Les bouteilles de Maigremont

Les dégustations de vins du Cercle de Maigremont

06 novembre 2009

"Vatan Boulay, je n'ai pas eu mon Cotat de Pinard Bourgeois" : quand Francky, le docteur es Sancerre brade ses petits Bordeaux

Une invitation à pendre la crémaillère chez Marie et Franck dans leur tout nouvel appartement et c'est l'équipe rapprochée des normands de LPV qui se retrouve cette fois-ci pour :
- la première partie : découvrir à coup sûr les meilleurs crus de Sancerre et Pouilly-Fumé
- la deuxième partie : aider Franck qui a un problème de conscience sur les vins de Bordeaux : il n'en veut plus de ces petits Bordeaux, il en a marre d'être pris pour un jambon et crie au scandale alors que les prix n'ont pas cessé d'augmenter depuis quelques années.

Les vins sont bus à l'aveugle, accompagnés des préparations culinaires de Marie et Franck.

Mise en bouche, pour patienter après les petits derniers et un Pouilly-Fumé 99, "la Demoiselle de Bourgeois" Henri Bourgeois. Joli nez est truffé, accompli, sur des notes crayeuses. Mais la demoiselle paraît un peu fatiguée en bouche et elle semble un peu fripée après quelques années.

Petits canapés à base de produit de la mer... et autres petites choses bien bonnes

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A partir d'ici, les vins sont servis par paire.
Sancerre 2007 Vieilles Vignes "Cuvée Maxime" Vincent et Jean-Yves Delaporte. Bergamote, fenouil et ouvert au nez. Bouche à l'attaque perlante, sur le coing et un fond minéral. Bien +
Sancerre 2006 "les Monts Damnés" Gérard Boulay. L'ensemble est plus en retenu. Malgré cela, on devine des notes de feuilles sèches avec une minéralité sous-jacente. Bien en l'état, dans un registre différent du Delaporte. Moins à son aise que d'habitude (phase de fermeture ?) mais taillé pour durer.
Delaporte est une belle découverte

Sur Hell's Bells de AC/DC, arrivent les vins suivants : petit fond végétal, registre exotique mur et complexe. La bouche est imposante et on joue avec la limite de sur-maturité comme un joueur de tennis joue le long des lignes : mais il ne tombe pas dans la lourdeur, bien au contraire. Un magnifique Sancerre 2007 "Chêne Marchand"  de Vincent Pinard. Face à lui, un vin qui ressemble au "Monts Damnés" de Gérard Boulay que l'on vient de terminer : notes de bananes, assez en retenue toujours avec ce fond minéral. Très belle finale saline. C'est encore un Sancerre 2007 de François Cotat. Il s'agit ici de jeunes vignes de 15 ans situées sur la commune de Chavignol. Dans l'état, c'est bien, mais à attendre bien gentiment

A ce stade, vous l'aurez compris, Franck nous régale avec des vins issus de son terrain de jeu favori : le Sauvignon sous forme de Sancerre. Mais connaissant l'artiste, il ne serait pas idiot d'y retrouver quelques sauvignons de Pouilly-Fumé.

Entrée en fanfare des fois gras fermiers...

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Nous apprenons que Franck est un grand amateur de poivre. Il nous propose quelques beaux spécimens de  cette épice.

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Du coup, Vincent tranche son foie gras en 5 et
testera 5 poivres différents

Et nous apprenons aussi qu'il apprécie la compagnie de petites bêtes rampantes dont ne raffole pas les dames (ni les hommes d'ailleurs)

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Les mygales !! Ici, une mue intacte

Autre match. Exotique sur fond minéral, avec une petite déficience de maturité. Bof pour ce Sancerre 2000 de Henri Bourgeois. Et comme un bourgeois peut en cacher un autre, la rincette tout de suite : là, le nez superbe marqué par l'iode, la coquille d'huitre, très pur, très mûr avec une pointe truffée. La bouche est agréable, avec du gras et de l'allonge, mais manque pour ma part d'un peu de puissance. Bien tout de même ce Sancerre 2003 "Etienne Henri" de Henri Bourgeois, Vieilles Vignes de 50 ans élevées en fûts de chêne.

Le nez du premier est serré, sur l'ananas avec une jolie minéralité et un fumé enjoleur. Bouche à l'attaque saline sur une très grande longueur. Bien +. Et puis il y a ça : un nez avec des analogies de Riesling et ses notes citronnées, mûr, classe évidente. En bouche, c'est mûr, l'acidité est superbe, c'est d'un équilibre magistral avec des touches de poivre blanc. Très bien. Il faut bien terminer les blancs : il s'agissait d'un Sancerre 2007 "Grande Côte" de Pascal Cotat et le petit dernier n'était rien moins que Pure Sang 2007, Pouilly-Fumé du regretté Didier Dagueneau ! A la hauteur de ce qui ce dit sur le domaine.

