21 avril 2009
Bû du côté des Vignes (the CR)
Bû, Eure et Loir département 2-8. Son épicerie, son aéroport international, son église, son quartier d'affaires,
la place de la mairie, son périph, son monument aux morts, sa mare et... son caviste, Laurent Baraou
Quand un salon de vignerons s'organise en plein milieu des champs (eh oui, ici, c'est le NOOOOOOOOO-RD... de la Beauce), c'est forcément l'attraction du village.
Côté chiffres : 8 vignerons triés sur le volet, 1 absent de marque en la personne de Stéphane Tissot (mais annoncé en juin prochain), 32 cuvées à voir et à boire et 3 GO (Sylvia, Loïck et Lolo 1er, roi des Buxois).
Premières poignées de mains aux amis déjà présents (Facebookers, blogueurs picoleurs) ainsi qu'aux vignerons présents dont pour la plupart je connais les cuvées de nom, mais pas dans le verre. Nous sommes partis pour une bonne partie de la journée à déguster, muni de mon fidèle petit carnet de notes, de mon appareil photo pour complèter l'album "Trombines de Vignerons" et des quelques précieux conseils de Laurent pour l'ordre de dégustation...
On commence par le sud-ouest et un passage chez Bertrand Lepoittevin-Dubost et le Château du Bloy : volée de bois vert au passage pour ma pomme par Bertrand. En effet, j'avais eu l'occasion de déguster ses 2 cuvées de Montravel. 2 flacons qui avaient été apportés par Laurent lors d'une dégustation à l'aveugle. Je les avaient trouvés plutôt mous, mais pour ma petite défense, ces flacons étaient ouverts depuis 3 jours. Bertrand qui avait lu ces commentaires, n'étant pas tout à fait d'accord voulait me faire changer d'avis. On remet les compteurs à zéro. Montravel 2007 (Sauvignon, Sémillon, Muscadelle) : joli nez vif typé sauvignon. Belle droiture, sur les fleurs blanches, matière élancée en bouche. Acidité intéressante. Quand on
sait que c'est 5,5 €, là je dis OUI sans hésitation !
La cuvée "Lilia 2006" Montravel également (Sauvignon et Muscadelle), a été élevée sur lie. Le nez est plus discret que sa petite soeur, l'acidité semble plus intégrée. L'ensemble est plus rond, plus gras aussi avec d'étonnantes notes boisées alors que le vin ne voit pas un centimètre carré de fût ou de foudre.
Malheureusement, pas eu le temps de gouter aux rouges dont la gamme est composée d'un Bergerac et d'un Montravel.
Me voici réconcilié avec les blancs du Château du Bloy ! Bertrand est quelqu'un de sincère et parle ouvertement sur les appellations de sa région comme des appellations de me... Mais il semble qu'il oeuvre de façon positive à des jours meilleurs pour celle-ci ! Reste plus qu'à taster le Bergerac rouge et le Montravel rouge... Le temps, toujours le temps...
2 mètres plus à droite, se tient le stand de Sébastien Riffault. Le sancerrois propose les vins du millésime
2007. 2 cuvées sur sols calcaires. Attention, c'est du Lituanien (la femme de Sébastien) : "Akméniné" (fait de pierres) et "Auksinis" (doré) élevés 12 mois en fûts âgés de 8 à 15 ans ne m'ont guère convaincu. Bien loin de mes repères en Sancerre blanc, les vins semblent s'éparpiller dans les arômes... J'aime les vins natures, mais là ça ne me plaît pas trop.
Par contre, la cuvée "Skeveldra" (éclat de pierre) issue de sol argilo-calcaire, possède une belle richesse de fruit. Finale ronde et harmonieuse. Bien.
Pas eu le temps de goûter au Sancerre rouge "Raudonas".
Château Cornélie est tenu par Patrick Grisard dans le Haut-Médoc depuis qu'il a définitivement rendu son tablier de directeur du Château Sénéjac. J'attendais beaucoup de cette rencontre avec Patrick. Des échanges par ci par là et le suivi de ses interventions dans les différents forums. L'homme semble profondément honnête dans son travail. Le respect des sols et de la terre sont son terrain de jeu.
C'est pas compliqué, Patrick est venu avec tout ce qu'il a fait de ses mains depuis qu'il a créé le domaine en 2005. D'ailleurs, ce dernier est planté pour moitié de Merlot et pour l'autre de Cabernet Sauvignon. Il entreprend pour le millésime 2009 la reconversion du domaine en biodynamie... Bon courage pour cette aventure, totalement en phase avec l'énergie que tu insuffles.
On commence doucment avec les vins des amis "Amabilis Vinea" 2006 : un vin très aimable avec du fruit à revendre et des tanins de belle qualité (Bien). Les vignes du Château Cornélie reposent sur 60 % de sols Argilo-calcaire et 40 % sablonneux. Le 2005 est gourmand, équilibré et agréable à faire tourner dans la bouche. On passe au 2006 que Patrick pense fermé : et pourtant, on sent indéniablement un saut qualitatif entre les 2 millésimes. La structure est plus élancée, le grain de tanins plus fin, la bouche est sphérique et harmonieuse. J'aime beaucoup. S'il y en a bien un qui n'a pas râté son 2007, c'est bien lui !! Coup de Coeur du salon Messieurs, Dames. On sent ici une continuité, une certaine signature. Superbe équilibre, remarquable acidité, fruité intact et en avant. Encore un pas de franchi avec ce 2007. Et enfin, le 2008 encore en cours d'élevage, il est d'ailleurs qualifié de fainéant puisqu'il n'a pas encore fait ses "malo" : c'est bon et il promet.
On a envie de passer du temps avec Patrick : il est d'une gentillesse rare, d'un grand courage et d'un caractère culotté. En effet, ce girondin vient de décider qu'il ne vendrait pas ses vins à la place de Bordeaux et qu'il les proposera aux particuliers, cavistes et restaurants en direct.
A la droite du stand tenu par Patrick Grisard, nous faisons quelques dizaines de kilomètres sur la carte pour nous retrouver au royaume du Merlot. Il fait bon passer un peu de temps avec Pierre Bernault et le vin star de l'appellation Montagne St Emilion, le Château Beauséjour. Toujours conseillé par Stéphane Derenoncourt, la propriété poursuit son bonhomme de chemin : l'aventure débutée avec le millésime 2005 semble se
poursuivre avec une plus grande maîtrise encore. "B" de Bû 2007 (Montagne St Emilion) : une cuvée en hommage à la petite affaire de Lolo, roi de Bû. Prochainement appelé "Charmes de Beauséjour", ce vin paraît facile à boire, rien ne dépasse. C'est concentré et équilibré, avec des arômes épicés et une finale sur le zan. J'aime beaucoup.
