Voici quelques blancs issus de la région du mâconnais, dégustés à l'aveugle avec les Maigremont.

Viré-Clessé 2009, Pascal Bonhomme : le nez est asse simple, acidulé, trahissant une certaine jeunesse. La bouche est laiteuse et pour tout dire, commence assez mollement. Pas tellement surpris de savoir que c'est un 2009 dans le verre, le côté chaleureux ressort un peu. Un vin qui n'a pas encore trouvé son équilibre, mais connaissant les vins de Monsieur Bonhomme, il devrait trouver la sagesse avec une jolie ossature longiligne qui est en général sa référence. 11 € à la maison Clet à Louviers.

Mâcon-Chaintré 2007, domaine Valette : le registre est radicalement différent. Le nez est assez ouvert mais  un poil brouillon. L'air remettra de l'ordre. Le nez affiche des notes de pomme verte et de rhubarbe. La bouche propose un beau volume, franche et riche. Une alternative nature avec une valeur sure proposée cette fois par Philippe Valette.

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Pouilly-Fuissé 2009, château de Vitallis : belle trame minérale et fruits blancs au nez. Malheureusement, la bouche n'est pas à la hauteur de ce joli nez. C'est un puzzle qui n'est assemblé : élevage trop présent (caramel), creux en milieu de bouche. A revoir.

Pouilly-Fuissé 2005 "en Carementrant", Bret Brothers : un peu en dedans durant la dégustation, l'air lui a fait un bien fou au point de s'avérer dense et d'occuper le terrain tel un 3ème ligne de rugby. Il ne manque cependant pas de fraîcheur et d'élégance avec des notes de pain grillé et un fruité mur. Il évoluera favorablement dans les années à venir, car la matière est riche et bien structurée. Très bien

Mâcon-Verzé 2008, domaine Leflaive : au départ, le vin a des connotations de Jurançon, quasi exotique et bien mur. La bouche offre une assise minérale, à l'acidité quasi tranchante, droite. Le plaisir est immédiat. Très bien. Un seul petit problème, le prix : 20 €.

Mâcon-Cruzille 2009, domaine Guillot-Broux "les Genièvrières" : nez est un peu "libre", voire un peu nature avec une pointe de vernis. La bouche semble plus intéressante : même si elle est riche, elle sait rester équilibrée, grâce à une belle acidité et un élevage qui semble vraiment au service du vin. Jolie finale, salivante comme il faut. Très bonne découverte.

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Et un petit dernier, qui change radicalement de couleur, mais qui sait rester dans le thème. Mâcon-Cruzille rouge 2008 "Beaumont", domaine Guillot-Broux. Le nez est frais avec petits fruits rouges, poivre noir et une pointe de végétal (sève d'arbre). La bouche est vive, simple, sapide et gourmande. Bien.

Point de folies culinaires pour une fois après cette belle dégustation : personne n'avait vraiment eu le temps de se mettre aux fourneaux. Du coup ce sont terrines et ripailles du genre qui ont permis d'accompagner avec plaisir ces quelques blancs du mâconnais.

Ce blog devrait retrouver une vitesse de croisière un peu plus soutenue. Les cartons et autres containers étant maintenant déballés ;-)