Puisqu'il faut passer du côté obscur, nous le faisons volontiers ;-). Toujours par paire... Il y avait un premier plat de viande : un oiseau à plumes accompagné d'une purée maison carotte pomme de terre. Pendant ce temps, Pierre entame sa 7 tranches de foie gras...

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Du fruit en paquet de dix, rose fanée, faisant penser à une vendange entière. Toucher de bouche qui peut heurter la sensibilité de certain (on pourrait penser dur), mais j'aime beaucoup cette mâche d'enfer limite poignante sur la griotte et la cerise à l'eau de vie. C'est un Fixin 1er cru "les Hervelets" de Jérôme Galeyrand. J'ai eu l'occasion de goûter de nouveau ce flacon le lendemain (je suis reparti avec, hihi) et bien son contenu était encore meilleur, d'une gourmandise redoutable. En face, l'autre version du pinot noir : crémeux, sur le cassis, de belle facture, soyeux et fin. C'est bien fait, précis et hautement recommandable, mais ce Chambolle-Musigny 2006 d'Amiot-Servelle est à boire... mais pas maintenant.

Franck nous indique que les sols des vins qui suivent sont faits de silex rouges. Belle profondeur, du fruit et un peu d'élevage (fraise et zan), un peu simple mais correcte. Son concurrent est tout autre : fruit intacte, posé sur une fraîcheur mentholée, droit et soyeux. Très beau. Encore deux Sancerres : "la Bourgeoise" 2006 de Henri Bourgeois VS "Belle Dame" 2006 du domaine Vacheron.

Nous changeons de région, sans changer de cépage. 2 Grand crus de Bourgogne, qui ne m'ont pas particulièrement marqués. D'une part un Clos de Vougeot 2000 du domaine Tortochot : dans un registre d'encens, de tabac froid et frappé d'une austérité déconcertante. D'autre part, ce même domaine Tortochot, millésime 2000 également, montrant ses origines avec un côté terrien marqué : humus, sous bois. C'était un Chambertin. ll ne m'a pas plus ému que ça aussi.

Petite interlude à cette dégustation. Vous avez certainement entendu parler de "l'affaire Reignac", ce Bordeaux Supérieur qui a tenu la dragée haute avec le 2001 à bien des (très) Grands Crus de Bordeaux de la même année ? L'affaire s'est déroulée lors du Grand Jury Européen qui compte parmi la liste des dégustateurs, de bien grands critiques et hommes influents. J'avais apporté le 2007, dernier millésime disponible à la vente et tenté d'obtenir quelques avis de nos amis ici réunis. Il s'agit d'un vin d'une grande jeunesse, habillé d'un élevage assez présent, mais pas tapageur, plutôt fondu. La matière est juteuse avec des notes de graphite mais une finale étonnamment courte. Pour 12 € c'est correcte, mais faudra-t-il attendre 8 ans pour qu'il mette la pige aux Mouton-Rothschild ou encore Pétrus ? Et tout simplement sera-t-il au niveau qu'on semble nous faire espérer ?

Le bœuf fait son entrée accompagné d'un autre match. Le premier vin me fait penser à un Pauillac. Il est classieux, fait de rose, encre d'école. Muni d'une jolie acidité, le vin est plein et offre une belle et longue finale sur un élevage soigné. Un très beau St Julien Château Beychevelle 2001. A côté, ça sent aussi le grand vin : il est dense,  pêchu, crémeux à souhait, épicé et un équilibre parfait ! La finale remonte et remonte encore. Excellent et beaucoup de plaisir avec ce St Emilion Grand Cru 2001 du Château Canon la Gaffelière. Une surprise : personne ne l'attendait à ce "Haut" niveau.

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Les deux vins qui suivent sont servis dans la foullée. Une déception relative avec ce Pomerol 2001 du Château la Conseillante : pas au mieux concernant l'équilibre général, avec des tanins relativement durs. Mais en face, La Mission Haut-Brion 2001 (Pessac-Léognan) montre une tout autre facette : nez serré et classe, bouche dotée d'une tension remarquable avec des notes de goudron et de fumée. Excellent.

Canon, la Mission, puis Beychevelle : c'est le tiercé gagnant de cette séquence 2001. Mais c'est juste le mien !

Franck voulant nous fait la surprise de nous faire déguster un cru qu'il affectionne particulièrement : nous ne le savons pas encore, mais Mouton-Rothschild 1999 est débouché au pied levé et versé dans nos verres. Il livre de magnifique effluves de violette et les touches d'élevages comme le cèdre et le café sont assez homogènes. Malgré le peu d'air qu'il a reçu, on sent une matière mûre très jeune, des tanins fins mais ne s'exprime pas d'une façon très complexe. Il semble y en avoir gros sous la pédale.

Dernier rouge et soudain, c'est la claque. J'ai eu envie de passer le reste de cette belle journée à humer le contenu du verre, tellement c'était beau ! Le nez s'exprime avec bonheur et sans retenue  et une complexité sublime sur la rose fanée, des senteurs d'antiquaire comme la térébenthine et le vieux bois, la groseille, la fraise et des notes florales et foxées. La bouche n'est pas en reste : elle est pleine, et apparaît comme posée et d'une fraîcheur insolente. On retrouve également des touches de fumée et de boite à cigare. Le velours qui est en bouche est absolument génial ! Un très très grand vin, qui m'a  séduit par son calme et sa force tranquille. DSC_0739Dans mon panthéon des rouges. Un GRAND merci Franck pour cet Ausone 1990, St Emilion Grand Cru.

Viennent ensuite 2 blancs pour les fromages. D'abord un Vougeot 1 er Cru 2004 "le Clos Blanc de Vougeot", Monopole du Domaine de la Vougeraie. Un joli Bourgogne sur des notes de pêche, de miel et de chamallow. On trouve en bouche une matière bien mûre et une acidité citronnée. L'autre vin était une "Grande Cuvée" 2005 de Sancerre du Domaine Comte Lafond (Ladoucette) qui m'a marqué par son déficit de maturité. Bof

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Et puis non tiens, un dernier blanc pour la route. Nous savons tous ce qui est servi. Citron et fond minéral DSC_0705évident au nez. Fine et longue acidité sur l'ananas. J'ai noté bien, mais ce que je retiens, c'est le potentiel de ce Silex, Pouily-Fumé 2007 de Dagueneau.

Et quel plaisir de terminer avec ce liquoreux : belle robe dorée, couleur citron. Le temps semble avoir fait son œuvre sur l'intensité des arômes, mais la bouche n'en reste pas moins crémeuse et d'une belle tenue sur un rôti plutôt fin. C'était un Sauternes 1970 du Château le Tour Blanche.

Mes zamis, quelle journée ! Merci Marie, merci Franck, vous êtes zinzin de nous avoir gâtés comme ça ! Votre crémaillère était une grande réussite et avec ça, votre appartement est maintenant béni.

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12 octobre 2009

Juste pour rire, en pleine semaine

L'ami Pierre qui veut nous faire connaître son père spiritueux, Gaby et c'est un nouveau prétexte pour se retrouver autour de quelques bouteilles et une bonne cuisine. Tout est à l'aveugle et les breuvages sont accompagnés du repas.

Rillettes de saumon maison.
Bulles fines, nez très ouvert et avenant, tilleul, pomme, amande et un peu fumé. Bouche très ronde, très subtile et qui s'étoffe en final sur des notes d'anis. Un très beau Champagne taillé pour la table : habituellement, Moët n'est pas ma tasse de thé, mais force est de constater qu'ici, c'est excellent. C'est un millésimé 2000 "Grand Vintage".

roulotLes vins 2 et 3 sont servis en parallèle. Le nez de ce premier est floral, patine d'antiquaire, dans un style longiligne et superbement élevé. La bouche est ronde, il y a du gras mais manque d'un poil de tension pour en faire un très beau vin. Pouilly-Fuissé "Secret Minéral" 2007 de Jeandeau. L'autre vin présente un caractère minéral marqué avec un pointe de réduction et de champignon. Mais c'est en bouche que ça se passe : elle possède l'équilibre des grands Bourgognes et affirme le terroir avec classe. Superbe Monthelie blanc 1er Cru "les Champs Fulliots" 2000 de Jean-Marc Roulot.

ris

Je vais vous avouer que je ferai des kilomètres rien que pour avoir des ris de veau. Quand ils sont accompagnées de morilles et de sauce à la crème, rien ni personne ne pourrait me retirer l'assiette que j'ai devant moi, pas même un pitbull. C'est le petit Jésus en culotte de velours qui arrive avec les deux vins suivants ! Le premier de la série est assez austère, réservé, un brin soufré pour tout dire. L'acidité est contrastée et le tout manque d'harmonie. C'est très loin de l'idée que je me fais d'un 1er cru de Meursault et surtout d'un Genevrières. C'est un 2002 de Mestre-Michelot. L'autre vin est très typé, le caractère bien trempé, il affirme des notes de fruits jaunes et un côté fumé qui met sur la piste d'un Chardonnay du Jura. La bouche possède une belle richesse, sur un côté mur et une finale fumée encore une fois. Le plat allait à merveille à ce Côtes du Jura Chardonnay 2006 "En Barberon" de Stéphane Tissot.