Château Beauséjour 2006 : on passe à l'étage supérieur. Fruits noirs, le vin s'exprime en profondeur grâce à un passage en carafe. Finale assez sèche cependant : c'est l'effet terroir (crayeuse) d'après Pierre. Faudrait être difficile tout de même pour faire la fine bouche... Château Beauséjour cuvée "1901" : assez discret au nez (il faisait froid chez Laurent), tout s'exprime en bouche : matière mure et séveuse, équilibré et longiligne, tanins enrobés. Superbe. Il prendra sa mesure et sa plénitude dans quelques années. Bienheureux celui qui en possède.
Quelques Vins Argentins présentés par Else Bliekast. D'abord un blanc aux saveurs puissantes et à la
salinité marquée. Matière mure et belle longueur. C'est bon, c'est un vin de Domingo Hermanos Molina 2008 de la province de Salta issu d'un cépage autochtone appelé "Torrontés". Ensuite 2 rouges. Le premier provient d'Alfredo Roca. C'est un 100 % Cabernet Sauvignon 2004 : c'est rond, mais je dois avouer être peu habitué à ce type de puissance, c'est trop pour moi. Qu'à cela ne tienne, c'est un 100 % Malbec qui arrive dans nos verres. Avec ce Malbec 2005 San Rafaël, on trouve là une belle rondeur dont le fruit est porté par des épices douces. Chaleureux, mais équilibré comme il faut. Bien.
Ca faisait bien longtemps qu'il me taraudait l'esprit de goûter une bonne partie de la gamme de Marlène Soria du domaine Peyre-Rose. Marlène reste pour beaucoup d'entre nous discrête, qui ne s'exprime que par la baguette magique de la vinification. Peu de chose sur elle dans la presse ou dans la
bloglousphère. C'est certainement une façon de se préserver et de garder un certain mythe pour l'ensemble de sa production. Tout content, nous tendons nos verres : tiens, un Rosé Rouge 2002, Coteaux du Languedoc (tous les vins présentés sont de cette appellation). La robe ressemble à un à un pinot noir d'Alsace. Grenache et Syrah, dont la grenache semble prendre le dessus (cerise, pruneau) avec un petit côté Rivesaltes. L'ensemble se montre complexe et gourmand. Longueur plus que correcte.
Les "vrais" rouges : à noter que les robes sont toutes très concentrées et sombres. Clos des Cistes 2003 : assemblage de Grenache et Syrah élevés ensemble pendant 3 ans dont une partie en foudre, l'autre en cuve. Herbes aromatiques, réglisse et beaucoup de fraîcheur. Les tanins sont un peu secs mais "Wait !" nous dit Marlène. Il est vrai que le vin a été mis en bouteille il y a seulement 7 mois.
Syrah Léone 2003 (90 Syrah/10 Mourvèdre) : waouh, ça envoit dur ! Concentré, puissant, épicé. Quand les arômes persistent en bouche longtemps, c'est en général bon signe : c'est le cas. Taillé pour la garde. Très bien.
Marlène N°3 2003. Rien à voir avec un 3ème vin de domaine. Ce sont les mêmes vignes que celles utilisées pour le Rosé Rouge (Grenache et Syrah pour autant complétés de 15 % de Carignan et Tempranillo en complantation). Plus de finesse au départ que le "Léone", le vin gagne en puissance et amplitude. Les arômes de fruits sont francs et nets : rien ne dépasse. Superbe équilibre. Bien
Chez Marlène, on commence toujours par les rouges et on termine par les blancs. On ne déroge pas à cette règle et avec cet "Oro" 1997. Vin riche et complexe à souhait (la liste des cépages est impressionnante : Rol, Roussanne, Viognier, Ugni blanc, Chasselas et Terret) où l'impression de rondeur et de boisé sous jacent domine. Il y a quand même une impression d'oxydation au départ. "C'est l'élevage à l'air libre" indique Marlène. Le vin possède beaucoup d'allonge et de gras, mais garde un bel équilibre malgré toujours cette puissance.
Superbe dégustation des crus du domaine Peyre-Rose. Les vins sont puissants et méritent de prendre du repos en cave. Préférence ce jour là pour "Syrah Léone".
Le Gers monte chez Laurent Baraou ! Floréal Roméro nous présente le Domaine Le Bouscas. Floréal, au contraire des quelques collègues du Gers, souhaite préserver et revendiquer les cépages locaux. Il paraît
d'une grande franchise quand il nous parle de ces erreurs du passé qui lui ont permis de progresser. Le domaine est en biodynamie depuis maintenant 8 ans. Ca se vérifie sur la première cuvée de rouge, "Sang Chaud" (2005), un VDT 100 % Tannat dont les vignes ont 57 ans. Passage en cuve. C'est plutôt l'écurie au départ ! La bouche est presque légère, les tanins sont veloutés, c'est aromatiquement bien fait. Pour les 8,5 € que ça coute, c'est excellent ! Un Tannat déjà accessible dans sa jeunesse.
"Vaïhana" VDT du Gers (2005) est un blanc sec floral, exaltant, à la structure vive mais caressante. Longueur plus qu'honorable. A boire sur les fruits de mer ou pour faire "plop" à l'apéro. Bien
Et enfin, un "OVNI" : "La Dulcinée". Ce 100 % Colombard aux rendements ridicules (autour de 7 hl/ha il me semble) arbore une allure de vieux Santernes. Superbe liqueur à connotation exotique, de sparadrap et de pain d'épice. L'acidité est magnifique. Ca a de la gueule ! Bra-vo.
Château la Casenove. C'est la toute gentille Frédérique Barriol-Montès qui officie au service (Roussillon). Les Clares 2004 (VDP des côtes Catalanes). Un blanc (Grenache blanc et Roussanne) élevé pendant un an en barrique du chêne balte provenant de Lituanie. Le résultat est assez déroutant avec des notes de fumé
prononcées. Le fond de verre est incroyablement comparable à un Whisky tourbé. A revoir dans quelques temps car à ce stade, le boisé me gène un peu. La Guarrigue 2005 (VDP des côtes Catalanes). Elle porte bien son nom cette cuvée : épices, notes de thym, puissant et encore un peu tannique. Un joli vin de fruit.
