Du pinot noir au cœur de la Nuits
Une soirée Maigremont corporation, avec pour mission : déguster quelques bourgognes rouges de la Côte de Nuits, antérieurs à 2007.
"La science avance ! " : slogan de mise pour ce Hautes Côtes de Nuits 1968, sélectionné par Pierre Laforest : il est complètement rincé, cuit, à bout de course. Suivant....
Marsannay Vieilles Vignes 2005, Régis Bouvier. Le vin est dans son ensemble très souple et léger, évoluant sur de petites notes de cerises griottes. A boire sur des mets avec peu de caractère.
Gevrey-Chambertin 2007 "aux Etelois", Domaine Rossignol-Trapet : seule entorse de la soirée avec un millésime "hors thème", le nez est assez ouvert sur des notes de café avec un trait végétal. La bouche se pare d'une acidité traçante, mais la matière est suffisamment dense et étoffée pour l'enrober. Jolie rétro-olfaction sur des saveurs de fruits frais.
Marsannay 2005 "les Genelières", Alain Guyard. Nez agréable d'amande, de petits fruits rouges et de zan. Bouche acidulée, mais assez simple dans son expression. Pas certain qu'il évolue encore favorablement. A boire ?
Marsannay 2004 "Clos du Roy", Régis Bouvier. Le vin semble entamer un cycle d'évolution. La trame est végétale sans excès et profonde. Elle a perdue sa phase de fruit au profit de quelques notes plus paysannes (viandées). Le vin ne présente aucun aspect qui pourrait rappeler la difficulté du millésime dans cette région, que l'on aime parfois peu en Bourgogne rouge.
Côte de Nuits village 2009, domaine Protot : finalement oui, il y a bien eu une deuxième entorse au thème ! Le nez est bien jeune, vif et saillant. Bouche ronde et souple, mais souffrant d'une maturité un peu excessive et arbore du coup des accents sudiste, ce qui à pour effet de perdre en "torchabilité".
Nuits St Georges 2005 1er cru "les Pruliers", domaine Philippe Gavignet. Enfin, ça pinote ! Le vin propose un style sérieux et gourmand à la fois, avec rondeur et profondeur. Il possède du répondant, sur un ensemble de notes réglissées. Le style est intéressant, à suivre...
Morey St Denis 2006 1er cru "les Millandes", domaine Arlaud. Passé une certaine réduction au nez et un peu de
gaz en bouche, le vin se montre aromatiquement ouvert et superbement fruité. La bouche s'emporte sur un soyeux des plus intense et pourtant, on le sent encore un peu sur la retenue. Très joli vin, croquant de fruit, qui ira certainement loin.
Chambolle-Musigny 2005 "Coeur de Pierre", Frédéric Magnien. Joli fruit net et précis, assez caractéristique du pinot noir. Bouche élégante et svelte, avec une grande allonge fruitée.
Fixin 2001 "Clos Marion", domaine Fougeray de Beauclair. Il en fallait bien un : carambaaaaaa, bouchon !
Chambertin 2002, Domaine Rossignol-Trapet. Nez assez complexe sur des notes d'épices, de café et de cerises à l'eau de vie. Le vin garde en bouche de la fraîcheure et de l'élégance malgré une sorte de puissance contenue. Il offre encore à ce stade quelques traces d'élevage, mais c'est un jeune monstre que nous venons de boire là. Il déborde encore un peu, mais sans vulgarité. A revoir dans quelques années !
Qu'est-ce qu'on mange après tout ça ? Une soupe potimarron/lard/Comté (une tuerie), un boeuf bourguignon de compet', un plâteau de fromages de la mort
Passage au domaine Arretxea
Déjà 2 ans que je n'étais pas passé à la maison Arretxea. 2 ans à tourner en rond, à attendre impatiemment, comme un enfant espère Noël depuis la rentrée des classes. Il faut dire que depuis la Normandie, ça fait une trotte. Mais quand les vacances se déroullent a à peine plus de 100 km de là, ça devient réellement plus intéressant.
J'arrive un peu en retard, la faute à un berger qui emmenait les moutons en pature via une minuscule route de montagne. C'est heureux de voir que ce genre de métier existe encore. Les réseaux sociaux c'est bien, mais ça ne fait pas tout ;-)
C'est Thérèse Riouspeyrous qui me reçoit dans leur maison, LA maison Arretxea. J'ai finalement un peu l'impression d'être passé chez eux il y a peu. Pas grand chose n'a changé : l'immense table en bois pour les dégustation est toujours présente. La maison est chaleureuse, remplie d'objets et de photos autour du vin. Thérèse est toujours aussi avenante : on discute de tout, de vin, de famille. Mais ça devient sérieux quand elle part dans l'arrière pièce pour apporter quelques bouteilles. Allez zou, c'est parti pour faire le tour des vins qui sont actuellement à la vente et peut-être un peu plus...
On commence avec les blancs, dont je porte une affection toute particulière. Vous ne le savez peut-être pas, mais depuis le millésime 2007, les raisins d'une nouvelle parcelle viennent augmenter la faible production de blanc du domaine qui a tendance à disparaître trop rapidement pour les amateurs de "Hegoxuri". Bien évidement, les raisins sont bio et proviennent d'un voisin, Pantxo (lire Pantcho). En 2012, une nouvelle cuvée "Pantxuri" viendra récompenser les plus fervents supporters du domaine et sera disponible seule, sans assemblage !
Hegoxuri 2009 (60 Gros Manseng/35 Petit Manseng/5 Petit Courbu) : le vin affiche clairement une aromatique d'agrumes et de fleurs blanches. L'élégance est de mise, vif et tonique en bouche, l'équilibre du vin se fait entre l'acidité caractéristique de cette cuvée et la richesse du millésime. La sensation saline, signe comme toujours avec classe la superbe finale. Un 2009 qui me réconcilie avec ce millésime parfois too much en France. Ici ce n'est pas le cas, la fraîcheur est omniprésente dans un style droit et comme à l'accoutumée pure. Diabolique maintenant, quelques années de garde lui donneront d'avantage de complexité car tout y est, y compris quelques sucres résiduels.
Hegoxuri 2008 (60 Gros Manseng/35 Petit Manseng/5 Petit Courbu) : très beau nez, exotique cette fois-ci avec des touches de poivre blanc et de nougat. La bouche se montre plus austère que 2009, marquée par une minéralité plus importante que son cadet. Magnifique matière, épurée dans un style comptacte et tendu comme j'affectionne. Et pourtant, ce 2008 n'était pas gagné (rendements minuscules dus à de la coulure). Quand on découvre maintenant ce qu'il y a dans le verre, on se dit qu'il y a du avoir un gros boulot dans les vignes !
Fin des blancs, en attendant un retour en force au chai. S'annoncent dans le verre les rouges Tradition. Le 2009 a été mis en bouteille avant le 2008. Thérèse et Michel Riouspeyrous estimaient que ce dernier n'était pas prêt. Le 2009 est tout en finesse, avec des tanins fins. L'ensemble est même gourmand. Le 2008 valait le coup d'être attendu (soutiré juste avant la mise pour l'occasion) : registre résolument fruité (cassis et cerises noires), la finale s'emporte sur des notes poivrées endiablées.
Haïtza 2008 (70 Tannat/ 30 Cabernet Sauvignon) possède une jolie robe soutenue. Le nez est un peu en dedans. La bouche est joliement fruitée, contituée d'une acidité qui en fait un vin tout en longueur. L'assise minérale vient complèter un vin certe bien jeune, mais en devenir.
Nous partons au chai rejoindre Michel. Thérèse au volant, elle continue de me donner le sourire en faisant un petit détour sur les parcelles de blancs. Mon Dieu que cette région est belle !
Michel à la pipette, ce sont toutes les cuvées de blancs 2010 qui se succèdent : les différents contenants (fûts, foudre de 600 l) qui regoupent les lots de Hegoxuri et de Pantxuri sont autant d'expressions différentes de ces 2 parcelles. Hegoxuri est toujours d'une grande finesse et élégance. Pantxuri est plus imposant, avec une grande tension minérale. Cette cuvée confidentielle sur sols de schiste et d'ophite devrait être disponible pour notre plus grand plaisir en 2012. Et puis comme une surprise n'arrive jamais seule, je vais vous mettre dans la confidence : une autre cuvée sur sol de grès devrait pointer son nez avec comme premier millésime 2011. Mais chutttttt !!
Merci Thérèse, merci Michel pour votre accueil, parfait comme d'habitude. Décidement, je ne suis pas prêt de me lasser de venir par chez vous !
Pour une visite complète du domaine, c'est ICI.
Domaine Arrextea
Thérèse et Michel Riouspeyrous
Route Jauberriborda
64220 Irouleguy
Tel : +33 5 59 37 33 67
@ : arretxea@free.fr
Calendrier de l'Avin : tous les jours, un petit verre !
Quand est-ce qu'Eva nous r'mettre ça ? Maintenant pardi ! 11 mois à attendre, que décembre pointe le bout de son calendrier. Eva nous refait le coup de la petite fenêtre à ouvrir tous les jours pour y prendre son INAO réglementaire : le calendrier de l'Avin.
En ce 18 décembre, 4 dimanche de l'Avent, c'est bibi qui s'y colle. Objectif : vous faire découvrir un vin que vous connaissez peut-être, ou mieux que vous ne connaissez pas du tout.
Pour tout dire, j'ai été obligé de d’exhumer les entrailles du Web, mailer, appeler le producteur, bref, ouvrir en avance ma panoplie de petit détective prévue pour Noël pour avoir quelques informations sur ce vin !
Campeche est un vin que j'ai découvert en Espagne, dans un bon restaurant (el Buey à Boadilla del Monte, près de Madrid) à l'occasion du baptême de ma petite nièce l'été dernier. C'est un Ribera del Duero, appellation qui s'établit au nord de l'Espagne, autour de la ville de Burgos. Cette version crianza passe 6 mois en barriques françaises et 6 mois en fûts de chêne américain.