Passons à des vins plus sombres.

6 et 7 sont servis en parallèle pour accompagner l'agneau. Belle robe juvénile et foncée. Trame agréablement fruitée d'abord, nez classieux typé rive gauche. C'est d'une redoutable précision, mêlé d'une jolie pointe herbacée. Bouche croquante et longue, tanins serrés de grande qualité. Je lui trouve cependant une finale amère assez appuyée mais il faudrait être de mauvaise volonté pour ne pas l'apprécier.
L'autre vin arbore une robe qui commence à légèrement évoluer. Matière mure, beaucoup de fraîcheur, rose fanée, tabac, cigare, plus marqué par l'élevage, mais pas du tout outrancier. La bouche est un peu plus fluette que celui qui lui fait face, mais possède une belle structure qui commence à évoluer avec encore une fois cette fraîcheur agréable. Les Carruades de Lafite 2000 (6)est un très beau vin pour se faire plaisir en ce moment, mais un poil en dessous du prometteur Pontet Canet 2001 servi en face (7). 2 très beaux Pauillac dans 2 styles différents.

Avec l'Ossau-Iraty, Pierre joue "l'accord classique" nous dit-il : je n'ose pas penser à la fameuse cuvée Haïtza, car le vin semble confus, montrant peu de complexité (cassis et c'est tout). Les tanins sont fermes, même un peu durs. C'est bien connu avec cet Irouleguy cuvée "Haïtza" du domaine Arretxea : quelques temps après la mise en bouteille, le vin se referme. Ce millésime 2006 est à cacher pendant au moins 3 ou 4 ans !! Il n'en resurgira ensuite que bien plus vaillant.

verre

Le St Nectaire se voit doter d'un autre vin et de nouveaux verres. "J'ai pensé que ça devait aller avec cebarolo genre de bocal" indique Pierre en montrant un gros verre à Bourgogne. Et là, c'est la baffe ! Tout le monde se regarde, le sourire en coin. Quel est donc cet OVNI* ? Le Pinot Noir est identifié rapidement par l'assemblée. Nous partons après concertation vers un Grand Cru de la Côtes de Nuits et disons qu'un Bonne Marres de noble origine ne serait pas idiot. Nez classieux, envoutant, profond, rose, camphre. Bouche gigantesque, tout en longueur avec une texture douce mais consistante que je n'avais encore jamais abordé. Le fruit est mur et d'une élégance fantastique. J'ai noté "tanins comme les haricots : extra-fins". Et pan, derrière les oreilles, ça nous apprendra : rien de bourguignon, mais c'est un délicieux Barolo 1997 Cannubi Boschis de Luciano Sandrone qui est dans nos verres. S'il y avait un vin pour faire l'amour, nul doutes qu'il serait celui-là !

Et sur un crumble aux pommes, le petit dernier. Nez d'agrumes : jus d'orange, orange sanguine, clémentine, peu de rôti mais quelques notes safranées. Bouche sur des saveurs d'ananas dotée d'une grosse acidité qui le rend très digeste malgré l'épaisseur qui l'accompagne. Nous terminons avec un très très beau Sauternes 2003. Eh oui, 2003 ! Et ce n'est pas moins que le Château de Fargues. Bravo

Merci l'ami, merci Pierre pour ta petite soirée en plein milieu de semaine avec tes petits vins de table ;-)

* OVNI : Objet Viticole Non Identifié

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28 avril 2009

Un repas dégustation Exceptionnel !

Je me considère comme un petit veinard. "Le jour J, l'heure H et le bon endroit pour le spermatozoïde élu" : c'est ce que je me dit à chaque fois que j'ai de la chance ! Faire partie des amis de Pierre est déjà une reconnaissance. Celui-ci fêtait son anniversaire, un compte rond. Comme c'est un grand amateur de vin, de bonne bouffe et qu'il a le coeur sur la main, nous avons eu le privilège d'être conviés pour une grande journée de dégustation. La liste des vins est impressionnante et bon nombre pris individuellement auraient été LE vin d'un repas. Jugez plutôt, récit...

Table

Nous sommes "convoqués" pour l'heure du midi avec quelques amis amateurs de bonne chair et de bons vins. Le petit déjeuner a été des plus légers, car connaissant le maître des lieux, on risquait de passer quelques heures à table ;-)

Les vins sont servis à l'aveugle accompagnés du repas et dévoilés après chaque série (de 2 ou 3)

Rillettes de saumon et citron confit
Champagne Gosset Celebris Brut 1995
Pomme au four, noisette, belle rondeur et jolie vinosité, bulles fines. Finale pralinée et crayeuse. Un beau Champagne (Chardonnay/Pinot Noir) pour débuter et ouvrir l'apétit.

Gosset   Gosset_1

Edmond1Aumônière de chèvre et compotée de poires à la cannelleEdmond_btlle
Sancerre 1996 Cuvée "Edmond" Alphonse Mellot
Nez truffé et un peu exotique, des notes oxydatives. Finalement peu de choses à dire. Termine très court. Seule déception d'une journée qui allait s'annoncer comme exceptionnelle.

 

Chablis 2006 Vincent Dauvissat et St Aubin 1er Cru "Bas de Vermarain à l'Est" 2007 Sylvain Langoureau
Le Chablis est un vin qu'il a fallu aller chercher. Timidement, des notes précises d'agrumes et de citron vert viennent. La bouche est droite dans un style pur. Le St Aubin, une fois reconnu confirme l'excellente impression que m'avait fait ce vin il y a quelques semaines : il représente un beau Bourgogne blanc dans son écrin (bel élevage, chauffe intéressante et originale). Droit dans ses bottes, le vin est vif et ample dans un style où rien ne dépasse. Avantage au St Aubin, expressif à souhait. Le Chablis est peut-être un peu moins intéressant à ce stade, mais on devrait reparler de lui à coup sur.

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Meursault "Les Tillets" 2004 Domaine Roulot et Meursault "Narvaux" 2004 Domaine Balland-Curtet.
Pierre indique qu'il s'agit de 2 vins de la même appellation, élaborés par la même personne mais sur 2 domaines différents.
Le Meursault de Roulot incarne la puissance même avec une minéralité en avant. Contrairement à certains autour de la table, je ne reconnais aucun manque de mâturité, bien au contraire : c'est mur et tendu doté d'un bel élevage. Un très beau vin. Le "Narvaux" de Balland-Curtet est un beau vin sur des notes iodées et anisées, mais il manque d'un peu de caractère et fait à peine le poids face au Roulot que nous venons de boire.

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Lotte sur purée de petits pois et morilles à la crême.
Meursault "Caillerets" 2004 Jean-François Coche-Dury et Meursault "Narvaux" 2003 Domaine d'Auvenay. Un des tournants de cette journée, au moins pour les blancs. Je porte rapidement au nez le premier vin et dit à Didier qui vient de faire le service "Coche-Dury". Le nez grillé exhale ses notes de cacahuètes inimitables et incomparables. Bouche d'une minéralité superlative aux saveurs miélées. Elle est tendue, droite, longue et s'équilibre à très haut niveau ! Exceptionnel. Le Meursault d'Auvenay impose rapidement sa puissance ! Les parfums de fleurs sont envoûtants, la bouche est pleine à craquer de saveurs qui paraissent décuplées. Comment peut-on mettre autant de chose dans un aussi petit contenant ? La longueur est quasi interminable. Exceptionnel encore tout en restant festif. Le Coche-Dury sur un équilibre magistal, le d'Auvenay dans un style puissant et plein. Certainement les 2 plus grands vins blancs que j'ai bu de ma petite vie de dégustateur. Nous venons tous de prendre une grosse claque. J'ai bien beau chercher ce qui éloignerait ces 2 vins de la perfection : rien ! De plus, l'accord avec le poisson et les morilles était vraiment génial.

JFCD_D_Auvenay1   JFCD_D_Auvenay_btlle

Aumoni_re  Lote_pois_morilles  Veau_tagliatelles 

Filet mignon de veau, tagliatelles fraîches et champignons 
Chambolle-Musigny 2006 Domaine Amiot Servelle et Nuits St Georges 1er Cru "Clos de la Maréchalle" 2006 Jacques-Frédéric Mugnier. Ces 2 vins avaient le difficile objectif de faire la transition vers les rouges. Le Chambolle a un nez épicé typique du pinot noir. La bouche est presque dure et tout ne semble pas encore en place. Le Nuits St Georges de JF Mugnier représente lui la gourmandise du fruit poursuivie en bouche par une  matière mure et ample. Les tanins sont précis et de belle qualité. Très bon.
A la révélation des étiquettes, j'ai cru un moment m'être trompé de vin car je m'attendais à l'inverse : le Chambolle incarnant habituellement une certaine sensualité, rondeur et le Nuits mettant en général plus de temps à s'épanouir et s'arrondir. C'est plutôt l'inverse qui s'est produit. Mes petits camarades n'avaient pas eu l'air plus surpris que cela.

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Gevrey-Chambertin 1er Cru "Les Cazetiers" 2001 Domaine Armand Rousseau et Côtes du Rhône 2000 Château de Fonsalette. Tout les oppose dans le style. Rousseau se montre avec un visage sauvage (humus, sous bois) et une maturité certaine de l'ensemble. Le tout parait presque anodin. Ca manque cruellement de longueur et de profondeur. Très grosse surprise voire déception une fois le voile levé. Par contre, Fonsalette propose un nez de tabac froid, de cèdre et d'herbes aromatiques. La bouche est juteuse, même vineuse oserais-je dire, sur l'olive noire et le zan. Une très belle bouteille, offrant à cet instant une transition dans un style complexe et épanoui. Parfaitement à point.

Cazetiers_Rousseau_CDR_Fonsalette   Rousseau_Fonsalette_btlle

Entrecôtes à la plancha et pommes de terre du jardin sautées.
Une trilogie : St Emilion 1979 Château Figeac, Pomerol 1979 Château Lafleur-Gazin et Pauillac 1980 Château Mouton Rothschild. Le moment charnière de la série des rouges. Le Figeac 89 propose des notes torréfiées soutenues, typées cabernet, évoluées, graphite, encre d'école. Longueur immense. Un superbe Bordeaux à maturité qui a plu à tout le monde par sa générosité et son élégance. Le Pomerol 89 est tout en retenue, mais non dénué d'intérêts : cerise à l'eau de vie, sous bois, bouche serrée au grain soyeux, l'air dans le verre lui a fait un bien immense. Il a pris du volume pour donner en fin de trio tout ce qu'il avait ! J'ai adoré le fait d'aller le chercher. Quant au Mouton, c'est la grande classe. Pas de doutes, on est à Pauillac : cèdre, boite à tuya, café, arômes de fruits élégants et rafinés. La bouche est subtile, toute en dentelle, séveuse et s'étire longuement avec des tanins fondus et des pointes mentholées. Grand bouteille, encore une fois à maturité.
Waouh : 3 grands Bordeaux, sans aucuns défauts, avec tant de choses à dire. Tous à maturité et dans 3 styles différents.

Figeac  Lafleur_Gazin 

Mouton_80  Trio

Pauillac 1998 Château Pichon-Longueville Baron et Pauillac 1998 Château Mouton Rothschild. Après ce trio infernal, on se demande bien à quelle sauce on allait être mangé pour terminer le bout d'entrecôte qui restait dans l'assiette. Le Baron possède un beau nez profond de menthol, plus jeune certainement aussi. La bouche offre une amertume plus prononcée que la série que nous venons de boire? Je partais sur St Estèphe, mais j'ai rapidement été repris par le maître des lieux, Pierre. Il semble avoir été grandement apprécié par la table. C'est bien fait mais ça ne provoque pas en moi une grande émotion. Je lui reproche un petit manque de folie. Par contre, le vin qui lui est opposé est charmeur, noble et donne un style raffiné de bois de sental et de touches de fumés. Bouche sphérique, riche d'un fruit qui claque, alliant puissance et raffinement encore. Pas tout à fait prêt à boire, ce vin écrase tout de même par sa classe.
C'est encore une fois Mouton ! La table approuve !

Pichon_Baron_98_Mouton_98   Pichon_98_Mouton_98_btlle

Entrecote_Mouton  Fromages  Dessert

Plâteau de fromages
Château-Chalon 1997 Jean Macle, Château-Chalon 1947 Jean Bourdy. Le "CC" de Macle est d'un style habituellement pur et raisonant. Pourtant, la robe est trouble. Mais une fois oublié cette turbidité, ce sont de subtiles notes de pommes, lactées et fumées de savagnin léger. La bouche est tout en finesse et se déploie longuement. J'A-DORE ! Le "CC" de Bourdy est plus musclé et semble à peine plus âgé que le Macle. D'abord parce qu'il arbore la palette habituelle du savagnin, mais aussi par une richesse plus expressive et un jus plus mur et plus sucré. Très belle densité, j'adore aussi.
Incroyable grand écart entre ce 2 vins : 50 ans entre les 2 et pourtant l'un semble être le frère cadet de l'autre.

CC_Macle_Bourdy   CC_Macle_Bourdy_btlle

Mousse de framboise, feuilleté et salades de fruits de saison.
Sauternes 1996 Château d'Yquem et son grand frère plus âgé le Sauternes 1990 Château d'Yquem.
J'ai reconnu Yquem d'une dizaine d'année assez rapidement avec ces saveurs de coco (c'est mon repère) et ses fines notes de sparadrap. Liqueur vive et dense sur les agrumes comme l'orange confite et la mandarine, on a affaire là à un Sauternes qui n'a plus sa jeunesse, mais dont l'ensemble paraît s'asseoir et se concentrer. Un bel Yquem, conforme au même 96 goûté il y a peu. Le 2 ème arbore une magnifique robe plus foncée, ambrée. Il y a indéniablement un lien de parenté. On est davantage sur des arômes et notes de pêches jaunes. La bouche est plus patinée, la puissance est sous jacente, telle un bolide qui roule en ville. Mais je me pose tout de même la question de savoir si le vin ne souffre pas d'un petit manque d'acidité. C'est un beau vin, mais je ne l'imaginais pas du tout comme cela.
Là, c'est l'estocade, le coup de grâce, le petit Jésus en culotte de velours !

Yquem_96_90   Yquem

Voilà mes amis, comment s'est déroulé un dimanche pas tout à fait comme les autres. Nous pouvons saluer Séverine et Pierre pour leur cuisine digne des grandes tables et Pierre pour son IMMENSE générosité !

Merci l'ami !

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05 décembre 2008

50 ans, quel bel âge !

Une fausse soirée Muscadet, à laquelle il n'y avait que l'intéressé pour y croire : normal, tout le monde était au courant que Luc allait avoir 50 ans dans quelques jours. Nous n'allions pas laisser passer cette occasion rare sans rien lui faire !!

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Fort de cet évènement, les Maigremont ont donc mis les petits plats dans les grands afin de faire passer à Luc (mais à nous aussi) une belle soirée.

DSC_0724Pour commencer, un Champagne bien connu des Maigremont, Assailly-Leclaire & fils, Blanc de Blancs Grand Cru  pour trinquer, puis pour accompagner des verrines de tartare de saumon, mousse de foie gras pain d'épice et des huitres claires bien tentantes. Le Champagne est vif, fruité et sonne bien avec le gras du saumon et la salinité des huitres. Toujours aussi bonnes ces bulles !

De belles St Jacques sont servies ! C'est un Louis Carillon qui leur donnera le LA et plus précisement un Puligny-Montrachet 2003 1er Crus les Combettes : le nez est superbe et intelligemment boisé (lisez noblement et finement). La bouche est très pure, mure, assez ronde et le petit manque d'acidité a été compensé par un service un peu plus frais qu'à l'accoutumée (environ 10°c). Le vin a été carafé 2 heures. L'accord avec les St Jacques fonctionne bien et le vin est vraiment superbe dans un style cristallin.

L'idée de faire un repas simple et convivial avait pour but de mettre facilement les vins en valeur. Le plat suivant est un boeuf bourguignon. Il est honoré par 2 vins servis successivement.

Le premier est un Monthélie rouge 2006 de Jean-François Coche-Dury, autrement dit pour les intimesDSC_0743 "JFCD". On sent le bel élevage, les épices douces et une profondeur inouïe du fruit (violette, cassis). La bouche est très équilibrée, suave avec des saveurs qui se prolongent bien. Superbe vin. Si jeune, si prometteur, si bon. JFCD sait aussi faire des rouges, on en doutait pas.
L'autre vin est tout juste majeur mais est époustouflant de jeunesse ! Son nez est plutôt minéral (graphite, notes terreuses) et respire les fruits noirs. La bouche est puissante, avec des tanins fermes mais reste harmonieuse et avenante. Il s'agit d'un Châteauneuf du Pape 1990 du domaine la Roquette

Pour accompagner les fromages, un château Lynch-Bages 1999 : c'est en ce moment l'archétype du Bordeaux dans sa plénitude et qui arrive à maturité. C'est l'âge où il fait plaisir à présenter à table. Des arômes tertiaires (sous bois, humus) complétés par des notes de boite à cigare, de cèdre et de fruits noirs. La bouche est de demi corps, les tanins souples mais le tout est follement classieux.

DSC_0712Avec des mangues et kumquat poëllés et un sorbet mandarine, on a cherché l'accord classique et peu luxueux, on l'avoue. On ne souhaite qu'une chose à chaque amateur de vin : boire Yquem au moins une fois dans sa vie afin d'éprouver cette sensation si particulière, si exceptionnelle. Le vin est radieux, généreux. Le 1996 nous offre une belle palette d'agrumes (orange confite et mandarine) et d'intenses senteurs de noix de coco. La bouche raisonne parfaitement avec les fruits poëllés et le sorbet. Elle livre une liqueur ample, crémeuse soutenue par une fantastique acidité. Et que dire de la longueur ?

Voilà une bien belle soirée qui s'achève avec un beau repas etDSC_0723 des vins ouverts, de haut niveau, des gens contents...
On a oublié de vous dire : Manu quittera la région prochainement, le travail l'obligeant à déménager à Aurillac dans le Cantal. Inutile de vous dire comme on est triste !!! Plus qu'un circulaire, on perd là un ami et Catherine sa femme. 

On a aussi oublié de vous dire que tous les membres du cercle (13) étaient réunis pour cette soirée !   Il y a bien longtemps que cela n'était pas arrivé.  Et pour remémorer à Luc qu'il a maintenant 50 ans, il a reçu un Calvados âgé de... 50 ans.

DSC_0758

Un merci particulier à Catherine au passage qui est pour beaucoup dans la préparation et la réussite de cet anniversaire, qui s'est terminé tout de même en goûtant... un Muscadet !

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24 juin 2007

Soirée Pomerol et un Sauternes de 50 ans

Faisons le tour de l'appelation Pomerol en 7 vins. Pas de stars, point de Petrus ni de Le Pin, mais seulement des vins à la portée de toutes les bourses avec vous le lirez quelques surprises et jolies découvertes et comme toujours, dégustés à l'aveugle.

Beauregard_2002Château Beauregard 2002
La robe est rouge grenat, profond et non évolué. Le nez est d'abord sur un registre animal puis marqué par l'élevage et le poivre mais présente tout de même quelques fruits rouges. La bouche est d'emblée tannique avec un boisée trop appuyé et un fruit malheureusement en retrait. Pas à son aise pour le moment.

Château Prieurs de la Commanderie 2000, 18 €
Robe pourpre, profonde et dense. Belle coloration. Premier nez floral puis présPrieurs_de_la_commanderie_00entant des notes de grillé de café et de canelle. La bouche est peu charnue, manquant d'étoffe, pas vraiement désagréable mais pas emballante. Finale astringeante.

Château Prieurs de la Commanderie 2002, 19 €
Rouge foncé avec des reflets orangés. Prennez un nez accompli et parfaitement équilibré qui mêle des notes animales, de cuir et de chocolat, puis après aération qui livre de jolis fruits rouges. Ensuite une bouche gourmande qui démarre en souplesse avec des tanins croquants et agréables. Finale sur une belle amerthume. Vous avez là un bien joli vin !
C'est le même vin que le précédent, mais dans un millésime plus froid et plus récent. Il n'a rien à voir !Ermitage_de_bel_Air_02

Château l'Ermitage de Bel-Air 2002, 15 €
Couleur rouge brique. Nez encore "viandé", mais aussi de fraise écrasée. Bouche aux tanins lisses et parfaitement fondus qui dégage un joli fruit et une rétro de réglisse. Un vin prêt pour l'ouverture et déjà point.

Château de Sales 1996, 20 € De_Sales_96
Rouge brique, évolué sur l'orangé. Des arômes évolués caractérisent ce nez : très cuir d'abord et "renardant". Mais les avis sont partagés sur cette bouche stricte pour certains, avenante pour d'autres, trop mure ou crémeuse mais avec des notes "métalliques".  Vin apporté par Patrice, invité et fondateur du cercle St Urbain, club de dégustation sur la région de Strasbourg.

Franc_Maillet_99Château Franc-Maillet 1999, 17 €
Rouge pourpre et concentré. Un nez marqué par l'élevage tel le pain grillé, la vanille, le chocolat, mais d'une belle finesse. Fruits rouges assez discrets. Une bouche arborant une belle matière sur une fruit et des tanins présents. Seule une finale un peu asséchante viendra perturber (mais pas pour longtemps, patience) un vin très agréable. N_nin_01

Château Nénin 2001, 35 €.
Rouge pourpre et dense. Nez de cerise, d'épices douces, de poivre mais peu parlant. Une bouche une nouvelle fois porté sur la cerise avec des tanins qui n'accrochent pas. Une certaine matière et une longueur correcte pour ce vin, mais rien d'extraordinaire.

Cette soirée Pomerol s'achève donc. Une appellation plutôt chère finalement pour ceux dont le merlot est une priorité. 3 vins correctes au total pour la modique somme de 20 € en moyenne chacun.

Gilette_58Et puis, Luc nous fait la surprise de nous sortir une petite protégée, une bouteille qui porte le poids de son âge. Une bouteille gardée jalousement pendant de nombreuses années et qui sera ouverte pour quelques privilégiés. Il s'agit d'un château Gilette 1958, 1/2 doux. La famille Medeville a préféré vinifier un demi doux au regard de l'année qui n'était pas trop propice au botrytis. La robe est orangée. Le nez présente une palette complèxe et évoluant de bergamotte, de caramel, de mangue puis de miel de roudoudou (souvenez-vous de votre enfance, ça collait au palais !), de morilles et d'abricot sec. La bouche un peu molle et sirupeuse amène un goût de caramel au beurre salé. Un nez superbe, mais la bouche en retrait fait dire à Luc que cette bouteille bue il y a 5 ans se livrait bien mieux. Merci Luc, pour ce moment de partage. C'est pas tous les jours que l'on goute un vin de presque 50 ans. Mais au fait, tu as un 1/2 siècle l'année prochaine ? Ca se fête :-).

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Posté par Maigremont à 17:35 - Compte rendu de dégustation - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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