Rivesaltes 15/10 Ambré, VDN 1998 : 15/10, c'est pour le mois de mise en bouteille. 100 % Grenache élevé pendant 3 ans en cuve béton ouverte puis de nouveau 3 ans en fûts ayant contenu du Cognac. Le résultat est assez étonnant : complexité serait le premier mot. Les notes de fumé qui sont la marque du terroir exalent les papilles. Très beau rancio et belle amertume. JA-DORE !
Et enfin, la Der des Der. "S'Arena", VDT blanc liquoreux (2005). Un Moût de Raisin Partiellement Fermenté à base de Muscat Petit Grains. Liqueur sur l'abricot sec avec un étonnant gazouilli qui donne de la légèreté en bouche, en plus du peu d'alcool (11 %). Bon
Au nom de tous les petits privilégiés que nous sommes, merci à toute l'équipe de Lolo Baraou, une fois de plus sur le pont pour offrir un plâteau de choix. Merci également à tous les vignerons d'avoir fait le déplacement pour notre plus grand plaisir et de s'être comme d'habitude rendus disponibles.
Des confirmations avec Beauséjour et Peyre-Rose. De belles surprises/découvertes avec le Château du Bloy, considéré à sa juste valeur cette fois ;-), le Bouscas de Floréal Roméro et le Château Cornélie de Patrick Grisard.
Ajouter le blog de Maigremont à vos favoris
16 novembre 2008
Un samedi à la campagne
Si votre belle-mère passe à l'improviste samedi prochain, pour l'échappatoire, c'est ici :
À l'Eure d'être Bû
Journée de rencontre entre vignerons et amateurs de bons vins
Samedi 22 novembre 2008
entrée de 10h00 à 20h00
dégustations de 10h00 à 22h00 (buffet à partir de 20h00)
13 RUE DES SUREAUX 28410 BÛ
Avec la participation de 10 domaines
Amy Lyllard (Côtes du Rhône) Domaine La Gramière
Jean-Philippe Padié (Roussillon) Domaine Padié
Giacomo Vico (Piémont Italie) Cantina Giacomo Vico
Béatrice & Pascal Lambert (Chinon) Domaine Les Chesnaies
V Mordelet & J-D Kloeckle (Montlouis) Les Loges de La Folie
Damien Briard (Bordeaux) Cazenave-Briard
Alice Bouvot & Charles Dagand (Jura) Domaine de l'Octavin
Else Bliekast (Mendoza Argentine) Alfredo Roca
Hélen Durand (Rasteau) Domaine du Trapadis
Nicolas Rossignol (Volnay) Domaine Nicolas Rossignol
Montant de l'inscription : 5 € par personne
Comprenant l'accès à la salle pour déguster les vins présentés par les vignerons et la livraison gratuite (France métropolitaine) des achats effectués sur place si les produits ne sont pas disponibles à emporter le 22 novembre 2008.
Il sera aussi possible d'acheter et consommer sur place des sandwiches et du café.
De 20h00 à 22h00, ceux qui le désirent pourront se joindre à nous et quelques vignerons pour un buffet amical (participation de 10 € par personne).
La dégustation et la vente sont interdites aux mineurs, mais chaque adulte inscrit pourra venir accompagné par un mineur, dans la limite d'un mineur par adulte et sous l'entière responsabilité de l'adulte, sans possibilité pour le mineur de participer aux dégustations.
L'accès est interdit aux animaux (même tenus en laisse ou portés), merci de votre compréhension.
Merci aussi d'éviter l'usage de parfums trop puissants, pour ne pas perturber vos dégustations.
Inscription obligatoire à transmettre
à : sylvia@baraou.fr
ou par courrier : Baraou 13 rue des sureaux 28410 BÛ
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, savourez et consommez avec modération, en priorisant les bons vins
avec modération, en priorisant les bons vins
Ajouter le blog de Maigremont à vos favoris
05 mai 2008
Abus de bons coups à Bû (et de bons vignerons)
Vous en connaissez beaucoup vous des salons de vignerons où les conditions de dégustations sont idéales et où règne la convivialité ? Température intérieure parfaite, espace libre pour déguster, vignerons attentifs, avenants et pas avares de paroles et d'explications. Conviviale, pour la gentillesse des vignerons, l'accueil sur mesure de Laurent et Sylvia Baraou (sans oublier Elise), les petits soins pour l'encas du midi...
Après un salon du même type en octobre dernier (avec d'autres producteurs), nous n'allions pas manquer ce rendez-vous qui je l'espère deviendra incontournable dans les années à venir. N'est-ce pas Laurent ? C'est du boulot, mais tu dois être satisfait du résultat.
Pour finir, ce n'est pas les seulement 11 vignerons présents qui allaient nous empêcher de passer la journée sur place (6h30 à déguster).
Domaine de la Source des Fées (Maconnais). Philippe Greffet.
St Véran 2006, "Innocence Sauvage". Vignes de 15 à 40 ans. Premier vin du salon, il fallait quelque chose pour nous réveiller et nous ouvrir la bouche ! Ce fût chose faite. Malgré sa jeunesse, ce vin est déjà en place. Nez floral et crayeux, élégant. La bouche est construite sur une acidité vive, mais pas dérangeante. C'est ce qui fait en général le charme de cette AOC. Pas mal (11,90 €)
Pouilly-Fuissé 2006, "Ceps Eternels". Les vignes d'âges respectables (50/80 ans) de ce Pouilly donnent du gras et délivrent un registre floral. En bouche, c'est l'amande qui domine avec encore une fois un gras pas inintéressant. Correct (15 €).
Pouilly-Fuissé 2005, "Excellence Antique". Contrairement à la cuvée précédente, celle-ci voit la barrique. Nez caramel, beurre salé, encore marqué à ce stade par le bois. La bouche se montre saline, avec une acidité soutenue, encore un peu boisée mais présentant une jolie matière. Mon préféré des 3 (16,50 €).
Un domaine agréable qui semble travailler soigneusement. Belle découverte.
Domaine Huet (Vouvray).
Il me tardait de déguster une bonne partie de la gamme... Nous sommes reçus par le chef de culture du domaine, Jean-Bernard Berthomé. Le domaine est en bio-dynamie depuis 1987. Les 3 terroirs sont vinifiés séparement afin de respecter la typicité des sols : le Clos du Bourg (argilo calcaire), le Mont (argilo siliceux) et le Haut-Lieux (argileux).
Huet Brut 2001, Vouvray Pétillant (11,50 €). Son nez est axé sur la minéralité (silex) avec une bouche de feuille sèche et une bulle vive. Pour ma part, pas ce que je préfère dans un pétillant, car le fruit me paraît en retrait, évolué. Je conçois qu'il puisse plaire à certains.
Le Mont 2006 (sec). La politique de la maison est de laisser trainer un petit sucre résiduel même pour les secs. Dans ce Mont 2006, il y en a 6 g. En l'état, ce vin se montre, ou plutôt ne se montre pas. Il est fermé (13,90 €)
Le Mont 2006 (demi sec). 20 g de sucre. Nez orgeat. Bouche montrant une pointe végétale et une certaine gourmandise. Celui-là, j'adopte ! (16,20 €)
Clos du Bourg 2001 (demi sec). Le nez délivre des notes confites. La bouche paraît tendue malgré les 22 g de sucre. (18,40 €)
Clos du Bourg 2006, 1ère Trie. Ici, le raisin est atteint par la pourriture noble et le passerillage. On arrive maintenant à 60 g/litre. Le nez et la bouche proposent tour à tour des notes de coing, de pomme. C'est pas mal, mais on aurait souhaité d'avantage de tension (lisez acidité). 29,60 €
Le Mont 1996, 1ère Trie (38 €). La sélection des raisins est la même que pour le Clos du Bourg 1ère Trie. Nez minéral (silex, terre humide) et d'ananas (hein Vincent ;-)). La bouche s'est patinée avec l'âge. Elle est légère. Ca ne me plaît pas plus que ça.
L'ensemble des vins présentés ici ne m'emballent pas réellement : je trouve dans l'ensemble qu'ils manquent de fougue, d'énergie... de vie. Désolé.
Daniel-Etienne Defaix (Chablis)
La présence dans la salle de Daniel-Etienne se fait sentir, alors que nous ne nous sommes pas parlés. Il à l'air d'un sacré personnage et d'une gentillesse folle. C'est Fabien qui tient le stand à notre passage (passionné d'ailleurs).
Le domaine propose ce jour 3 cuvées : le Vieilles Vignes 2004, Les Lys 2000 (1er cru) et Vaillon 1999 (1er cru). Malheureusement, je pense être passé à côté de ces vins. Je ne demande qu'une chose avant de porter un jugement définitif : les regoûter.

Il est temps de passer à table ! photo Mistelle.fr
Domaine Saurigny. Désolé Sophie et Jérôme de ne pas être passé à votre stand... Pour partir le soir dans les délais, il a fallu faire un choix. Ce sera pour une prochaine fois. On avait pourtant aimé la Polissonne lors d'un repas dégustation chez Laurent.
Pas de l'Ecalette (Coteaux du Languedoc), Julien Zernott.
Oh le beau 3ème ligne que voilà ! Notre vigneron a bel et bien la carrure d'un rugbyman, sport qu'il nous confirmera avoir pratiqué d'ailleurs.
Toutes les cuvées sont en Coteaux du Languedoc. 45000 cols produits par an.
Les Clapas blanc 2006, Coteaux du Languedoc. Assemblage de Carignan blanc, Terret Bourret, Grenache gris. Pas de doute, au nez, c'est cap au sud de la France ! Arômes d'orgeat et d'amande grillée. En bouche, on a du gras, mais encore un peu trop de bois. Il devrait se fondre à merveille cependant. J'aime beaucoup (17 €)
Ze Rozé 2007 (carignan, cinsault et granache en pressurage, 8 €). Mes amis, le rosé et moi, ça fait 2 ! Mais celui-ci, c'est autre chose. C'est pas du rosé, c'est du vin. Ici, on a une réelle matière, chose qu'il manque souvent dans ce type de vin que je déteste. Au contraire de l'ami Vougeot qui désespère de ne pas trouver son Cabernet Franc, j'ai enfin trouvé le RoZé qu'il me faut. Un vrai vin de copains. Coup de coeur, c'est dire si c'était bon.
Les Petits Pas 2006 (8 €). Le fils Jules sur les traces de son papa vigneron ? Un nez chaleureux et une bouche typée Grenache et cerise à l'eau de vie. Bon
Les Clapas rouge 2006 (12 €). Le nez est serré montrant de beaux fruits rouges. La bouche est dense avec une sensation de sucre résiduel. Beaucoup de fraîcheur. Bien
Le Grand Pas 2005 (17 €). Assemblage de Grenache, Carignan, Cinsault et Syrah. Avec beaucoup d'élégance, le nez respire la joie. Derrière cette bouche gourmande, mure, de cerise à l'eau de vie avec encore une fois ce petit sucre, on distingue un grand potentiel. Très bon.
Merci à Julien pour son accueil, sa bonne humeur, sa jovialité et bon courage pour continuer l'aventure en Languedoc.
Domaine des Roches Neuves, Thierry Germain (Saumur-Champigny)
Encore un candidat pour le poste de chauffeur de salle ! Thierry chambre Julien Zernott, son voisin immédiat sur ce salon : "mets un peu de Chenin dans tes blancs, ça les rendra plus humains..." avant que Julien ne reprenne Thierry en lui disant "enlève ton cépage qui sent le poivron et mets donc un peu de Grenache". Ambiance chambreuse mais joyeuse !
Le domaine de 22 ha est en bio dynamie depuis 2002.
L'Insolite, Saumur blanc 2007 (vignes de Chenin sur croupe calcaire). Elevage en cuve bois. Le nez est vif sur les agrumes. Bouche à l'acidité élevée et parfaitement ciselée faite de fruits blancs. Coup de coeur ! Un vin de gastronomie a coup sur (15 €)
Saumur Champigny 2007 : c'est poivré, fruité et gourmand. A attendre tout de même, la matière est bien jeune (8,5 €)
Terres Chaudes 2006 : fruits rouges, fraises des bois, avec un travail intéressant de mise en évidence de la minéralité. Le 2007 lui, propose des notes salines en bouche.
Au final, des vins bien faits, mais qui doivent se déguster mieux à table qu'en dégustation pure.
Encore un autre domaine de Loire, celui de Yannick Amirault. C'est son fils Benoît qui représente la maison de Bourgueil.
Rosé d'Equinoxe 2006 : encore un autre rosé qui tient la route ! Fermentation en barique. Plus charnu que le RoZé de Zernott, celui-ci accompagnera admirablement un de vos repas d'été. Toujours pas convaincu par les rosés, j'en trouve 2 remarquables ici même ! (8 €)
La Source 2007 : beaux arômes de confiture de fruits rouges. Bouche agréable, mais encore jeune (7,5 €)
La Mine 2006 : nez framboise, mais bouche un brin séchante (11 €). Le Grand Clos 2006 est un peu sur le même registre (13 €)
Les Malgagnes 2006 : on gagne en finesse avec cette cuvée : aérien, avec de belles effluves florales. Bien agréable (17,5 €)
Château Cantenac (St Emilion GC), Frans Roskam. Sols graves.
Cantenac 2006 : nez café. Bouche charnue, minérale (graphite) sur une belle longueur (17 €)
Climat 2004 : c'est le haut de gamme de la propriété : Elevage soigné. Ici, la rondeur est là, le fruité aussi. Pas donné tout de même (34 €)
Château la Lauzette. Le même Frans voulait en plus de la propriété familiale un domaine rien qu'à lui. Il a acheté la Lauzette (Listrac) en 2004. Frans souhaite sortir de l'appellation Listrac pour le Haut-Médoc, car trop de contraintes...
La Lauzette 2005 : un premier millésime qui se présente un peu fermé en ce moment. La bouche montre cependant une matière intéressante avec des tanins serrés (12 €)
La Lauzette 2007, cuvée 100 % Carménère. C'est toujours tentant de tremper ses lèvres dans ce cépage, pourvu qu'il soit bien vinifié. Celui-ci est doté d'une matière très mure et d'une gourmandise suprême ! Très bon. Une rareté (seulement une pièce) accessible à 12 €.
Bon vent à Frans pour cette nouvelle aventure avec son "jouet" rien qu'à lui.
Nous passons maintenant chez Dominique Bertram et son Château Noguès (Bordeaux Supérieur). Un
domaine d'une dizaine d'hectare et seul un 1/2 hectare est destiné à faire du blanc.
C'est avec beaucoup de retenue et de difficultés que je "tente" de garder quelques exemplaires du 2000 en cave !
Noguès 2002 : dès le premier nez, on est bercé par de beaux arômes de fruits, une matière végétale et un boisé très peu appuyé. Bouche subtile et équilibrée, on imagine le siroter avec plaisir dans quelques années.
Noguès 2003, cuvée Or : c'est simple, en 2003, comme dans le cochon tout était bon ! C'est l'assemblage total de la récolte qui se termine en Or. Le nez présente plein de fraîcheur, épices douces et menthol. Bouche puissante, équilibrée et surtout pas compotée. Fond de verre rappelant la boite à cigarre. ENORME ! (9 €)
Malheureusement, 2007 aura été difficile pour Noguès, la faute à ce foutu climat que vous savez. Résultat, seulement 30 hecto !
Domaine Alain Chabanon, Languedoc (Alain Chabanon).
Ce domaine (maintenant) bio crée en 1992 par Alain Chabanon, vinifie 2 blancs, 1 rosé et 4 rouges. Alain estime que pour ces cuvées haut de gamme, le temps doit faire son oeuvre. L'élevage est en général long, jusqu'à 36 mois.
Trélans 2004. Celui-ci est en Vin de Pays d'Oc, parce qu'il comporte 45 % de Chenin, complété par 55 % de Vermentino. Passage en barrique pendant 30 mois. On identifie immédiatement au nez le Vermentino. La bouche est grasse sur une belle longueur, mais c'est un peu too much concernant le boisé, pour l'instant. Alain nous fait comprendre que ses vins sont prêts à boire après 10 ans de patience. On veut bien le croire.
Esprit de Font Caude 2003, Coteaux du Languedoc : pas du tout compoté, cet assemblage de syrah et mourvèdre majoritaire, complèté par un zeste de granache donne un nez profond, épicé, plutôt agréable. Bouche gourmande, charnue qui donne en retour un goût boisé vanillé (24 €)
Le dernier, puisqu'il en faut un est situé dans la vallée du Rhône : Stanislas Wallut vinifie une seule cuvée d'un Châteauneuf du Pape qui s'appelle le domaine de Villeneuve. Ce domaine de 8 ha a été repris en 1993 par les familles Wallut et Du Roy de Blicquy. Les vignes d'encépagement traditionnel de C9DP ont entre 30 et 100 ans. L'élevage se fait en cuve et fût (maxi 20 % de neuf).
Sont présenté à Bû, 2 millésimes. Le 2003, présente un nez d'herbes fraîchement coupées et d'herbe aromatique (thym). Le fruit est bien mur avec une touche de cèdre. La bouche est généreuse et ample, mais équilibré. C'est bon.
Le 2004 lui est fait d'un fruit étincelant, poivré et d'une netteté incroyable. La bouche possède beaucoup de fraîcheur de charme et d'intensité. Celui-ci est encore meilleur, j'adore ! (27 €)
Encore bravo à Laurent Baraou pour l'organisation sans faille d'un tel salon, surtout lorsque l'on est caviste. Celui-ci, n'oubliez pas qu'à force de parcourir les routes de France (et d'Europe maintenant), il déniche toujours les petites perles qui font parler des vignerons. Ne pas faire comme les autres, tel est sa devise.
Bû au milieu de la blogosphère (Maigremont était le dernier à publier !). On en parle ici, ici, là, là, encore là bas et pour finir, là avec des photos...
Ajouter le blog de Maigremont à vos favoris
10 avril 2008
Salon du Bin à Vû
Euh pardon : salon du vin à Bû dans le 2-8 (Eure et Loir) organisé par le caviste voyageur et découvreur de nouvelles perles Laurent Baraou.
Des "Maigremont" iront braver les quelques kilomètres qui séparent leur normandie de ce salon où la sélection est plutôt alléchante, jugez vous même :
- Noël Pinguet (Vouvray) Domaine Huet
- Yannick Amirault (Bourgueil) Domaine Yannick Amirault
- Thierry Germain (Saumur-Champigny) Domaine des Roches Neuves
- Jérôme Saurigny (Anjou) Domaine Saurigny
- Frans Roskam (Médoc & St Emilion) Ch. La Lauzette & Cantenac
- Dominique Bertam (Bordeaux) Château Noguès
- Julien Zernott (Languedoc) Domaine Le Pas de L'Escalette
- Alain Chabanon (Languedoc) Domaine Alain Chabanon
- Stanislas Wallut (Châteauneuf-du-Pape) Domaine de Villeneuve
- Daniel-Etienne Defaix (Chablis) Daniel-Etienne Defaix
- Thierry Nouvel (Mâconnais) Domaine La Source des Fées
Plus que la quantité de vignerons présents ce 19 avril 2008 (toute la journée), c'est surtout l'ambiance détendue et l'accessibilité des faiseurs de vin que l'on recherchera. Des vins nature proposés par des vignerons vrais (label qualité certifié par Laurent Baraou)
Un salon qui avait permis de jolies rencontres l'an passé...
Plus d'info ici
Evreux/Bû : 60 km
Paris/Bû : 70 km
Ajouter le blog de Maigremont à vos favoris
16 février 2008
Big Tasty ® (ing) 2007, #2 (suite et fin)
Enfin, il était temps ! Les vieilles notes de dégustations remontent peu à peu la pile pour se retrouver au dessus. Dernière partie commentée des vins dégustés lors de ce grand Tasting 2007 du Carrousel du Louvre. Bien évidemment, pour ce blog, les blancs ont été rassemblés (secs et moëlleux). Pour la première partie, c'est ici. Au tour des rouges maintenant.
Château Meyney. Je ne donne pas cher du 2003 qui me paraît cuit avec une certaine chaleur. Le 2001 lui est bien supérieur grâce à son joli nez serré et sa bouche souple et charnue.
Château Lagrange (St Julien). On commence tout d'abord avec les Fiefs de Lagrange 2005. C'est pas mal fait et le vin est équilibré. Pas un monstre de puissance, mais on ne lui en demande pas tant. Le Lagrange 2005 lui est doté d'un élevage soigné, épicé. La bouche est toute en largeur et comporte pas mal de fruits et de tanins. A attendre donc.
Château Sociando-Mallet. Même schéma que pour Lagrange, dont Vincent Faure entame la série par "la Demoiselle de Sociando-Mallet" 2005 : matière plus dense et plus croquante que "les Fiefs de Lagrange", ce vin s'en sort assez bien au jeu des seconds vins.
3 millésimes dégustés pour le grand vin. 2005 est crêmeux doté d'une matière bien mure mais encore jeune. Ne touchez pas à vos 2005 avant quelques années, c'est sûr. Le 2004 présente encore un côté marqué par l'élevage, mais on distingue sereinement une jolie trâme serrée. Wait également. Pour finir, le vin le plus ouvert et le plus gourmand : le 2003. Mes amis, s'il pouvait en rester dans n'importe quel coin de France et de Navarre, je suis prêt à en acheter quelques quilles ! C'est plein, juteux, dense, crêmeux et superbement équilibré. Enfin un vin qui me fait aimer ce millésime. Rien à voir avec cette matière compotée et ce manque de fraîcheur que l'on retrouve souvent avec les 2003.
Et puis nous avons terminé notre passage chez M. Faure en discutant du fameux millésime 00, très souvent décrié. La propriété ne le trouve pas mauvais, au contraire mais avoue avoir eu quelques surprises et des variantes. M. Faure remercie au passage Olivier Poussier d'avoir défendu ce vin devant tous. Les p'tits gars de Maigremont l'avait fort apprécié aussi lors d'une horizontale du millésime 2000.
Clos de Tart. C'est déjà un exploit que de pouvoir accéder au stand, tant les amateurs qui attendent qu'il n'ouvre sont nombreux. On ne pourra goûter seulement au 2006, la faute à des vauriens qui ont vidés les bouteilles la veille lorsque Sylvain Pitiot est allé déjeuner. Plus de 2001, ce sera avec plaisir qu'on se fera les dents sur le 2006. Sylvain nous indique qu'il s'agit d'un assemblage d'échantillons tirés de 4 fûts et qu'il est fort à penser que la version définitive donnera cela. Le nez est profond, précis, magique. C'est tel un fruit posé sur des épices. On en attendait pas moins avec la remarquable bouche qui tourne autour du cassis, avec un grain d'une grande finesse, sans dérive. La longueur est fantastique. Du grand art !
Cependant, 2006 aura bien un coût, puisque ce millésime serait annoncé pour sa sortie au même prix que son cadet d'un an, soit environ 150 € ! Prix peut-être justifié, mais je n 'ai pas encore goûté au 2005.
Nous, les "Maigremont", étions passés au domaine en octobre dernier (notes complètes ici), nous nous faisons le plaisir de re-goûter les vins de Chantal Lescure. C'est François Chavériat qui s'y colle. Nous faisons enfin sa connaissance, lui qui avait préparé la visite ainsi que la dégustation au domaine. Au salon, il a apporté tout plein de 2005 et notamment une bombe, un certain Pomard 1er cru "les Bertins" qui s'est montré superbe ! Nous avons eu la chance de pouvoir tremper nos lèvres également dans un Vosne Romanée 2005 "les Suchots" avec l'ami Emmanuel : du bonheur dans ce vin, qui saura livrer plus encore ses arômes de petits fruits noirs et sa finesse, après quelques annés d'oubli. Merci encore François ;-)
Dernière visite en Bourgogne chez Olivier Leflaive, pour son Santenay village 2004. C'est bien typé bourguignon, mais certaines notes végétales en fin de bouche son gênantes.
Cette fois-ci, c'est cap au sud avec le domaine de l'Hortus, qui officie en Languedoc. La "Grande Cuvée rouge 2005" à l'assemblage classique Du Pic St Loup (mourvèdre, syrah et grenache) possède un fruit mur et consistant. La bouche n'est peut-être pas tout à fait en place, la faute à des tanins encore durs, mais cette bouteille fera le bonheur des plats en sauce dans quelques années.
Le "C... du Prieur" 2005 (Grenache, Syrah et Merlot) a un nez exhubérant de framboise, mais la bouche est un peu lourde et chaude (14,8 %).
Domaine du Clos des Fées. Le Clos des Fées 2005 est puissant, charnu, encore tanique à ce stade, mais c'est de la belle confiture de fruits noirs et ça reste équilibré tout de même. La "Petite Sibérie" 2005 (nous avons eu le privilège de goûter cette rareté !) est un ton au dessus : une puissance folle, savament domptée et digeste. Si mon budget me le permettait, j'aimerai rencontrer de nouveau cette "Sibérie" dans quelques années, le temps l'ayant patinée et certainement adoucie.
On pourra dire ce que l'on voudra sur certains organisateurs de ce Grand Tasting, ce salon semble avoir trouvé son style, sa voie après quelques années d'existence. Il paraît en toute logique être complémentaire des autres salons du genre "Vignerons Indépendants", salons régionnaux... en tout cas pour celui qui veut trouver de belles étiquettes. Pour les vraies découvertes, les domaines inconnus et les perles rares il faudra se tourner vers autres choses.
Mais nous y reviendrons certainement en 2008.
06 février 2008
Big Tasty ® (ing) 2007, #1
Mieux vaut tard que jamais, on entend déjà certains dire ! C'est vrai, mais j'ai un peu de temps pour faire paraître les notes de dégustation de ce "Grand Tasting" organisé le 30 novembre et 1er décembre 2007 par le tandem Bettane et Desseauve au Carrousel du Louvre.
Nous avons fait le déplacement (David et Gildas) le samedi matin. Contrairement à ce que l'on a pu entendre, il y a moins de monde que le vendredi matin. Dans la queue très disciplinée pour l'entrée, on reconnait aisément quelques connaissances de forum de vins, des blogueurs, des amateurs...
Aujourd'hui, les blancs et les douceurs.
C'est au stand du Domaine Paul Blanck que nous nous tournons dès notre arrivée. Il est tenu par Philippe Blanck et un de ses ami Philippe Rochet. Philippe Blanck est une armoire à glace alsacienne de près de 2 mètres qui s'avérera d'une gentillesse inouïe ! Un gars vrai, passionné qui explique que ce n'est pas lui qui fait le vin, mais bien le terroir (avec tutoiement de rigueur SVP).
Au total, entre les secs, les vendanges tardives et les Sélections de Grains nobles, nous passerons près d' 1h30 !
Morceaux choisis des 23 échantillons proposés.
Riesling 2004 Grand cru Wineck Schlossberg. Un terroir méconnu qui apporte d'incroyable notes salines en bouche contrairement à son voisin simple "Schlossberg" 2004 qui s'est montré très beau également. Ce Riesling au nez miélé et de chlorophylle transpire la minéralité. La bouche, les arômes d'agrumes dominent sur une trâme saline. Véritable découverte et coup de coeur que ce terroir !
Pinot Gris 2005 Patergarten : un Pinot sans sucre résiduel, que l'on imagine idéalement à table sur une entrée simple ou en apéritif seul pour ses arômes anisés, d'amande amère. Encore une fois une sacré minéralité avec la sensation de sucer du caillou ! Très beau.
Pinot Gris 2004 Wineck Schlossberg : registre qui allie minéralité et fruits jaunes avec un léger sucre. Et si vous suivez bien, on retrouve encore ces notes salines en bouche qui complètent l'équilibre et le mordant dû à l'acidité. On le verrai bien accompagné avec bonheur quelques St Jacques. Très beau.
Gewurztraminer Mambourg 2005 : une symphonie de fruits et d'épices ! Bouche très équilibrée, tout en suavité, pleine d'arômes et d'épices encore une fois. Très bon...
Il fallait bien se limiter à commenter quelques vins. Cette sélection fait partie de nos préférés.
Merci à Philippe et Philippe pour leur chaleureux accueil ! On reviendra.
Château Carbonnieux blanc 2005 : encore un peu trop marqué par l'élevage, ce vin est doté d'une matière pleine avec un beau gras. Donnera le meilleur à celui qui saura l'attendre quelques années.
Cailloux blanc du Château Talbot 2006 : en ce moment plus charmeur que le Carbonnieux, plus vif aussi. Belle bouche tendue aux saveurs d'agrumes. Très bon et surtout moins cher.
Petite incurssion en Bourgogne chez Olivier Leflaive. Son Rully 1er cru Rabourcé 2006 est tendre, au nez de noisette et de citron avec une jolie bouche d'agrumes. Simple, mais efficace. Le Puligny-Montrachet 2005 digère encore ses notes d'élevage. Il a du gras et de la longueur.
Domaine Cauhapé : direction le Béarn où l'accent est d'actualité, au stand tenu par Henri Ramonteu. Les secs sont droits avec un fruit bien mur. Dès les liquoreux, on sent une richesse et une concentration phénoménale ! La Quintescence du Petit Manseng 99 (8hl/ha de petit manseng vendangé en décembre) : un nez très serré et droit d'abricot sec. La bouche retrouve ce même fruit avec une précision et une richesse magique ! Malheureusement pas un vin de comptoir (100 €), mais pas mécontent d'avoir goûté ce nectar.
Série de Sauternes
Château Climens 2004 : le nez est un peu sur la retenue et livre quelques notes confites. Par contre, la bouche est étonnante de finesse, d'équilibre avec une liqueur fine qui oscille entre complexité d'un botrytis à peine dévoilé, l'orange confite et les fleurs blanches. On tombe sous le charme. Un très grand vin si le nez se livre un peu plus.
Château Clos Haut Peyraguey 1998 : un vin plus puissant que le Climens mais équilibré grâce à une acidité soutenue. Jolie liqueur d'agrume et d'orange confite.
Château de Myrat 2005 : un nez iodé et rôti. Bouche équilibrée et belle longueur. Pas mal
Château Doisy-Vedrines 2005 : un Barsac au remarquable botrytis. Belle liqueur
Château Suduiraut 99 : pas un monstre de puissance mais du genre aérien. Un Sauternes bien équilibré.
Et pour terminer les quelques blancs, on est passé voir un certain Seppi Landmann. Heu... Comment dire ? Le personnage ? Barbu, oui. Mais un gars nature, franc, sympa comme pas deux, généreux, pas avare pour ouvrir une boutanche et pour tailler la gente politique ! Un type attachant quoi. Ses vins ? Comme lui : nature, franc, droit. Pour ne rien faire comme les autres, Seppi offre à qui veut quelques vins sortis des fûts, du millésime en cours, 2007 ! C'est trouble, ça ressemble à du poiret mais c'est bien du jus de raisin à peine fermenté. On croque dans le fruit. L'ossature du vin est bien là et ne demande qu'à patienter sâgement, pourvu que les clients et Seppi en laissent. (photo Seppi-Landmann.fr)
Et c'est tout pour les blancs. A suivre, les rouges...
14 décembre 2007
Les vignerons reviennent à Bû
(enfin, ils sont revenus il y a 3 semaines... je suis en retard sur mes CR !).
Ce salon organisé par les Vins de Saint Antoine et Laurent Baraou était une occasion
privilégiée de rencontrer de près les faiseurs de vins mais surtout de pouvoir discuter de façon posée sur l'actualité viti vinicole.
Bû, Eure et Loir, 1800 âmes, une salle des fêtes flambant neuve et un salon d'une dizaine de vignerons triés sur le volet par Laurent.
Voici quelques vignerons que j'ai visité lors de cette sympatique journée :
Clos de l'Amandaie :
Coteaux du Languedoc blanc 2005. Faibles rendements pour ce 90 % grenache blanc au nez d'aneth, d'amende grillée à la jolie matière soyeuse et minérale. Très bon
Huis Clos 2004 rouge : nez profond, bouche gourmande faite de fruits rouges murs. Bon
Les Loges de la Folie. Domaine créé en 2004 par Valerye Mordelet et Jean Daniel Kloecklé sur 7 ha en bio en AOC Montlouis sur Loire.
Nef des fous 2005, Montlouis : le cépage chenin est vendangé à parfaite maturité et est élevé quelques mois en fûts. Le nez présente de belles notes miellées. La bouche élégante et onctueuse typée chenin offre une rétro fumée. Bel équilibre et joli vin dans l'ensemble.
Chemin des Loges 2005, "Sec tendre", Montlouis : Nez d'humus et de feuille sèche avec une jolie bouche de tabac sur une longue finale. Bien.
Sucre d'Ange 2005 : mélange de botrytis et de passerillage, 22° potentiels. Une bouche orientée sur la poire, très dense et précise grâce à une jolie acidité qui supporte les 150 gr de sucre résiduel. Très bon.
Champagne Raymond Boulard
Amateurs de Champagne, cette maison est pour vous. Francis Boulard (blogueur averti) avait emporté sur ce salon une gamme réduite à 6 vins, mais non dénuée d'intérêts. Et comme avec le cochon, tout est bon. Il y a vraiment quelque chose avec ces Champagnes (non dosés), alors que les bulles, c'est pas trop mon truc. J'ai choisi de vous conter 3 cuvées
Réserve brut (75 % pinot meunier, 25 % pinot noir) : nez très avenant de fleurs blanches avec une jolie bouche vive et vineuse.
Grand Cru Mailly Champagne (90 % pinot noir 10 % chardonnay) : vin d'une extrême élégance, vineux, droit et d'une longueur magnifique ! Elevage pour moitié en cuve et pour l'autre en barique.
Millésimé 2002 Brut (50 % chardonnay, 30 %pinot noir, 20 % pinot meunier) : nez de pomme au four. Bouche très aromatique faite de fruit blanc, ciselée à la perfection. Coup de coeur ! Ce sera le Champagne pour l'apéritif d'un de mes repas de Noël.
J'aurai pu vous commenter les 6 vins, mais il a fallu choisir.
Domaine Valentin Zusslin & fils (Alsace).
Riesling Gd cru Pfingstberg 2005 : nez alliant minéralité et fruits blancs. Bouche pleine d'allant, équilibrée. On sent là un très beau potentiel. A encaver !
Château Lassolle (côtes du Marmandais), Stéphanie Roussel "THE" personnage du salon. Personne n'ira affirmer ses idées à sa place !
Petit Plaisir de Sémillon, vin de table. Un sémillon pur jus avec de jolies notes de poire et de coing. La bouche est généreuse, légèrement oxydée avec une belle acidité. Longue finale sur la pomme et l'amande. Très bon.
Coup Franc, vin de table, 100 % cabernet franc. Un vin de copain comme sa conceptrice aime à dire. La simplicité du fruit mur, version poivron mur également et d'une buvabilité insolente !
Annie Sauvat, (côtes d'Auvergne Boudes),
Chardonnay 2003 : Nez fumé agréable. Bouche large, droite et minérale avec une jolie amertume et une certaine fraîcheur malgrés un millésime pas trop propice.
Les Demoiselles de Donazat 2006 : ce 100 % gamay offre des douces notes épicées, une bouche ronde et fruitée. La gourmandise même.
Annie, si tu lis ces lignes, j'ai apprécié ta rencontre, ta gentillesse et la passion que tu as pour ton métier ! Tu vas bientôt défendre le titre de meilleur vignerons blogueurs, alors "buena suerte" comme on dit.
Château Beauséjour, Montagne St Emilion. Depuis le rachat de la propriété en 2004, il a été décidé de rendre les vignes à la nature puisqu'elles ont reçues bon nombre (trop ?) de traitements mais bénéficient maintenant d'un travail du sol soigné.
Le résultat est déjà à la hauteur des espérances avec un très joli millésime 2005, premier coup d'essai seul de Pierre Bernault. Le Beauséjour 2005 est superbe de densité avec un magnifique velouté, un fruit énorme, un boisé tout en finesse (malgrés les 70 % de fûts neufs) et des tanins présents mais pas agressifs. Coup de coeur perso de ce salon. Je n'ai pas eu l'occasion de goûter la cuvée "1901" qui paraît-il est incroyable !
Un petit conseiller en vinif aide Pierre pour l'élaboration des vins en la personne de Stéphane Derenoncourt...
Voilà, c'est tout pour ce très sympathique salon organisé de main de maître par Laurent Baraou. Ce dernier a déjà décidé de renouveler l'opération le 19 avril 2008, avec cette fois-ci d'autres producteurs et pas des moins talentueux. On pourra une fois encore lui faire confiance.
14 décembre 2006
Le CdM au Salon des Vignerons Indépendants de Paris 2006
Un des avantages d'habiter en Haute-Normandie est qu'on est assez proche de Paris, sans en avoir tous les inconvénients. Nous voici partis pour la capitale et pour le Salon des vignerons Indépendants en cette fin novembre, porte de Versailles. Une petite heure et quart de voiture et hop. Nous arrivons dans l'énorme hall qui comporte cette année encore pas moins de 900 exposants ! Nous nous retrouvons avec quelques membres du CdM (lisez, Cercle de Maigremont) afin de : 
1 Taper la discute avec des vignerons (sympas si possible)
2 Goûter quelques vins et se faire une opinion des nouveaux millésimes.
3 Bien entendu, faire des découvertes et ramener un petit tour de France dans nos caves.
Nous sommes samedi, parés devant la porte d'entrée du hall, attendant qu'elle ne s'ouvre. Et oui, pour ce genre d'événement, il serait préférable de prendre un jour de congé en semaine, mais bon... nous sommes prêts à affronter la foule et les températures un peu chaude.
Au menu donc : Alsace, Jura, Corse, Gaillac, Bourgogne, Bandol, divers Bordeaux, sucreries de Loire et Sauternes
Je ne vous ferai pas un récit complet des vins dégustés, mais plutôt des on a "aimé/pas aimé" avec en plus un commentaire sur le maître/maîtresse des lieux.
Alsace
Hubert Reyser
Le personnage est bien en forme et possède un accent très local. