La Dive du Cru s'en retournant à Sau-mur,
La Dive du Cru s'en retournant à Sau-mur,
De Deauville à Saumur, la Dive la Di-ve,
De Deauville à Saumur, la Dive du cru

La Dive du cru je rencontre une belle... (boutei-lle of course)

Trouvez l'air que vous voudrez, ça marche à tout les coups. Soyez rassurés chers lecteurs, ce blog ne prendra pas la ligne éditoriale du blog d'Olif ;-)

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Une opération maintenant célèbre et attendue de pieds fermes (pour ceux qui en avait encore avec ce froid intense) organisée par Sylvie Augerau à Saumur. Après un passage par les planches et la luxure deauvillaise, retour aux sources à Brézé exactement, dans les douves du château, là où ça fait peur ! Le tuffeau, rien de tel pour réchauffer le cœur des nombreux amateurs et de la bonne centaine de vignerons qui avaient fait le déplacement pour proposer une gamme dite "vins naturels".

Avec Serge, nous avons fait le déplacement de notre Normandie : 3 heures de route à parler de pif, de paf et de miam avec en prime une pause déjeuner casse croute du matin : nous sommes rejoint pas une terrine de sanglier maison qui passait pas là, non loin de l'aire de stationnement. Arrivée à Brézé à 11h00 tapantes et direction les entrailles. C'est que ça caille là dedans ! Au moins, les blancs ne vont pas souffrir, les rouges certainement un peu.

Le premier à nous présenter son tonneau est Julien Guillot du domaine des Vignes du Maynes dans le Maconnais. Le domaine a été cadastré en 910 (après JC, faut pas pousser Mémé quand même !) et c'est un des plus anciens domaine bio de France et de Navarre. Julien nous indique que tous les propriétaires du domaines ont été répertoriés et sont connus (savais pas que Line Renaud fait du vin). Parlons peu mais bien : les blancs sont claquants, vifs et offrent une fraîcheur minérale. Mention particulière au Mâcon-Cruzille  "les Chassagnes" 2009, tiré du fût pour l'occasion : le minéral porte déjà très loin le vin avec une matière dense et séveuse. Deuxième mention pour le Bourgogne Pinot Noir 2009, croquant et mordant, à la matière ciselée. Un BPN qui n'a rien à envier aux plus beaux "villages" de Côtes d'Or.

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Un p'tit tout sur la gauche : c'est Arnaud Combier qui sert. Toujours dans le Mâconnais, Arnaud opère dans les AOC St Véran, Pouilly-Fuissé et Mâcon. Nous avons été interpellés par la stature et la salinité du St Véran 2007 "la Barnaudière".

Demi tour en arrière, Jacques Maillet et sa célèbre moustache nous accueille : toujours un plaisir de lui serrer Jacques_Mailletla pince, d'autant qu'il arbore son large sourire, comme d'habitude. L'humeur joyeuse, il est heureux de nous faire déguster les produits de son terroir alpin. "Autrement" (Mondeuse/Pinot Noir/Gamay) 2007 et 2008 se goûtent bien malgré le peu de température qui règne. La Mondeuse 2009 est croquante, comme je les aime ! Du fruit en veux-tu en voilà sur un ton un brin animal. Et sa Roussette 2008 est géniale : sec, minérale et fruit confit. Mais il n'y en  a déjà plus une quille !

Nous partons ensuite nous oxygéner avec quelques bulles des Champagnes Larmandier-Bernier. Nous tombons d'accord (et comment ne pas l'être) avec le Blanc de Blancs 1er Cru Extra-Brut. Fleurs blanche, avec des notes briochées, beaucoup de finesse et une équilibre remarquable. TOP

Un pot de miel entouré d'abeille ! C'est ce qu'on pouvait voir autour de Philippe Bornard. Tiens, Stéphanie Roussel (Château Lassolle) est là pour déguster, c'est que ça doit être bon. Des étiquettes qui fleurent la bonne humeur rien qu'à les lire : "la Chamade, l'Aide-Mémoire, le Rouge-Queue, le Garde-Corps". Les cuvées de Chardonnay sont superbes, pure et bien travaillées : un régal. Un hip hip hip particulier à "le Ginglet 2007" Arbois Pupillin très ouvert, "l'Ivresse de Nöé", un beau savagin ouillé avec quelques grammes de sucre résiduel et "les Marnes 2005", un Arbois élevé 4 ans sous la mère voile qui empiètent magnifiquement sur le territoire d'un beau jaune.

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Philippe Bornard, vigneron "Coup de Coeur" de la Dive 2010

Bah vous savez quoi ? En partant, Serge et moi on s'est dit qu'on allait approfondir la chose prochainement. Coup de Coeur du salon, c'est mérité !

Minute Cyclopède : Olivier Rivière est un jeune français qui a fait ses classes chez Lalou Bize-Leroy entre autre et qui vinifie en Rioja. "Gabacho" 2008 (Graciano/Tempranillo) se montre démonstratif, riche, fruité et sensuel.  Pas incertain que j'aille là aussi approfondir la chose lors des prochaines vacances en Espagne. Un frenchi au pays des castagnettes, ça fait un peu extra-terrestre et ça nous en a bouché un coin. "Etonnant non ?"

Nous remontons un peu plus au nord pour poser notre verre sur la barrique du domaine de la Casenove (Roussillon). Frédérique Barriol-Montès est pétrie de froid ! Mais elle fait plaisir à voir d'autant qu'un sourire, c'est encore gratuit de nos jour. Le domaine, on le connaissais déjà (ICI), mais cette fois-ci, on s'est penché sur 2 belles cuvées de Syrah. L'une 100 % Syrah "François Jaubert" 2004 au caractère sudiste bien trempé et "Pla del Rei" 2000 à majorité de Syrah (85 %) riche, ample et gracieuse, aux tanins domptés et suaves.

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Olif, Frédérique Barriol-Montès et Bruno

Nous changeons de grotte de tuffeau et nous nous arrêtons chez un petit jeune : Joseph Paillé. L'expérience de Jo Pithon et la fougue de Joseph aux commandes du négoce Pithon-Paillé qui n'hésitent pas à instaurer un réel partenariat avec les propriétaires de parcelles (pour la majorité biologiques). Des Anjou blancs et rouges, des Savennières, des Chinons et des Bourgueils. Nous avons apprécié la gourmandise des Chinons, emprunt d'une jolie minéralité, à la matière pas trop marquée. Bon courage pour cette aventure, sans oublier Wendy et Isabelle, leur femme respective.

Nous attendions de pied ferme les Saumurs du domaine Guiberteau. Brézé blanc 2006 découvert à Deauville l'année dernière et ayant survolé les débats il y peu de temps lors d'une dégustation chenin, nous voulions confirmer avec un autre millésime. Bah c'est encore la classe avec ce 2007. Cette magie de conjuguer à la perfection le raisin, le bois et cette matière ciselée est réellement bleufante. Cette année, une nouvelle cuvée à vu le jour : "Clos des Carmes" 2007, issue d'une parcelle replantée en 2004 : je ne pensais pas qu'il était possible de faire aussi bon avec d'aussi jeunes vignes, toujours avec cette patte combinant le fût et le fruit. Mon vin Coup de Coeur du salon.Serge, t'es d'accord ?

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Après avoir croisé Aurélia, mondialement connue maintenant (sans lui avoir fait la bise, NOUS), nous rentrons dans l'antre de la haute couture beaujolaise pour y faire le dernier ravitaillement de cette Dive 2010 : Jean Foillard. Nous qui étions ignorants de ses Morgon Côtes de Py et de ses Fleury nous voilà convertis dans le bonheur. Des Côtes de Py 2008, 2007, Fleury 2007, 2006 si peu envisageables : denses, veloutés, fruités et longs. Tout ça dans du Gamay. Pour un peu, on s'en ferait notre produit de beauté. Et le Morgon cuvée "3,14" 2006, j'en suis encore tout retourné.

Quelle journée ! Il nous fallait regagner ensuite notre paisible Normandie : le voyage s'est fait dans un silence quasi parfait (la fatigue certainement), mais la tête chargée des beaux moments que nous venions de passer et d'une certaine musique

A l'année prochaine, sans aucun roots !

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