d'être abordé par les gars et la fille de Maigremont. Région fascinante, pas sa diversité, ses cépages particuliers, sa richesse. Une grande région en somme. On se devait d'y refaire une incursion, après avoir fait un détour au début de l'aventure circulaire, c'était il y a presque 3 ans. Nous avions alors abordé les Cahors et Madiran.
Le sud-ouest nous accueille encore une fois pour notre plus grand plaisir. Toujours dans un soucis de comparer qualitativement les vins entre eux, nous testons ce soir le barême de notes qu'utilise IVV Toulouse (In Vino Véritas). Au-delà des commentaires qui renseignent sur la qualité d'un vin, la note est avant tout un moyen de comparer l'ensemble des bouteilles entre elles, à un instant T. Comprennez qu'une note de 16 attribuée pour un vin, ne vaut pas forcément mieux qu'un autre noté 15 six mois plus tard. Ce qui est important, c'est l'ensemble de la dégustation...
Pour apporter une précision, l'ensemble des dégustateurs notent le vin avant que l'étiquette ne soit dévoilée. On retirera ensuite la note la plus haute et la plus basse.
Nous allons tester cette quotation pendant quelques dégustations, puis nous jugerons la pertinence de noter...
Voici les commentaires de 3 blancs, 5 rouges et 2 sucrés presque tous issus du sud-ouest.
Notre premier vin à une robe jeune. Il est jaune clair avec des reflets verdatres. Le nez est assez peu excitant mais rectiligne, légèrement floral (chèvrefeuille, jasmin). La bouche fluide et légère offre une finale un peu acide et marquée par des notes de raffles. Entame somme toute moyenne. Ce premier vin qui a la difficile tâche de commencer cette soirée est un Bergerac sec 2006 les Hauts de Caillevel "Fleur de Roche" (13.2/20)
Notre 2 ème vin présente une magnifique couleur dorée ! Mais son contenu est défectueux. Dommage pour ce Montravel du Château Masburel 2005.
Le 3 ème et dernier blanc est de couleur jaune doré, mais plus claire que le Montravel. Le nez déploie de subtiles arômes de mandarine, mangue et d'ananas. Le tout est supporté par un boisé présent, mais agréable. La bouche est sur un registre d'agrumes avec une acidité élevée qui accompagne le vin et qui en dit long sur son origine ! L'ensemble est harmonieux avec une belle longueur. C'est bien un Jurançon 2005 "Sève d'Automne" du domaine Cauhapé issu de vieilles vignes de Gros manseng (16,6/20)
Notre 4 ème vin est rouge profond, "ourlé" de rubis. Le nez est trèsfruit mais simple : fraise des bois, cerise, cassis. La bouche offre un fruit très mûr, voire cuit et une finale amère. Et bien les amis, à partir de maintenant, le sud-ouest s'agrandit avec ce Faugères (vous avez bien lu) 2004 "Clos Roques d'Aspes" des vignobles Jeanjean (celui là même qui possède indirectement Petrus, rien que ça). Son propriétaire croyait bien jusque lors que Faugères était dans le sud-ouest. Noté 13,4/20. Pas grave Yves, tu auras au moins appris quelque chose pendant cette soirée ;-)
On se remet de cet écart pour commenter le vin suivant. La robe est rubis. Le nez est simple, poivré et brin alcooleux. La bouche est toujours chaleureuse avec des notes salines. Pas si mauvais que cela et on peine à croire qu'il provient de la terre du rugby !
On enchaine encore avec un vin hors zone, hors thème... Un pirate ? Non non, un VDP des Côtes de Pérignan 2001 "les Coustades" du domaine Hortala. Un vin du Languedoc, de l'Aude. A croire que nos 2 compères partent en congés dans la même région ;-) (14/20).
Autre vin à la couleur rubis. D'abord un joli élevage au nez (notes vanillées et légèrement toastées) avec un beau fruit rouge et une belle profondeur. Je vais essayer d'être objectif et de traduire les différents avis de l'assemblée du soir. Sachez que 2 dégustateurs ont apprécié sa constitution, son équilibre voire sa finesse, avec un fruit plaisant, de belles saveurs boisées et peu de tanins.
Sâchez maintenant que le reste n'a pas apprécié sa légèreté et sa fluidité... pour un Madiran ! Il faut comprendre ce vin nouvelle école, qui doit être appréciable plus rapidement pour le consommateur pressé du 21 ème siècle !
Le principal reproche qu'on pourrait lui faire (pour ceux qui ne l'ont pas apprécié), c'est qu'il ne ressemble pas aux Madiran ancienne école, tannique, puissant... robuste.
On aime ou on n'aime pas, mais on ne reste pas de marbre devant ce Torus 2004 de Alain Brumont (noté 13,9)
Un autre rouge. Sa couleur est profonde et grenat. Très joli senteur pour le nez : mi jeune, mi fougeux, il présente un registre animal et de cuir, mais aussi de fraise écrasée, de cerise griotte. En bouche, les tanins sont bien présents et nombreux, avec fruits noirs (cette fois), terre humide et sous bois. Ca vous en met plein la bouche ! C'est encore très puissant pour un vin qu'on imagine avec quelques années.
Une très belle bouteille, en forme et conforme à la région de Madiran encore une fois. C'est un Château Montus 2001 qu'on est heureux de retrouver 3 ans après une première rencontre... Il pourra ser garder encore bien longtemps. (noté 16,8)
Au tour du dernier rouge. La couleur est évoluée. Le nez mêle d'abord senteurs sauvages, animales, poivre puis fortement minérales (tube de gouache, bravo Catherine !). La bouche est un peu en retrait. Elle paraît fuyante et un peu passée avec peu de fruits. (noté 11,6).
C'est toujours un Madiran millésime 1999 du domaine de Maouries.
Place aux douceurs. Le vin est jaune paille, doré. Nez aguicheur, riche, tel une corbeille de fruits exotiques (ananas confit, passion) avec des notes de café. Bouche opulente, grasse, équilibrée sur le fil du rasoir, la "faute" à une acidité élevée qui soutient ce vin. Rétro de pêche blanche. Un vin festif, joyeux à la finale en queue de paon ! Très beau ! Ce Jurançon 2004 obtient 17,1 soit la meilleure note de la soirée. C'est un "Symphonie de Novembre" (première trie de Petit Manseng) du domaine Cauhapé. Excellent.
Dernier vin. La couleur est dorée. Nez miel, ti-punch avec une acidité volatile détectable. La bouche est surtout sucrée, marquée par une acidité bien présente. Assez peu de longueur. Ce vin a le désavantage de passer après le Cauhapé. Il s'agit d'un Jurançon "Prestige" 1999 de la cave de Gan Jurançon (noté 13,1)
Soirée intéressante (malgrés 2 hors piste, mais c'était amusant), proposant tour à tour son lot de déceptions (Luc misait de grands espoirs sur le Montravel), mais aussi de confirmations : les 2 vins de Cauhapé (sec et liquoreux) ont été unanimement appréciés pour leur qualité aromatiques. Le Montus 2001 s'est montré riche et conforme aux attentes de son propriétaire : tannique et puissant à souhait.
Les blancs ont été bus de nouveaux sur une salade du sud-ouest améliorée (gésiers, magrets de canard, poire et caramel de poire) : recette originale, disponible sur demande à Fred !
Les rouges ont été appréciés avec un cassoulet maison, exclusivement cuisiné avec des produits originaires de Toulouse ! Recette sur demande à Fred également. Tu fais pension ?!
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28 mars 2008
VdV #12, ça va grenacher !
Ce mois-ci, les participants aux Vendredis du Vin devaient répondre à l'appel de Geneviève la londonienne de Gare aux Goûts. Son thème : un vin 100 % Grenache ou au moins constitué de 50 % Grenache en assemblage !
Voici la première bouteille qui sera juste dans le thème : 50 % grenache, 20 % syrah, 15 % carignan et 15 % cinsault. Un nez profond, puissant de fruit noirs et de cerise. La bouche est bien mûre, gourmande et chaleureuse à la fois, marquée par la cerise.
Du plaisir mais surtout pas de chichi pour ouvrir à ses amis ce Côtes du Ventoux 2005 La Vieille Ferme. Un vin qui au contraire de Tom Simpson, ne s'écroulera pas tout de suite. Ca mérite une cuisine d'été et quelques grillades (que l'on attend avec impatience d'ailleurs ici, tellement il pleut).
Il provient de la partie négoce de la famille Perrin qui exploite le Château Beaucastel en Chateauneuf-du-Pape.
Ca sent presque l'été en Normandie et c'est seulement 5 €. Et vous remarquerez au passage que nous sommes allez prendre des cours de style photo chez l'Olif !
Au suivant. Celui-là est un classique. A peu près sûr d'en retrouver commenté dans un blog ou deux. Un 100
% pur jus, 100 % dans le mille ma chère Geneviève. C'est le copain incontournable des dessert chocolaté : le Maury.
Ce muté là développe de beaux arômes de cerises à l'eau de vie et de framboise. La bouche est très digeste et livre de petites touches sucrées et encore de cerise. C'est agréable mais on pourra lui reprocher un petit manque de complexité. Finale fraîche. L'accord a bien fonctionné sans plus avec un fondant au chocolat. C'est un 2003 fait par la grande maison Mas Amiel.
P.S : joyeux anniversaire aux VdV qui fête son premier anniversaire ! Merci Lisa ;-)
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23 mars 2008
Nous sommes repartis... sans Gaillac !
Encore une soirée dont partage et découverte étaient les maîtres mots. Nous sommes chez Benoît, notre docteur en Gaillacologie et docteur es Sud-Ouest.
Il nous a préparé cette dégustation sans thème au départ (si ce n'est éclectique) mais qui finalement, il nous l'a avoué plus tard aurait pu être : "les vins élevés en fûts".
Les blancs
1er vin : robe très légère. Nez citronné avec un peu de floral et légèrement toasté. Bouche assez dense avec pas mal d'acidité et des pointes anisées. Finale amère mais pas dérangeante.
Un vin assez simple mais agréable qui colle au thème puisque ce Limoux 2005 de la cave Coop Anne de Joyeuse "le Chemin de Martin" doit respecter le décret de l'AOC en fermetant et en étant élevé en fûts de chêne.
Le vin suivant présente une robe un peu plus soutenue, dorée. Le nez propose des notes miélées, de nougat et plus axé sur la barrique (beurré). La bouche est large, sur le noyau d'abricot et se termine par une finale amère qui n'est pas trop faite pour me convaincre. C'est un Corbières blanc 2006 du château Ollieux Romanis (cuvée Prestige).
Robe or paille, le nez de ce vin est exubérant de pomme et de coing, très mur. Des notes oxydatives viennent égelement dès que le verre s'agite. Incroyable, en bouche, pas une seule trace de sucre alors que l'on s'y attendait presque. On y retrouve les fruits blancs et l'acidité mordante accompagne toute la gorgée. Elle me fait presque penser aux Jurançon.
Il s'agit d'un Vouvray sec 2002 "Foreau" du domaine du Clos Naudin. Un très beau vin, gourmand que l'on imagine accompagner à merveille un beau poisson de rivière.
Le 4 ème vin offre un nez presque semblable au Vouvray, mais un ton en dessous avec toujours ces notes oxydatives. Pour la bouche, Pierre détecte un problème de bouteille, qui ne m'interpelle pas. On est encore sur un registre de fruits blancs. La longueur est moyenne et de petite intensité.
C'est encore un Chenin, un Montlouis sur Loire 2002 du domaine de la Taille aux Loups cuvée "Rémus" (Jacky Blot). C'est nettement moins développé que le très beau Vouvray du même millésime.
Les rouges
Notre 5 ème vin livre un nez très expressif : poivre, fruits rouges (++), pivoine. La bouche se montre gourmande grace à un fruit mûr aguichant et livre une certaine minéralité (graphite). Longueur intéressante.
Un vin qui a peu emballé l'assemblée (sauf Benoît et moi). Les tanins sont encore peut-être un peu trop présents, mais je lui laisserai volontiers une belle place dans ma cave si je possédais quelques exemplaires de ce Bourgueil 2003 "Mi-Pente" du domaine de la Butte (toujours Jacky Blot).
6 ème vin. Robe résolument sombre. Nez très agréable et crêmeux, de réglisse avec une pointe d'herbes coupées. La bouche me semble manquer de maturité. On y distigue tout de même un peu de fruits noirs.
Il s'agit d'un VDP du Duché d'Uzès 2002, Domaine Camp Galhan, cuvée Ripa Alta.
Un vin intéressant, mais dont la bouche est nettement en dessous du très joli nez.
Le vin suivant délivre au nez des arômes complexes végétaux, d'hamamelis, de graphite.
C'est serré. La bouche est mûre, gourmande grâce à la sensation d'un petit sucre et se déploie durant une longue finale.
Au final, ce Cahors 2001 du château Eugénie (cuvée réservée de l'Aïeul) est très équilibré, encore un brin tanique mais a été unanimement reconnu comme un très beau vin par toute l'assemblée.
Voici le dernier rouge. Le nez est complexe mais fin, fait de lilas, violettes, d'épices douces et d'encre de chine. Ce qui frappe en bouche, c'est d'abord la fluidité. Elle laisse place ensuite à un vin puissant, tannique et une finale végétale. J'ai eu l'impression de passer à côté de ce vin, alors qu'il a visiblement plu aux autres. C'est un Madiran 1999 du domaine Berthoumieu (cuvée Charles de Batz).
Pour terminer, quelques sucreries.
Très belle robe rosée, dotée de belles jambes. Le nez est orienté sur la poire et l'abricot mais aussi le thé fumé. C'est très agréable mais surtout, ça ne ressemble en rien à ce que j'ai pu boire dans ma vie. La bouche propose ces mêmes sensations à savoir thé fumé, poire avec une amertume prononcée.
Cette drôle de bête, c'est un moût de raisins partiellement fermenté de Roussane et de Viognier "la Roussilière" MMIV fait par Yves Cuilleron.
Il a parfaitement joué son rôle de découverte. Le sucre en bouche contraste totalement avec l'amertume.
Autre douceur. Elle propose une robe or, lumineuse. Nez extra mûr, délivrant de légères notes de roti, d'abricot et de mirabelle. Bouche incroyablement sirupeuse, dense, d'abricots secs, reposant sur un sucre ô combien présent. C'est un Ruster Ausbruch 2002 fait par Feiler-Artinger.
J'aimerai bien connaître le taux de SR de cet Autrichien ! Dire que c'est une des cuvées les moins riches. C'est bon, mais c'est presque un peu too much pour moi. Heureusement que l'acidité est élevée.
Pour finir, le dernier vin offre une jolie couleur acajou. Les nez est oxydatif, et dévoile des odeurs de pomme et de noix. La bouche est chaleureuse, avec une pointe d'amertume. Un rancio intéressant avec des signes d'un début d'évolution. Nous terminons donc avec un Rivesaltes 1998 domaine Sarda Malet "le Serrat".
Merci à tous les participants pour les débats rudes mais toujours courtois sur l'actualité vinicole et bien entendu à notre hôte Benoît. Quoi qu'il arrive, même si nous n'avons pas bu un seul Gaillac ce soir, tu restes toujours notre maître à tous dans ce domaine ;-).
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19 mars 2008
Des bubulles pour l'apéro
Après des rouges pour l'apéro il y a un an, c'est enfin la rincette qui s'offre à nous. C'est, en tout bien tout honneur que les gars de Maigremont ont reçu un colis envoyé par nos amis de "Apéro Bordeaux". Un colis avec 3 flacons à l'intérieur. Etrange, il y a un muselet sur le haut de chacunes. Cette fois-ci, au tour du vrai apéro, celui qui vous ouvre l'appétit, avec des bulles bien fraîches : dans nos verres, ce sera donc Crémant de Bordeaux pour tous.
Oui, mais dans ces Crémants, il y a quoi ? Pour les blancs, puisque c'est l'objet du jour (il existe également des rosés, dont les cépages sont semblables aux vins rouges de la même région), les cépages sont majoritairement les mêmes que pour les bordeaux blancs, à savoir : sémillon, sauvigon et muscadelle.
La région de production représente à peine une centaine d'hectares et englobe diverses mentions du genre "sec", "demi-sec" ou "doux" selon la liqueur de dosage ajoutée. Toutes les étapes de la vinification sont réglementées par le décret d'application de l'AOC Crémant de Bordeaux, à savoir : provenance des raisins (uniquement l'aire de l'appellation Bordeaux), pressurage, fermentation, prise de mousse en bouteille, remuage et dégorgement le tout dans la région de production d'origine. La commercialisation se fera uniquement après 9 mois de repos en bouteille sur lies. Pour terminer, sachez que cette AOC a été décrétée en 1990, autant dire que c'est une jeunotte.
Il fallait maintenant trouver date pour une rencontre avec quelques acolytes prêts à servir de cobaye. Nous nous attaquons donc aux 3 bullées du jour, alors que nous n'y connaissons rien dans cette appellation.
Place maintenant à la dégustation. Elle s'est faite à l'aveugle, pour ne pas être influencé par le "design" de l'étiquette ou la forme de la bouteille et présentée dans un ordre défini par la porte du frigo "himself". Même si on ne les connaissait pas, c'est quand même plus rigolo et surtout plus objectif pour un Apéro Bordeaux.
Première bouteille à entrer dans l'arène ou plutôt dans le gosier. La couleur est or brossé, tilleul. Le nez est floral, assez aguichant. Vincent dit : "ça mousse !". La bouche est d'emblée titillée par les nombreuses bulles. Elle est miélée avec un peu de sucre résiduel qui apporte de la gourmandise. C'est pas mal pour commencer.
La deuxième bouteille présente une couleur jaune à reflets verts. Nez champignon, agrumes, typé sauvignon (bien que finalement minoritaire). Bouche tendue et minérale mais sèchante. Finale amère. Bof bof.
Dernier vin. Jaune très pâle. Le nez est à dominante de fruits à chair blanche (poire, pêche). La bouche présente des saveurs de frangipane, les bulles paraissent assez calmes. Rétro de foin, feuilles sèches et finale végétale qui apporte une complexité. Assez bon.
Pour conclure , nous avons eu le droit de boire 3 vins aux registres aromatiques et à l'équilibre différent.
Le premier était le Château Roc de Cayla "Brut". Le deuxième était le "Jaillance" Brut. Enfin, le dernier vin était le "Lateyron" brut Centenaire.
Notre préférence fût unanime avec par ordre de préférence :
- le Roc de Cayla, au joli équilibre et à la bouche mordante dû au sucre résiduel et aux bulles vives. Un vin d'apéritif seul, qui trouverait certainement sa place lors d'un vin d'honneur avec beaucoup d'invités. Seul petit bémol, une bouteille sérigraphiée, sophistiquée, agréable à regarder, mais trop large à la base pour être maintenue fraîche dans la porte du frigo ! Pas vraiment grave mais il fallait y penser !
- le "Lateyron" Centenaire. Assez bien fait, plus sec et qui pourrait certainement accompagner un repas.
- enfin, dernier (puisqu'il en faut un) le "Jaillance", dont la bouche ne nous a que peu convaincu, désolé.

