Un 2007 qui représente à ce jour THE coup de cœur pour l'année 2011. Le nez est superbe : ouvert et franc, avec profusion de fruits noirs, grâce à une vendange de "Tinta del país" (Tempranillo) parfaitement saine et sans excès de maturité. Un jus très dynamique, avec l'acidité caractéristique de la D.O Ribera del Duero, à peine marqué par le temps passé sous bois, qui sait rester frais et loin du cliché bodybuildé que l'on trouve régulièrement dans cette région. Ça vous prend la bouche avec un plaisir immédiat et du genre intense. Un joli coup pour la Bodegas Viña Vilano, fondée en 1957 sous le nom de Bodega Cooperativa Virgen de Fátima.
A suivre assurément, sur les prochains millésimes ! Quant à savoir où vous pourrez vous procurer cette bouteille, bah j'en sais rien du tout (exception du Buey) : je ne vois pas pourquoi je serais le seul à sortir mon costume d'Indiana Jones.
Mathieu Coste, Coteaux du Giennois : le Biau qui colle à la peau
Partir dans le vignoble des Coteaux du Giennois, c'est un peu comme partir faire un safari sans tour opérateur et sans assistance. D’ailleurs, quand vous venez depuis Sancerre, dès que vous passez la Loire à Cosne sur Loire, le paysage change, passant de courbes vallonnées à des champs plus plats, où l’on pourrait y faire pousser des pommes de terres ou du maïs. Le trait est un peu grossi mais c’est à peu de chose près la vérité, car avant de se lancer dans la viticulture à 100 %, bon nombres de fermes pratiquaient la polyculture : l’élevage des bêtes et la vigne coexistaient. Une diversification qui avait pour objectif de faire vivre les familles.
Portrait de Mathieu Coste, du domaine éponyme : un homme qui ne ménage pas son temps et ses efforts…
Mathieu est un jeune quadra. Né à Nevers d'un père cheminot et d'une mère institutrice, il savait déjà ce qu’il voulait faire depuis longtemps, mais il a mis un peu de temps à ouvrir ses valises là où il est actuellement. Homme posé, au caractère trempé, il ne faut pas l’emme… dès que le bon sens paysan est à contre courant de ce qu’il pense. Il est attiré depuis fort longtemps par les plantes. Après des études universitaires et une maîtrise de physiologie végétale, un DEA de biologie, un passage en Guyane avec Francis Hallé pour étudier l’architecture des arbres (l’homme et son radeau des cimes), Mathieu rachète le domaine à Alain Paulat (qui le tenait lui-même de son père) en 2008. Il entre d’abord en scène dans le monde du vin en 2003 chez Bouchard (vinification pendant un an) puis comme régisseur du domaine du lycée Viticole de Beaune jusqu’en 2008. Il cherche alors un « chez soi » et c’est un peu par hasard qu’il trouve la PERLE : saisonnier dans une cave coopérative, il s’occupe de recevoir les vendanges des différents viticulteurs. Là, il tombe sur une espèce de gars, qui lui apporte une vendange pas comme les autres. « Un truc sain, du raisin quoi ! ». On comprend mieux maintenant qu’après de telles études, Mathieu s’intéresse de près à la matière première et qu’il travaille comme un forcené dans ses vignes.
« Si tu veux devenir viticulteur, commence par
devenir vigneron, c’est le cœur du métier. Tout le reste, c’est du loisir ! »
Il propose d’acheter le domaine à Alain Paulat à Saint Père, qui possède un terrain de jeu formidable : 5,5 hectares de vieilles vignes de Pinot Noir et de Gamay, qui n’ont plus vu de traitements chimiques depuis 1982. Alain Paulat, 61 ans (il en parait plutôt 50) est un perfectionniste, un autodidacte. « Avant que je lui arrive à la cheville, il y a de la marge. Dans 4/5 ans, je serai peut-être au point. En attendant, j’ai un immense respect pour mon prédécesseur ». Prédécesseur qu’il continue d’employer au domaine comme salarié. Un peu comme si une passation était en train de se faire, en douceur. Les racines de la vigne c’est Alain Paulat, le greffon c’est Mathieu Coste.
Les fondamentaux du bio sont bien là : « 0 » traitement à la vigne hormis du cuivre et du soufre. Une absence de traitement qui peut faire tout perdre comme en 2001 et 2004 où le rendement s’est élevé à la tête à Toto ! Mais Mathieu croit aussi au travail de la terre : sols travaillés, butage/débutage, griffage, passage à l’interceps. Les sols sont des coteaux argilo calcaire du kimméridgien. La Loire a coupé la couche géologique en 2 et ce sont les mêmes sols qu’à Sancerre, appellation toute proche. La taille en gobelet permet d’obtenir dans les bonnes années entre 35 et 45 hl/ha.
En 2008, l’année du rachat, afin de relancer la machine commerciale qui permet à toute entreprise de subsister, Mathieu Coste n’hésite pas à faire comme Sancerre l’a fait il y a 30 ans, c'est à dire monter à la capitale. Il met dans son utilitaire quelques gamay de 1998. Le parisien de base, bobo dans toute sa splendeur n’en croit pas ses yeux et n’a que faire d’un type qui vient vendre des Coteaux du Giennois, qui plus est de 98 ! Heureusement, quelques cavistes et restaurateurs qui ont une approche du vin et culinaire hors des conventions lui font confiance et lui passent ses premières commandes. Et puis cette année est aussi différente : il passe du statut de "faire faire" (avec les moyens humains dont il disposait au domaine du Lycée Viticicole de Beaune) à faire tout court !
Bon assez discuté. Mathieu a soif de nous faire découvrir ses vins et nous, soif tout court !
On commence avec un blanc, un 2010. 30 ares de sauvignon qui font une unique cuvée de blanc et qui ne suffisent pas à contenter les amateurs du domaine. Le vin est non collé, non filtré, peu de soufre à la mise. Ce vin a été « Déclassé à l’agrément, car réduit, végétal et grossier ! ». Si on pouvait lui trouver un défaut, c’est qu’il glisse trop facilement dans le gosier, mais certainement pas ces 3 adjectifs révoltants. Et pourtant il y a de la vie dans ce vin. Il est dense, avec une sacré énergie et une belle finale minérale et saline. Un refus à l’agrément qui n’a pas empêché le vin de partir comme des petits pains. Un 2010 déclassé en Vin de Table, au doux nom révélateur de « Rebelle ».
Au tour des rouges. Ils sont encuvés grappes entières. Pas de levurage, élevage en cuve 4 à 5 ans sans soufre, sans collage ni filtration. Un peu de soufre à la mise (40 mg en total) et suivant la qualité du millésime, rien n’est ajouté.
La cuvée « MC » 2008 (50 Gamay/50 Pinot Noir) pète de petits fruits rouges ! La bouche est bien gourmande, souple et finement acidulée. Un bon vin de copain made by MC Coste pour faire « plop » sans préavis et sans casser son Codevi.
Le Tête de Chat 2006 est un poil plus sérieux (80 Pinot Noir/20 Gamay). Le nom reprend la forme de la pierre calcaire remplie de petits fossilles marins et qui porte ce jolie sobriquet parce qu'en forme de… tête de chat. Avec plus de finesse que la cuvée MC, la profondeur s’installe et le vin se tend d’avantage avec des notes épicées.
Biau 2005 : biau signifie « joli » en patois morvandiau. Un 100 % Gamay de garde qu’il faudrait attendre quelques années avant d’ouvrir les premières nous indique son géniteur. C’est structuré, rond et la matière pousse fort, sans aucune grossièreté ni aspérité. Une belle tuerie si on est sage. En tout cas, ça incite à passer à table.
Biau 1998 : (80 Gamay/20 Pinot Noir) : la couleur est bien évoluée. Le nez est superbe, évolué aussi, se déclinant autour du cep frais, de la cerise griotte avec des accents de vieux Rivesaltes. La bouche est une ado et un modèle de gourmandise. Dernière demi-bouteille du patrimoine du domaine ouverte pour l’occasion, elle achève de nous démontrer qu’un simple Coteaux du Giennois tient encore la route après 13 ans !
Je ne peux que vous encourager à rendre visite à Mathieu Coste. Adepte du Franc-parler, il propose des vins à son image : francs, festifs, sans préavis et non maquillés. Pas facile pour lui de reprendre un domaine situé dans une appellation comme celle-ci : rattachée administrativement à la Bourgogne, attachée historiquement aux vins de Loire, Mathieu tente à son allure d’encrer les vins à sa façon, c'est à dire dans l’expression du plaisir.
Merci pour ton accueil, on reviendra avec plaisir se perdre par chez toi !
Mathieu Coste
Villemoison
58200 Saint Père
Tel : +33 6 45 26 10 61
@ : domainebio.coste@orange.fr
Les p'tits suisses dans les grands
L'envie d'en savoir plus sur les vins, quelques échanges de mails avec Anthony (éminent fondateur du forum LPV) qui nous apporte un soutien logistique et technique, et hop, une sélection respectable de vins suisses se retrouve parachutée en Haute-Normandie.
Ce soir, nous faisons le focus sur une appellation particulière : le Valais
Le canton du Valais, avec ses 5 259 hectares de vignes, possède le plus grand vignoble de Suisse. L'essentiel de ses vignes est planté sur la rive droite de la vallée du Rhône dans une zone de 120 kilomètres de longueur qui s'étend de Martigny à Loèche.
Plus de 50 cépages différents y sont cultivés à une altitude variant de 450 à 800 mètres, exception faite du vignoble de Visperterminen situé à plus de 1000 mètres. Le labeur acharné de ses vignerons combiné à un microclimat favorable ainsi qu'à une législation cantonale restrictive permettent aux crus valaisans d'être régulièrement distingués dans de grands concours internationaux. Ses 2 090 heures d'ensoleillement pour quelque 700 mm de précipitations annuelles permettent de comparer son climat à celui de Bordeaux!
La liste des AOC valaisannes est importante : Fully, Saxon, Saillon, Chamoson, Ardon, Vétroz, Conthey, Savièse, Sion, Grimisuat, Ayent, Lens, Miège, Venthône, Les Coteaux de Sierre, Salquenen, Varen.
La carte est dressée, passons maintenant à la dégustation...
Les vins sont d'abord dégustés seuls, à étiquettes découvertes, puis de nouveau avec le repas. Le prix est ensuite annoncé. Ce qui n'est pas sans avoir jeté quelques fois, un certain froid dans l'assemblée, d'autant que le taux de change n'est pas très favorable pour nous, pauvres petits français...
Marie-Thérèse Chappaz, Président Troillet, Fendant 2010 (gamme « les Terroirs »). On ne présente plus MTC comme pourraient dire les d'jeuns ! Sur tous les fronts, avec beaucoup de cuvées différentes, elle souhaite faire plaisir en vendant un peu de vin à tout le monde, même si la production est digne d'un apothicaire de campagne. Un modèle de gentillesse.
Le Fendant, c'est le Chasselas en France. Le nez est délicat, floral, d'une aromatique assez simple. La bouche est encore un peu perlante, acidulée, d'une belle constitution et plutôt grasse pour un Fendant avec quelques rondeurs. La finale saline donne l'impression d'un travail bien fait. Ce vin est parfait pour débuter en terres helvétiques. 19 €
Benoit Dorsaz, Petite Arvine de Fully "Quintessence" 2008 : la cuvée Quintessence est élevée en barrique puis en cuves (18 mois d'élevage). Terroir du domaine Les Perches = gneiss avec moraines légèrement calcaires.
Le nez est dans le genre discret, avec quelques effluves boisées. En revanche, c'est en bouche que tout se passe : riche, rond, salin, parfaitement équilibré. La finale d'une belle acidité retend l'ensemble pour en faire un excellent vin (26 €).
Domaine Cornulus, Clos des Corbassières, Pinot Noir Vieilles Vignes, « Cœur du Clos » 2007
Stéphane Reynard et Dany Varone cultivent un peu plus de 14 ha, répartis sur 250 terrasses, parmi les plus beaux terroirs des collines de Sion. Le Clos des Corbassières, domaine historique de 3,3 ha est situé aux portes de Sion, il est constitué de 52 terrasses. Les plus vieilles vignes ont plus de 90 ans.
Voici un vin que nous attendions, mais qui a déçu : le nez est légèrement viandé, ça pinote comme on dit ! La bouche est très ronde, d'une maturité poussée (sucrée) sur des notes de cerises. L'ensemble est "too much" et du coup, le vin ne trouve pas son point d'équilibre. A revoir
Voici une paire de Cornalin, cépage typique du Valais
Benoit Dorsaz, Cornalin "Quintessence" 2008 : on reprend la même cuvée que pour la Petite Arvine de Fully, mais en rouge cette fois. Le vin présente beaucoup de réduction, mais dévoile tout de même des senteurs florales (rose) et de fruits noirs (mure). La bouche est construite sur une acidité importante, pleine d'énergie avec une certaine sensation d'épaisseur. Bien (30 €)
Marie-Thérèse Chappaz, Grain Cornalin 2010 : encore un vin réduit au nez. La bouche est d'un bel équilibre matière/acidité, moyennement complexe sur des tonalités giboyeuse et un trait végétal. Assez bien (40 € !)
Au tour d'un trio de Syrah, cépage qui accompagne le Rhône de part et d'autre de la frontière finalement...
Thierry Constantin, "l'Odalisque", Syrah 2008 : magnifique Syrah, subtile, suave, typique, avec une jolie profondeur. L'ensemble est diablement efficace dans sa buvabilité. Grand équilibre. A l'avenir devant elle. LE vin de la soirée ! (23 €... seulement).
Marie-Thérèse Chappaz, Grain Syrah 2010 : nez déjà complexe malgré la jeunesse : poivre, encre d'école, fumé, terre humide. La bouche est un poil alcooleuse. On sent que l'ensemble manque de cohésion, mais il y a beaucoup de jus dans cette bouteille. On est pas vraiment inquiet sur ce vin, si ce n'est qu'il faut le laisser quelques années tranquille (40 €)
Simon Maye et fils, Syrah "vieille vigne" 2009 : le nez est intense, net, à la typicité d'une syrah noble. La bouche est complexe, mure et juteuse et offre beaucoup de plaisir, menée par une acidité longiligne. Très bien (39 €)
Jean-Claude Favre, Eranthis "Excelsus" 2003 : vin issu de Sylvaner, Pinot Blanc, Pinot Gris et Petite Arvine botrytisés sur pied, récolté courant décembre. A l'aveugle, on partirait facilement sur un Gaillac. Fuits jaunes confits, presque rotis, on sent aisément la concentration de la Petite Arvine. Très belle longueur et aucun déficite d'acidité, bien au contraire. Un plaisir de terminer sur cette bouteille ! (35 €)
Bon et avec ça ? De belles côtes de boeuf, un Gruyère 18 mois et fromage de Neuchâtel dont j'ai oublié le nom. Les fromages sur les blancs étaient TOP, mais le reste de la semaine avec un Jura, c'était le paradis !
Merci mon p'tit suisse préféré... Et surtout, ne change rien !
Quelques blancs du mâconnais...
Voici quelques blancs issus de la région du mâconnais, dégustés à l'aveugle avec les Maigremont.
Viré-Clessé 2009, Pascal Bonhomme : le nez est asse simple, acidulé, trahissant une certaine jeunesse. La bouche est laiteuse et pour tout dire, commence assez mollement. Pas tellement surpris de savoir que c'est un 2009 dans le verre, le côté chaleureux ressort un peu. Un vin qui n'a pas encore trouvé son équilibre, mais connaissant les vins de Monsieur Bonhomme, il devrait trouver la sagesse avec une jolie ossature longiligne qui est en général sa référence. 11 € à la maison Clet à Louviers.
Mâcon-Chaintré 2007, domaine Valette : le registre est radicalement différent. Le nez est assez ouvert mais un poil brouillon. L'air remettra de l'ordre. Le nez affiche des notes de pomme verte et de rhubarbe. La bouche propose un beau volume, franche et riche. Une alternative nature avec une valeur sure proposée cette fois par Philippe Valette.
Pouilly-Fuissé 2009, château de Vitallis : belle trame minérale et fruits blancs au nez. Malheureusement, la bouche n'est pas à la hauteur de ce joli nez. C'est un puzzle qui n'est assemblé : élevage trop présent (caramel), creux en milieu de bouche. A revoir.
Pouilly-Fuissé 2005 "en Carementrant", Bret Brothers : un peu en dedans durant la dégustation, l'air lui a fait un bien fou au point de s'avérer dense et d'occuper le terrain tel un 3ème ligne de rugby. Il ne manque cependant pas de fraîcheur et d'élégance avec des notes de pain grillé et un fruité mur. Il évoluera favorablement dans les années à venir, car la matière est riche et bien structurée. Très bien
Mâcon-Verzé 2008, domaine Leflaive : au départ, le vin a des connotations de Jurançon, quasi exotique et bien mur. La bouche offre une assise minérale, à l'acidité quasi tranchante, droite. Le plaisir est immédiat. Très bien. Un seul petit problème, le prix : 20 €.
Mâcon-Cruzille 2009, domaine Guillot-Broux "les Genièvrières" : nez est un peu "libre", voire un peu nature avec une pointe de vernis. La bouche semble plus intéressante : même si elle est riche, elle sait rester équilibrée, grâce à une belle acidité et un élevage qui semble vraiment au service du vin. Jolie finale, salivante comme il faut. Très bonne découverte.
Et un petit dernier, qui change radicalement de couleur, mais qui sait rester dans le thème. Mâcon-Cruzille rouge 2008 "Beaumont", domaine Guillot-Broux. Le nez est frais avec petits fruits rouges, poivre noir et une pointe de végétal (sève d'arbre). La bouche est vive, simple, sapide et gourmande. Bien.
Point de folies culinaires pour une fois après cette belle dégustation : personne n'avait vraiment eu le temps de se mettre aux fourneaux. Du coup ce sont terrines et ripailles du genre qui ont permis d'accompagner avec plaisir ces quelques blancs du mâconnais.
Ce blog devrait retrouver une vitesse de croisière un peu plus soutenue. Les cartons et autres containers étant maintenant déballés ;-)
Gérard Boulay : domaine du mois
De nouveau scribe pour cette édition de "la bouteille commune" sur LPV, c'est finalement tout un domaine qui est mis en lumière. Je suis chargé de compiler les notes de dégustation de chacun.
Afin de prendre un peu la température ainsi que quelques clichés des terroirs, c'est avec plaisir que je suis retourné pour la troisième année consécutive in situ, pour rencontrer Gérard Boulay dans ses nouvelles installations. Le caveau de dégustation lui, n'a pas bougé : il est toujours dans la rue principale de Chavignol, facilement trouvable par les adeptes du sauvignon. Gérard Boulay qui fêtera bientôt ses 60 ans, y accueille toujours avec plaisir beaucoup d'amateurs, car il est l'un des seuls de cette envergure qualitative a avoir encore du vin à vendre ! C'est heureux pour nous.
Chavignol, hameau de Sancerre dans le Cher. Le Sauvignon exprime sa force et ses caractéristiques à travers bon nombre de vignerons. Parmi ceux-ci, Gérard Boulay, vigneron timide (au début) prouve qu’il a une belle réputation sur le forum, avec une sacré participation pour cet épisode. Il était donc légitime qu’il soit un jour le « domaine du mois ».
Au premier plan Chavignol, à gauche Sancerre sur son piton.
1380, c’est ce qu’on peut lire sur une étiquette de blanc « Tradition » ! Gérard Boulay n’est pas peu fier quand il explique que son fils a réussi à retrouver la trace d'un Boulay qui faisait déjà du vin à cette époque. Gérard lui, fait du vin sous sa propre étiquette que depuis 1995.
3 personnes travaillent sur les 7 hectares de l’exploitation qui est conduite de façon biologique (non certifié). Les sols sont travaillés, et quels sols !
Cette année donc, Gérard Boulay a enfin pris possession de son tout nouveau chai de vinification et d’élevage. Un peu trop à l’étroit, l’ancien cède la place à des installations sobres et modernes qui vont lui permettre de baisser les doses de soufre de près de 30 %. Tout cela grâce notamment à la thermorégulation des cuves de vinification et à un chai entièrement climatisé.
Passons aux choses sérieuses : chacun devait déguster une ou plusieurs cuvées de Gérard Boulay, mais toutes devaient être en blanc.
22 dégustateurs. Un grand merci à :
10Djé, Enzo d’Aviolo, Cédric42120, WhogShrog43, Bertou, Podyak, DamienH, BoiPaKeDeLo, RZac23, Jean-Bernard, EricB, Chrisdu74, Jean-Loup, Kamuro, Satristim, rkrk, Denaire, icna, eqx, Oliv’yeah, apoitou, Gildas
4 cuvées, 6 millésimes et 37 commentaires au total répartis de la façon suivante :
- Tradition 2009 : 1
- Tradition 2008 : 6
- Clos de Beaujeu 2009 : 4
- Clos de Beaujeu 2008 : 6
- Clos de Beaujeu 2007 : 2
- Clos de Beaujeu 2005 : 4
- Clos de Beaujeu 1997 : 1
- Clos de Beaujeu 1996 : 1
- Monts Damnés 2009 : 1
- Monts Damnés 2008 : 8
- Monts Damnés 2007 : 2
- Comtesse 2005 : 1
Tradition
20 parcelles toutes situées autour de Chavignol permettent de faire environ 45000 bouteilles de cette cuvée dite d’entrée de gamme. Les sols sont calcaires et argilo-calcaires. Passage en cuve uniquement. Plusieurs mises possibles.
Tradition 2009
podyak
Différent du souvenir que j'avais du même vin dégusté en février dernier : nez plus discret, moins explosif, moins sur le fruit plus sur des notes minérales (craie, cailloux mouillés) avec quelques touches herbacées, quelques fragrances fugitives d'agrumes. Fugitivement, une évocation des sensations minérales perçues chez les vins de Goisot me passe par l'esprit.
En bouche la matière est toujours présente, c'est assez rond, mais moins exubérant qu'en février. Le vin a l'air de perdre peu à peu les notes exotiques perçues alors pour se tendre un brin.
C'est salin, salivant, avec un très léger amer et une acidité de bon aloi. En finale très légère touche chaleureuse Est-ce la jeunesse ou est-ce le millésime qui m'influence inconsciemment ?
J'aime beaucoup, même s'il s'avère moins "séducteur" que lors de ma précédente dégustation.
Tradition 2008
DamienH
Robe jaune vif, brillante.
Nez aérien et frais, sur des notes florales, pas loin de fleurs d'agrumes (oranger et fleurs blanches mêlées), et une micro touche de champignon de paris et d'humus, très en dessous, à peine perceptible, mais qui donne profondeur à ce premier contact olfactif.
La bouche est franche et directe. Le jus est lui aussi très vif, puis il saisit sur des notes très légèrement beurrées, crémeuses extrêmement brèves : une amertume agréable et maîtrisée prend vite le dessus, accompagnée du floral du nez. Puis la vivacité du début de bouche revient, avec son acidité citronnée qui monte, domine et s'impose, pour nous emmener vers une finale très fraîche, d'une bonne longueur, toujours sur des arômes citriques.
Chrisdu74
Au nez assez complexe se présentent d’abord des notes florales et des agrumes, du citron certainement voire une touche d’orange. Derrière viennent des arômes de craie et d’huître. Rien de variétal, en fait ça ressemble à un chablis en plus vif.
En bouche, l’attaque est équilibrée avec de la vivacité sur le jus de citron. Je sens une petite dureté, une mâche calcaire qui bloque un peu la bouche même si ça se réouvre sur l’acidité, le fruité du citron. BIEN
Plutôt bu en apéritif, je n’ai pas eu l’occasion de l’essayer sur un plat adapté et à l’arrivée, il m’en reste un souvenir un peu mitigé, un manque d’émotion et peut-être un léger manque de peps malgré une acidité bien perceptible. Suis-je passé à côté, est-il en phase de fermeture ?
ICNA
Le nez est frais sur les agrumes, il y a aussi du gras avec une pointe boisée. Le nez s'ouvre (au bout d'un bon moment quand même) sur la pêche, des fruits exotiques et un poil de pétrole.
L'attaque est assez grasse puis on a tout de suite une belle tension, on a un peu de fruits exotiques, de l'ananas, c'est très tendu avec pas mal sur le citron. La finale épicée est assez longue avec de l'acidité et un peu d'amer. Ce vin représente la tension tout en douceur, bel équilibre.
Je suis un peu déçu à la vision de l'étiquette, même si j'aime ce vin, car il semble un peu fermé aromatiquement pour un 2008.
Eqx
Un nez tout en fraîcheur et d’agrumes révèle le cépage sauvignon, en bouche l’alliance avec un chèvre du Larzac est fort à propos. Bon vin.
Oliv’yeah
Nez très fruité fruits blancs avec des notes de fleurs blanches.
Bouche belle matière avec du gras sur une trame acide, c’est citronné avec un coté salin. Le mariage avec du fromage de chèvre est redoutable, le coté citronné ressort. Avec le réchauffement du verre, la tension a clairement disparue. C’est un vin avec une belle matière.
Apoitou
Le nez ne s'ouvre pas, il parait même étriqué. Le froid dans lequel l'a plongé le frigo y est visiblement pour grand chose, car bien qu'ouverte deux heure auparavant, la température ambiante à imposé son confinement dans le réfrigérateur et le pauvre s'en trouve tout endolori.
Un petit coté de pierre à briquet, le nez va en se réchauffant développer de beaux arômes de fruits exotique avec un coté ananas frais très appétissant et du melon d'eau ou melon jaune pour faire plus de chez nous. Un coté légèrement hydrocarbure complète la gamme d'arômes.
La bouche est très généreuse maintenant que le vin à pris quelques degrés, où l'on retrouve ce coté sur la pierre à briquet, le fumé et la paille en complément d'un coté fruité entre la pêche et l'ananas et cette belle trame de citron. L'accord avec les chèvres frais aux cramberges est extra. Glou ½
Les cuvées parcellaires sont élevées en fûts (pas de fûts neufs) sur lies fines, sans bâtonnage. La mise en bouteille intervient avant les vendanges du millésime suivant. Il n'y a pas de fermentations malolactiques.
Clos de Beaujeu
La parcelle repose sur un sol argilo-calcaire qui n'est autre que le prolongement de la strate Kimméridgienne de Chablis. Les pentes peuvent atteindre 60 %. Il s’agit d’une parcelle unique de 1,60 hectare orientée sud-est. 7 à 9000 bouteilles sont produites par an suivant les millésimes.
Clos de Beaujeu, vu depuis la rue principale de Chavignol
Clos de Beaujeu 2009
ICNA
Le nez est puissant, un peu fumé, un peu tourbé avec un peu d'herbe fraiche, de chèvrefeuille et des agrumes, du citron. On a une pointe d'élevage. La bouche est puissante, c'est assez gras avec une belle ampleur, c'est gourmand, on a du citron confit et ça finit sur l'orange amère. Il y a un petit aspect végétal et une pointe de caramel.
Ce vin est déjà bien accessible avec du gras et une belle tension, il manque juste d'un peu de finesse.
Eqx
D’emblée, même si ce vin semble de la même famille que le précédent, le nez est plus opulent, la robe tire également sur le doré. La bouche est cohérente avec les impressions visuelles et olfactives : plus de richesse et plus de maturité, avec des notes de fruit jaunes, qui donnent un côté plus gourmand.
C’est un Boulay Clos de Beaujeu 2009. Le côté plus atypique de ce vin, tout en gardant la droiture et la précision aromatique du précédent (Tradition 2008), m’a beaucoup plus. Très bon
Oliv’yeah
Le premier nez est sur le silex, très frais (minéral). Le deuxième nez après aération est plus riche, moins tendu il y a un coté fumé, tourbé. La bouche est ample, avec une belle tension. C’est fruité avec un coté zest de mandarine confit en fin de bouche. Très belle longueur. TB
Apoitou
Les reflet vert et or du verre trahissent la jeunesse de ce vin mais lui offrent aussi une tenue de soirée du plus bel effet. Le nez part sur des arômes légèrement tourbé, malté à la limite d'un coté viandé. Puis c'est la pierre avec ces arômes de silex cognés. Au premier plan de cette belle finesse les classiques mais non moins beaux arômes de citron et floraux. L'élevage est un peu plus perceptible. On retrouve cette jeunesse augurée par les reflets de la robe en bouche. On sent à nouveau l'élevage avec un fond de casserole dans lequel un caramel refroidirait. C'est puissamment sur l'agrume avec une amplitude supérieure. Glou 1/2
Clos de Beaujeu 2008
Bertou
Couleur vert/or moyennement profonde, robe brillante.
Nez un peu recroquevillé au début mais après 5 heures de carafe, il va s'ouvrir. Le nez devient alors moyennement intense peu marqué par des arômes variétaux mais doté d'une forte minéralité sur la coquille d'huitre, pierre à fusil mélangé à du calcaire mouillé. Le fruit joue sur le registre de la maturité avec de la pèche blanche, groseille à maquereaux, touche citronnée, légère pointe florale. Profond doté d'une grande précision. Quel beau nez !!!
En bouche le vin est tout aussi envoûtant qu'au nez. Vin moyennement puissant doté d'une matière mûre caressant le palais mais balancée par un acidité importante qui tend le vin. La matière est concentrée et libère de la pêche, du citron bien mûr et toujours cette minéralité au même niveau que le fruit cette fois. Longue finale salivante sur le citron vert. Un vin fluide sans faiblesse du début à la vin.
Excellent.
J'ai fait déguster ce vin à l'aveugle à des collègues, personne n'a trouvé son origine. Tout le monde est parti sur Chablis.
Enzo d’Aviolo
Nez ouvert d’agrumes, de fumé, de pomme acidulée. A l’aération une note réglissée et un côté bien mûr de fruits blancs s’expriment. Le lendemain, l’aspect exotique de l’aromatique se sera développé.
La bouche est pleine avec beaucoup de ressort et de vivacité. C’est riche et tendu à la fois, le gras est présent mais la fine acidité titille la langue sur des notes d’agrumes. Belle persistance finale. Un superbe Sancerre encore très jeune dans son expression peu variétale. Très Bien (+)
ICNA
Le nez est charmeur, c'est floral, équilibré, profond, on a un peu de mangue. C'est vraiment très joli, j'adore.
En bouche je suis impressionné par l'équilibre du vin, c'est floral, citronné, pamplemousse, citron vert, on a une petite pointe de caramel salé vers la fin. C'est assez long, tendu et gourmand, pour moi au-dessus du précédent, beaucoup plus subtil, même si la bouche n'est pas encore au niveau du nez.
Eqx
On retrouve le nez du 2008 (Tradition 2008) mais avec plus de complexité aromatique. En bouche, on est à fond sur les agrumes citronnés. C’est très bon aussi.
Oliv’yeah
Nez présente une belle tension. La bouche également, tendue et aérienne. Il y a un coté salin, des agrumes. C’est tout en finesse. Il y a une touche de caramel en toute fin de bouche. Je suis d’accord avec Alex pour l’arome de mangue pas encore mûre. C’est un vin qui provoque la contraction des parotides… Avec le deuxième service de ce vin j’y trouve l’arome de bulbe de fenouil au nez. Vin très fin et très aérien. TB
Apoitou
Encore beaucoup de floralité sur le chèvrefeuille, d'acacia et une pointe d'élevage sur le caramel beurre salé. Les fruits exotiques suivent avec une mangue légèrement sous mature. C'est agrume dans tous les sens du pamplemousse, le citron, le zest d'orange. La bouche est aussi sur les agrumes et des notes de fruits confits. Quelle belle longueur, quelle plaisir. Glou Glou
Clos de Beaujeu 2007
Jean-Loup
Ce flacon a été bu sur deux jours, le premier après carafage de deux heures, le deuxième après repos en bouteille au frigo.
La robe révèle une belle couleur paille, brillante. Le nez, d'une bonne intensité, est expressif et complexe : brioche (pourtant pas de bois dans l'élevage), fleurs blanches, buis, citron et abricot ! Après une attaque presque grasse, l'ampleur du milieu de bouche est remarquable. Elle allie rondeur et sapidité (notes anisées et caramélisées) puis s'allonge sur des arômes de fleurs (iris et bourgeon de cassis). La fraîcheur est apportée par une minéralité appréciable, sans vivacité marquée.
L'accord est correct avec des toasts aux crevettes, bon avec un Pouligny Saint-Pierre.
Le lendemain, le nez est moins ouvert, mais la minéralité se montre plus présente en bouche.
L'accord est excellent avec un saumon en habit vert (fenouil et poireau) sauce à l'orange. L'acidité de l'orange fait ressortir la rondeur du vin et le fenouil se marie très bien avec les notes anisées du vin. Merci à Madame ...
Au final, un excellent vin, qui porte haut les couleurs de Sancerre, tout en restant dans les canons d'un grand Sauvignon. Bien sûr, ce sera encore plus complexe dans 10 ans ...
Satristim
Un nez frai et vif sur le pamplemousse, le floral et le pierreux.
En bouche, c'est très vif et très tendu. L'acidité tend élégamment ce vin qui est très équilibré, avec un beau fruité, des arômes de rhubarbe et de litchis. On perçoit un effet terroir, dans la trame même de ce vin. La finale s'étire en longueur et en largeur sur des notes de poivre et de fleur blanche. Bref, c'est à la fois vif, fruité et équilibré. Un vrai vin de gastronomie. J'ai beaucoup aimé.
Clos de Beujeu 2005
Cédric 42120
Bu en apéritif avec mes collègues de LPV Grand Forez. Bon moment de plaisir pour ce vin d'un rapport qualité/prix indéniable. Nez expressif sur les agrumes avec une touche de menthe verte. La bouche présente une belle attaque vive suivie d'une longueur correcte sur trame acide. Une légère minéralité ajoutée au tout donne une sensation de parfait équilibre. Bien +
WhogShrog43
Bu en apéritif avec mes collègues de LPV Grand Forez . Le vin s'ouvre sur de belles notes d'ananas, de menthe verte fraicheur accompagnés par des notes végétale que j'associerai à la fougères ainsi que quelques notes terpéniques. A l'aération le vin gagne le cassis et les fruits rouges (fraises).
La bouche quant à elle est nette, droite, pure, avec un couple maturité / acidité juste magnifique. Le vin s'étire en longueur donc (plus qu'en largeur) sur une très belle trame acide, un équilibre superbe et une finale sur des notes crayeuses.
Une belle expression du Sauvignon donc et un rapport qualité prix largement au dessus du mot : 16/20
Jean-Bernard
Bu en apéritif avec mes collègues de LPV Grand Forez. 1er nez discret. A l’aération apparaît un nez frais, sur l’ananas, puis la menthe. L’attaque est tendue et pleine. Equilibre irréprochable. Sensation d’une bouche bien mûre, finesse également. Finale assez longue et salivante. Très bon. Un vin qui pour moi gagne à être servi bien frais.
Rkrk
Le nez est très intense et typé, sur les herbes, le foin et quelques notes d'agrumes. En bouche le vin est assez gras, fruité, sur l'ananas, assez doux, un peu mielleux, frais et long. Une jolie bouteille à point. Son côté solaire rappelle les Graves. Bien/Très Bien.
Clos de Beujeu 1997
10 Djé
Suite à mon passage début mars 2011, le 9 précisément, Monsieur Boulay m’avait offert une bouteille : Un Clos de Beaujeu 1997. Voyant le sujet de la bouteille du mois, je me suis dit : « C’est le moment de leur/ de nous/ de me/ faire plaisir ! Goûtons-la ! »
Aujourd’hui 5 juin à 10h30 : Remontée de la cave. Ouverture et versement d’une larmichette (+/- 3 cl). Couleur or clair, robe limpide et brillante. Au nez (timide): légèrement herbacé (foin !) et arôme de rhubarbe confite. En bouche, c’est tout jeune, acidulé en début de bouche (cela surprend un peu, mais pas désagréable), milieu de bouche moyen puis coupe court. Ce n’est pas bouchonné, c’est déjà ça mais à attendre.
12h00 : Re-larmichette : Déjà un peu plus ouvert sur les fruits mûrs, toujours avec cette pointe acidulée. La bouche est déjà plus « parlante » avec plus de rondeur et gagne en complexité (ce n’est pas ça qui facilite le dialogue !)
13h00 : Le premier verre est servi (officiellement !) : Le nez se conforte dans la dominante de rhubarbe confite avec une pointe de fruits confits (écorces de citrons vert et jaune confites), le côté fleurs blanches est sous-jacent. En bouche, l’acidité « douce » attaque dès le départ, ne dure pas et surtout contribue à la vivacité, à la fraîcheur de la bouche. En milieu de bouche, c’est frais et équilibré. La finale, qui se déroule plus sur la rondeur que sur l’acidité, est très, très très, mais vraiment très looooonnnnggguue. En somme : « Cela deviendra » (Aujourd’hui peut-être ou alors demain …) un superbe, magnifique vin, plus pour la table que de dégustation pure et dure (encore que des dures comme ça, j’en redemande !)
J’ai du « supplier » les deux autres participant(e)s au repas de garder un fond de bouteille (pas folle la guêpe !!! !! !).
17h30 : Le dernier verre : Au nez, le côté herbacé a disparu laissant place à une gamme d’arômes de fruits confits et d’agrumes (J’ai pensé directement : cédrat). En bouche : Un seul commentaire : C’est diablement bon ! De la rondeur dès l’entrée en bouche, finie l’acidité. Un côté à la fois soyeux et gras (j’aurai voulu employer les termes : grassement minéral !). Le vin emplit la bouche et l’occupe sous toutes ses coutures (j’suis pas Frankenstein quand même !). C’est bon, c’est rond, c’est équilibré et en plus, cela dure, dure, dure …). La finale est très gourmande avec un air de revenez-y ! En re-goûtant le vin quelques heures plus tard, un petit regret quand même : celui de ne pas l’avoir ouvert plus tôt, voire même de l’avoir carafé !
En conclusions. Réaliste : c’était le seule et unique de ce millésime, dommage ! Optimiste : quel beau vin ! A mon humble avis, attendez-le encore un peu (de 10 minutes à 2-3 ans). Si vous le consommez maintenant (Et il le vaut bien, carafez-le ou ouvrez-le deux à trois bonnes paires d’heures avant). A la bonne vôtre. Profitez-en ! Grand Merci, Monsieur Boulay.
Clos de Beaujeu 1996
Rzac23
Premier nez sur la rhubarbe, puis glisse doucement sur des arômes plus en accord avec le lieu-dit. Bouche douce, sur le caramel au lait, très Culs de Beaujeu, avec une grande fraicheur en finale. Beaucoup moins de tension que d'autre millésimes mais l'équilibre se fait sur des "sucres" (qui ne sont pas) digérés.
Vin posé, calme, parfait dans son registre de sauvignon atypique.
Un vin qui m'apaise, je me sens chez moi, merci Gérard, tes Sancerre sont grands et je t'aime.
Monts-Damnés
Les pentes de 40 à 55 % reposent sur un sol argilo-calcaire et sont exposées plein sud sur une superficie totale d’1,50 hectare. 7 à 9000 bouteilles par an sont produites suivant les millésimes. Gérard Boulay dit que cette cuvée est souvent plus solaire que Clos de Beaujeu.
Les Monts-Damnés, vus depuis la fromagerie Dubois-Boulay
Monts-Damnés 2009
Jean-Bernard
Bu avec Aurélien (Dandy) devant une belle assiette salade/tapas. Réduction au nez avec une dominante « pierre-à-fusil » qui a persisté un bon moment. En bouche il y a une belle amplitude, les arômes paraissent exotiques, et l’équilibre est sauf malgré une température de service pas idéale (12°). Finale longue ! A nouveau un vin très agréable, mûr et qui a de quoi faire face à bien des plats.
Conclusion : je ne connaissais pas vraiment Sancerre, ces vins m’ont charmé ! J’ai hâte de découvrir des millésimes plus classiques.
Monts-Damnés 2008
DamienH
Robe idem tradition. Bouchon légèrement imbibé, sur 3-4mm. Nez sur l'agrume avec des petites notes florales (acacia). En bouche, le jus est encore plus séducteur que sur tradition, d'une légèreté claquante : amertume et acidité ouvrent le bal. Amertume trop marquée au départ, mais qui réduit avec l'aération du vin. Derrière la dominante citrique qui ne s'effacera plus, un peu d'ananas apparaît, vite emporté par le retour du citron, qui assurera une finale assez longue, comme celle de tradition.
Le rapport qualité/prix penche très clairement pour moi vers la cuvée tradition... et je crois que même sans considération de tarif, j'irais plus volontiers vers la "petite" mais riche cuvée de ce producteur en 2008. Monts Damnés est plus directe, plus droite, plus simple aussi. Sa beauté minimaliste m'a moins touché.
EricB
(carafé une heure) : robe paille, brillante. Nez un peu timide, sur le zeste d'agrume et la pierre humide. Bouche ample, avec une belle tension et une matière dense qui se révèle difficilement. Finale assez puissante, entre la craie et la pulpe de citron.
24 heures de carafage supplémentaire ne le rendront pas plus bavard. Mon expérience mitigée d'il ya quelques mois avec un Clos de Beaujeu 1995, toujours fermé, me pose question sur le temps qu'il faudra attendre pour le voir s'ouvrir.
Kamuro
Bue en 2 fois, après 1 heures de carafe et après 8 heures de carafe.
Le nez est expressif, citronné , avec des notes de fleurs blanches (acacia), de coquilles d'huitres et de cailloux humides. Une expression assez simple. Au départ un cote assez soufré qui disparait après une longue aération.
En bouche une matière assez compacte, au départ un vin un peu austère et tendu avec une grosse acidité. La finale est longue sapide et très saline. De nouveau après une longue aération le vin prend du volume et du gras. Pour le moment un plaisir assez limité mais une belle promesse pour l'avenir.
Denaire
(Vin bu après 5 heures d’aération en bouteille). Robe pâle, brillante. Nez relativement ouvert, mais dont il est difficile de décrire les composantes : floral, frais, il présente des notes fruitées assez diverses, qui vont des agrumes à la pêche en passant par le cassis, et quelques touches grillées en arrière plan. En bouche, c’est du sérieux, assez austère, pas là pour déconner. L’attaque est sèche, « pierreuse », la bouche est vite rattrapée par une acidité assez vive. Le vin possède une matière suffisante pour équilibrer le tout, et la finale est longue. On retrouve assez difficilement le côté fruité ressenti au nez, la finale se développe sur des notes plus austères, sur un registre plus minéral (oui, je n’ai pas peur des gros mots), qui peut évoquer le presque voisin chablisien.
Beau vin, qui semble toutefois (très) loin d’exprimer tout son potentiel. Tout est là, on voit assez bien à quoi ce vin ressemblera dans quelques années (et ça a l’air chouette), mais il est encore très clairement sur la retenue.
ICNA
Le nez est frais, floral, tout en finesse, on a du jasmin, un poil de beurré.
En bouche, à nouveau, je suis impressionné par l'équilibre, c'est tendu, tout en finesse, sur les fleurs, on a du citron. La bouche est très droite et gourmande en même temps, on a un très léger vanillé, des épices en milieu de bouche, c'est long, salivant, citronné, jamais agressif. J'ADORE.
Eqx
Nez plus floral, de fleurs blanche (où est-ce le jasmin à proximité de la table qui me perturbe ?). La bouche est excellente avec un très bel équilibre gustatif et de la finesse. J’adore et là je rejoins Eric qui lui « aime vraiment les sancerres ».
Oliv’yeah
Nez fleuri, très élégant. Bouche tendue, fleurie très élégante également. Il y a du citron, de la vanille et du poivre blanc. Belle longueur. TB
Apoitou
Encore beaucoup de floralité et de complexité avec ce nez qui part entre le chèvrefeuille, genêt et le jasmin nous raconter des histoire de jardin en début d'été. Pour autant les fruits ne manquent pas avec du zeste de citron vert, du jus de citron, de l'ananas, du fruit de la passion, de la mangue, un véritable cocktail vitaminé. On retrouve encore un élevage vanillé, qui part sa discrétion rassure sur ses aptitude à se fondre dans une avenir proche. La bouche est un exemple d'équilibre tout à la fois tendu, précis, ample et en harmonie avec le nez avec un citron confit et une impression de miellé. "C'est un vin qui fait craquer un jet de salive, ça fait éjaculer les glandes salivaires" indique E...
C'est tout simplement le plus beau vin de la série et on ne s'avance pas trop en affirmant qu'il est prêt à souffrir la concurrence un paquet d'année. Glou Glou 1/2
Monts-Damnés 2007
BoiPaKeDeLo
Le nez est franc, avec une aromatique florale, citronnée, et où une nette minéralité ressort (sensation crayeuse, de calcaire). Une bonne complexité pour un nez très plaisant ; mais j’ai trouvé que c’est en bouche que le vin se révèle vraiment. Celle-ci est marquée par une franche acidité, bien mûre, avec beaucoup de matière. Elle possède une fraicheur mentholée, épicée, citronnée. Le vin est structuré, ample, emplit bien la bouche, avec une bonne puissance. C’est tout à fait excellent. Sensation de grand équilibre et de belle harmonie.
La finale est salivante, très longue ; la langue et le palais garde longtemps la mémoire du vin, ce qui donne beaucoup de plaisir.
Accord exemplaire avec un crottin de Chavignol ½ frais, ceci est connu, mais tout aussi convaincant sur une tomme ce brebis.
Je découvrais ce domaine; bravo au vigneron pour ce très beau vin.
Gildas
Dégusté au domaine, lors d’un passage en juin dernier. C’est le type de vin qui me parle : sincère, il s’exprime sans préavis avec une dominante minérale et un côté fumé. La bouche est superbe : riche, de fruits à chaire jaune, elle est élégante et ne manque pas d’étoffe, de densité. L’acidité emmène tout ce petit monde dans une dimension que j’adore ! Mon coup de cœur ce jour-là (encore une fois !)
Comtesse
La parcelle de "Comtesse" est enclavée dans la partie basse des Monts Damnés. Les raisins issus de vieilles vignes de 70 ans d'un terroir argilo-calcaire produisent 3000 bouteilles par an environ.
Comtesse 2005
rkrk
Le nez est plus fin que le Beaujeu, sur le foin et les agrumes, avec quelques notes lactées à l'ouverture. En bouche, le vin est très gras, assez doux, avec des notes mielleuses assez dominantes et une impression de sucre résiduel qui alourdit le vin. Il manque un peu de ressort et rappelle plus un Pinot Gris qu'un Chavignol. Bien
A noter que depuis le millésime 2010, il existe une nouvelle cuvée provenant de sols argilo-calcaire et calcaire. Auparavant, les raisins intégraient la cuvée Tradition. Celle-ci s'appelle "La Côte" (2000 bouteilles/an). A suivre donc...
Gérard Boulay
Chavignol - 18300 Sancerre
Tel : +33 2 48 54 36 37
@ : boulayg-vigneron@wanadoo.fr
St Julien : c'est bien ?
Après une réelle déconvenue il y a quelques mois, où les vins de Pessac-Léognan s'étaient fait laminer, nous avons retendu le bâton à Bordeaux pour une petite chance. Cette fois-ci, le Médoc est à l'honneur et plus particulièrement les vins de st Julien.
Premier accroc et fort heureusement, ce sera le seul : aucunes instances (ODG ou autre) n'est capable de nous fournir la moindre documentation présentant de façon générale l'appellation, préférant se retrancher derrière les prestigieux châteaux qui eux sont équipés et ont la structure suffisante pour présenter leurs "produits". Pire, aucune réponse n'est faite à notre mail de demande initiale, au petit club amateur que nous sommes. OK, mais à quoi sert l'ODG St Julien alors ??
Passée cette petite désillusion, chacun à apporté une bouteille de sa cave, se rapportant à l'appellation choisie, sans millésimes précis. Les vins sont dégustés à l'aveugle seuls puis avec le repas.
Premier vin. Nez sur les fruits rouges, assez simple, dont l'élevage ne domine pas, mais paraît au contraire bien intégré malgré la relative jeunesse du vin. Bouche de demi corps, souple, sans accroche. Une entrée en matière correcte, même si l'émotion n'est pas encore au rendez-vous. C'est un Sarget de Gruaud Larose 2006.
Jolie couleur violine, cassis. Nez avec des pointes de vanille, floral avec plus de finesse que le vin précédent. Bouche gourmande, ronde, dont le fruit semble vouloir être mis en avant. La trame tannique est très fine et la longueur est plutôt bonne. Un vin plaisant, sérieux qui nous a semblé différent du standard St Julien, mais collectivement très apprécie. C'est un Haut-Médoc 2009, tout juste embouteillé par Patrick Grisard et dernier millésime sorti du château Cornélie.
Le suivant au nez offre des notes de poivron frais, de fruits noirs puis de cuir, signant là une légère évolution. Attaque mure et ronde, corpulence svelte mais dynamique. A attendre sans craintes ce Château du Glana 2004.
Le vin suivant est absolument superbe, derrière sa robe foncée : tout en nuances, subtile, le nez est bien mur, de fruits noirs, avec un élevage au service du vin, tout en délicatesse. La bouche est construite sur le même registre avec ce soupçon supplémentaire par rapport aux autres crus dégustés avant : plus charnelle, plus élégante et plus élancée. L'équilibre est très bon, sans un seul once de puissance. Superbe actuellement et à garder. C'est un Léoville-Barton 2004.
Nez de foin et de tabac blond, on a affaire ici à un vin plus évolué et plus souple. Belle profondeur de bouche, juteuse. A point ce Sarget de Gruaud Larose 2000.
Bloqué dès les début sur des notes de torréfaction imposantes, le nez s'ouvre ensuite sur une richesse et opulence du fruit. La bouche est à la peine cependant, car un peu dissociée, à la matière relativement juste. Un peu à la traine, si on le compare aux précédents ce Château Gloria 2001.
Nez fin et profond, arborant un élevage encore assez présent mais un fruit bien dessiné. Bouche tout en puissance par contre, à la constitution suffisante pour bien vieillir. A garder ce Lagrange 2004 !
Le vin suivant a des similitudes avec les précédent, avec une expression plus imposante (fumé et boisé qui commence à bien se fondre). La bouche est tout en volume et puissance. La longueur est superbe et les tannins sont gras sans manquer de précision. Il enveloppe littéralement la bouche. Belle finale sur la griotte. Ce Lagrange 2000 est d'un style totalement opposé au Barton 2004. Seul le plaisir est commun.
L'avant dernier vin est net, élégant, avec des arômes précis de mine de crayon, de cuir et de feuilles sèches. La bouche n'est pas immense, mais bien à point encore une fois. C'est encore un 2000 et c'est au tour du Château Terrey Gros-Caillou !

Le p'tit dernier, avant la ripaille : là encore, la finesse est de rigueur (fruits rouges, cèdre). La bouche est parfaitement ciselée grâce à la fine aciditée, elle est parfaitement équilibrée et longue, sans une once d'accroche. Un très beau jus encore, pour le plaisir. Par rapport à Barton 2004, l'élégance et la classe est un peu en dessous, mais quel vin encore ! C'est un Léoville-Barton 2001.
Immense plaisir pour cette dégustation, d'un très bon niveau qualitatif. Peu de déchets (même pas en fait) et un plaisir accru une fois que l'on passe à table.
Côté miam, tarte du sud-ouest (canard, pommes de terre revenues à la graisse de canard) : une tuerie absolue ! Puis côtes de bœuf au BBQ (2ème tuerie : l'accord avec les vins est sublime, mais c'était fait pour), tomates améliorées, fromages et pruneaux au vin/sorbet maison à la rhubarbe. Elle est pas belle la vie, hein ?
Chassagne ou Puligny-Montrachet ? Les 2 mon capitaine
Le but de cette dégustation n'était surtout pas de comparer ces 2 belles appellations bourguignonne, mais d'en apprécier de façon isolée chaque cuvée.
Quelques repères. Chassagne-Montrachet et Puligny-Montrachet sont 2 villages situés en partie sud de la Côte de Beaune. Coincés entre Meursault au nord, St Aubin à l'ouest et Santenay au sud, leur réputation n'est plus à faire. Si ces 2 villages abritent des appellations villages (Chassagne et Puligny-Montrachet) et 1er cru, c'est bien ici que l'on retrouve d'une certaine façon le graal de tout amateur de vin de Bourgogne : les prestigieux grands crus qui se terminent par Montrachet : Bâtard-Montrachet, Chevalier-Montrachet, Bienvenues-Bâtard-Montrachet, Criots-Bâtard-Montrachet et bien évidement le Montrachet (Mont Chauve).
Puligny produit exclusivement des blancs issus du cépage Chardonnay (exception faite d'un hectare de rouge), comme l'essentiel de la production de Chassagne qui est complétée par une production plus anecdotique de rouges.
Ce sont des vins dits de gastronomie : poissons, volailles mais également des mets plus luxueux tels homards, langoustes voire fois-gras ne leur font pas peur. Mieux, ils se marient en général très bien. Bref, des vins qui appellent à se mettre à table !
Commençons par un petit hors-sujet, histoire d'aviner les bêtes que nous sommes et de créer le passage : la bulles est bien fine, l'ensemble est porté par une grande et belle acidité, étayée par ce qu'il faut de richesse et de matière. L'expression de fruits blancs salivante et les amers en final sont remarquables. Un Champagne de bonne constitution pour souhaiter un bon anniversaire à Serge ! Toujours aussi bon ce Jacquesson 734, issu en majorité du millésime 2006, complété par 2005 et dans une moindre mesure 2004 (Chardonnay, Pinot Meunier, Pinot Noir).
L'histoire ne dit pas combien de bougies ont été soufflées
Comme d'habitude, les bouteilles sont d'abord servies à l'aveugle avant de passer à la suivante. A la fin de la série, le diner viendra confirmer ensuite la bonne tenue ou non des vins avec les mets. Les blancs sont à l'honneur pour cette soirée et nous nous sommes limités aux "villages" et premiers crus.
Assez en retrait, le nez de notre premier vin pointe vers des notes de caramel. En bouche, le bois domine les débats et dissimule encore à ce stade une jolie matière bien enrobée. Bien ce Chassagne-Montrachet 2007 du domaine Morey-Coffinet, mais à bien attendre sagement. (29 €, prix caviste).
Celui qui est maintenant servi est déjà plus expressif : on est vraiment sur le fruits et poivre blancs, même agrumes. C'est fin et la tension se devine, rien qu'au nez ! Ca se confirme dès l'attaque en bouche : le minéral répond à une belle rectitude et s'achève par une finale légèrement fumée. Grand plaisir avec ce Chassagne-Montrachet 2008 de Vincent Dancer. Ce sont les jeunes vignes du domaine, qui ont moins de 10 ans (33 € chez le caviste). Jetez un coup d'oeil à son blog photo, c'est que du bonheur !
Encore un jeune vin: citronné, agrumes au nez qui est finalement assez simple. Avec ses saveurs de miel et sa corpulence bien en chaire, la bouche est d'une bonne constitution et d'une bonne longueur. C'est un Chassagne-Montrachet 1er Cru Morgeot 2007 de Jean Desroches (39 € chez le caviste, tout de même).
La robe du vin suivant est très légère. On saute incontestablement d'un cran, avec un nez plus complexe, plus racé aussi. On sent une matière encore recroquevillée sur elle même, avec une bouche parfaitement équilibrée. Une grosse dose de soufre au départ, mais l'air lui fait un bien fou, au point de devenir plus étoffé. C'est un Puligny-Montrachet 2007 "les Corvées des Vignes" du domaine Maroslavac-Léger (non filtré).
La déception est là avec le vin suivant : clairement sur l'élevage (café, notes grillées), le jus est complètement verrouillé, au point de penser qu'il est dans une phase de fermeture. Ce Puligny-Montrachet 2009 1er Cru Les Folatières du domaine Hubert Chavy sera à revoir, en temps et en heure ! (32 € au domaine)
On quitte les notes de citron et d'agrume pour se situer d'avantage sur le miel et le floral, signe d'un vin qui possède quelques années. La bouche est agréable, arrondie par le temps, pas d'une énorme matière, mais elle est agréable à boire avec ces saveurs de camphre, de chèvrefeuille et de miel encore. Assez bien ce Chassagne-Montrachet 1999 de Lupé-Cholet.
Dernier vin. On sent la grosse cavalerie pointer son nez : nez très citroné, de tarte au citron meringuée. sur un minéral sous-jacent Très belle attaque en bouche, soutenue par une matière pleine, vive, vibrante, où les prémisses du terroir commencent à œuvrer. La finale est tonique encore, compacte, nette, longue. Aucun creux n'est détectable pour ce vin, à l'intensité remarquable. Grande classe, Grand Vin ! C'est un Puligny-Montrachet 2007 1er Cru les Caillerets de Michel Bouzereau (55 €)
Bon mes amis, c'était une très belle dégustation. Des vins de grande qualité, certes pas donnés, mais qui ont donnés tout leur potentiel avec le repas qui a suivi :
Tartare de printemps (asperges, tomates, concombres,
avocats, aromates...). Pour la recette de Serge, c'est ICI.
Blanquette de veau au citron confit
L'accord fonctionne correctement avec le tartare de printemps, mais c'est avec la blanquette qu'il devient majeur ! Les blancs d'une certaine acidité s'en sortent à merveille.
Paie ton coup... de cœur
18 ème rencontre officielle du cercle LPV Haute-Normandie. Un thème à faire pâlir un caviste : "coup de cœur".
Le principe est simple : chaque participant apporte son coup de cœur du moment ou de toujours, le défend et l'explique devant l'assemblée une fois dégusté. Les vins sont servis à l'aveugle, accompagné du repas.
C'est parti pour 17 vins : 2 bulles, 6 blancs, 7 rouges et 2 sucrés
Le nez est assez simple et pour tout dire, commence à s'exprimer une fois qu'il se réchauffe. La bouche se montre dense et ferme sur une acidité qui s'impose. Assez bien ce Champagne Gosset Brabant 1er Cru (100 % Pinot Noir)
Bon, avec ce qui est dans le verre, on monte clairement d'un cran : beaucoup plus complexe sur des notes de pommes et de bergamote. L'attaque de bouche est suave et ronde et puis tout à coup, l'effet ressort se produit : elle se tend, un peu comme un filet pour vous attraper et ne plus vous lâcher. Finale tonique et salivante. Très bien ce Champagne 2002 "la Vigne d'Or" de Tarlant (100 % Pinot Meunier). Mais 3 fois le prix du premier ;-)
On passe aux vins clairs et plus précisément au premier blanc. Robe trouble et qui avec le nez annonce clairement qu'il n'y a que du jus de raisin et rien d'autres ! Après, j'ai entendu "ça pue le cidre", "ça sent la pomme". Oui, mais avant tout, ce que j'aime dans ce vin, c'est l'expression qu'il dégage : pas de maquillage que du raisin. L'acidité est soutenue, comme il faut. Pour amateurs de jus de fruits au petit déjeuner. Ce Pinot Blanc 2009 "sans soufre" de Jean Ginglinger était mon coup de cœur, découverte du dernier salon Vinseine de Rouen.
On change radicalement de registre et on retourne dans le plus classique, rien qu'à la couleur (très claire et limpide) et le nez : pas exubérant, très fin, ananas, poivre blanc. Différent en bouche, on s'attend à trouver un vin recroquevillé, mais pas du tout : riche et large, servi un peu chaud peut-être, l'alcool s'affiche malheureusement. Mais j'aimerai goûter de nouveau ce Cassis blanc 2008 de la Ferme Blanche. Assez bien du coup. Quand l'ami Jeff m'a proposé ce vin comme coup de cœur, il m'a averti que c'était un vin fin, plus de gastronomie que de dégustation. Je veux bien le croire, d'autant qu'avec la poêlées de St Jacques à la normande, l'accord fût très bon (25 Ugni blanc, 25 Marsanne, 20 Clairette, 20 Bourboulenc, 10 Sauvignon)
Superbe nez, classieux, que les années ont patiné. D'une belle profondeur sur des notes de truffe blanche et de miel avec une pointe d'oxydation. La bouche est du même niveau : mature, ample, même si la longueur n'est pas énorme, c'est la classe ! J'ai adoré ce Pessac-Léognan blanc 1993 à maturité du domaine de Chevalier (70 Sauvignon, 30 Sémillon). Très bien. Merci Jeff (2ème) !
Ce qui est bien avec ces dégustations éclectiques, c'est qu'on voyage avec chaque bouteille ! Le vins suivant offre un nez très rond, sur des notes de caramel appuyées. Les fruits blancs et notamment la pomme se font un peu discrets. La bouche est très ronde. Au final, un vin original, un brin vanillé, taillé pour une cuisine à base de safran par exemple. Bien ce Côtes du Jura 2007, cuvée Chardonnay ouillé, dernière née du domaine Jean Macle. Apport de Sébastien.
Voici le dernier blanc de la série. Rassurez-vous, un autre pointera son col au moment des fromages... Très beau nez, comme je les aime : citronné, droit, pur, iodé et coquilles d'huitres. Et que dire de cette bouche ? Elle envahie tout avec un boisé très fin et une densité incroyable. La finale traçante citronnée encore est longue et saline. J'adore, j'adore, j'adooooooooooooore ce Chablis 2005 de Vincent Dauvissat. Très bien mais surtout merci mon Fred ! (100 Chardonnay)
Changement de ton et de couleur. Ca sent le Pinot Noir évolué voir fatigué : pivoine, quelques notes de poivre. La bouche propose encore un peu de fruit, mais c'est la terrible acidité qui emporte tout. Ce Gevrey-Chambertin 1989 de Gilles Burguet était le coup de cœur de Marc il y a 20 ans. Un Gevrey fatigué, mais c'est ce producteur qui a fait aimer le vin à notre Marc et plus précisément la Bourgogne (100 Pinot Noir)
On ne quitte pas la Bourgogne avec ce qui suit : c'est beaucoup plus jeune, d'une belle finesse. Il y a un végétal qui accompagne le nez qui apporte une profondeur notable. Très belle bouche, à la matière ferme, mais élégante dont l'aspect végétal donne une fraîcheur qui allonge le vin. J'ai beaucoup aimé ce magnum de Haute-Côte de Beaune 2005 "Orchis Masculata" du domaine Naudin-Ferrand. Il faudra que je me penche sérieusement sur les vins de ce domaine. Merci à Didier pour ce coup de coeur ! (100 Pinot Noir)
C'est au tour de Fred de servir son 2 ème vin. Discret au nez, avec des notes de fruits rouges telles la cerise griotte et de ponctuations minérales, le vin se délie sur un équilibre plus sudiste que les autres, tout en gardant fraîcheur et buvabilité. Un peu en retrait ce Minervois 2006 "l'Ame des Maillols" du domaine les Maillols (80 Granache, 20 Syrah)
Le consciencieux et intarissable dénicheur de talents viticoles Benoit attrape sa bouteille et commence à faire le plein des verres. Le nez est superbe, très fin avec des touches d'herbes aromatiques, de menthol et de fruits noirs. La bouche n'est pas en reste, elle est tendue, fraîche et dotée de tannins remarquables tant sur le nombre que sur la finesse. Un vin à découvrir absolument que ce Coteaux du Varois 2007 "Champs de la Truffière" du domaine du Deffends. L'accord avec le canard à l'abricot fonctionne super ! (50 Syrah, 50 Cabernet-Sauvignon)
Le vin suivant a un nez bien ouvert : herbes aromatiques encore, quelques touches d'oranges sanguines et de poivre faisant penser à une Syrah du Rhône. La bouche est veloutée, d'un équilibre bourguignon et déroule sa panoplie florale et de bois oriental. Longue finale poivrée. Bon, je ne vais pas être très objectif avec ce Coteaux du Languedoc 2007 du domaine Montcalmès, car c'est mon deuxième coup de cœur du jour. Toujours aussi bon, je suis content d'en avoir encore quelques bouteilles à la maison (60 Syrah, 20 Grenache, 20 Mourvèdre)
Avant dernier rouge, c'est Franck qui se lève ! Caramba, il nous sort une espèce de missile tout en concentration, à la matière compact mais élégante, autour de la cerise noire et le zest d'orange. Finale plus relâchée mais un peu froide (Frank avait oublié de sortir la bouteille de la glacière !). Quand il nous indique que ce vin, issu de 2003 est un millésime froid, tout le monde le regarde avec des yeux ébahis. Bah oui, en Israël, cette Syrah Yarden Galilee 2003, n'a pas été élaborée par un temps plus chaud que la normale (100 Syrah).
Dernier rouge. Le nez fumé est celui d'un vin qui a quelques années certainement. D'une belle profondeur, c'est mur sur une trame minérale. Par contre, je suis assez décu par la bouche dont l'absence de fruit mais surtout la sècheresse excessive qui m'interpelle, surtout sur la finale. J'avoue être assez déçu par ce vin que l'on est en droit d'attendre à un tout autre niveau qu'est ce Coteaux du Languedoc Clos des Cistes 1998 de Peyre Rose. A revoir ? C'était l'apport de notre normand et demi Pierre (85 Syrah, 15 Grenache)
Pour accompagner l'assiette de fromages, un blanc fait son apparition. Il a une couleur soutenue et dorée, qui met sur la piste d'un vin de quelques années. Il offre quelques notes de truffes, de citron et de caillou. Sachant que c'est l'apport de Franck, Fred demande si "ça ne serait pas un Sauvignon du 20 ème siècle". La bouche est encore bien tendu et l'allonge est douce et termine sur de beaux amers. J'aime beaucoup l'énergie que dégage ce vin. Bien, ce Sancerre 1997 "la Bourgeoise" de Henri Bourgeois (100 Sauvignon)
2 douceurs pour terminer. Le nez est assez profond, sur l'encaustique, le tabac blond avec des notes de sparadrap. La bouche est plutôt fine, avec une concentration modérée des arômes, signe certainement d'une année moyenne. Par contre, l'équilibre sucre/acidité est très bon. Bien pour ce Sauternes "Paradeigma" du domaine Rousset Peyraguey. On est pas vraiment surpris d'apprendre que c'est la version 2000, millésime compliqué dans cette région. C'était le coup de coeur de Jean-Jacques (85 Sémillon, 10 Sauvignon, 5 Muscadelle).
Beaucoup plus jeune, sur les fruits confits comme l'ananas, l'abricot avec une silhouette que l'on imagine élancée et svelte. C'est confirmé par une bouche construite sur une fine acidité, une concentration remarquable et une précision des arômes. Bien + et à revoir dans quelques années encore. C'est un Monbazillac 2005 du domaine de la Borie Blanche (60 Sémillon, 30 Sauvignon, 10 Muscadelle). C'était le coup de coeur de la vigneronne herself, qui lors d'un passage de Marc au domaine, lui a laissé ce flacon pour l'une de nos dégustation à venir. Merci !
Et puis merci à tout le monde pour cette journée, un peu dissipée il faut le dire ! Des vins, voici ce que je retiendrai : le Cassis blanc de la Ferme Blanche, le Chevalier blanc 1993, bien évidement mais je le connaissais, le Chablis 2005 de Dauvissat et le Coteaux du Varois du domaine du Deffends.
A bientôt, pour de nouvelles aventures !









































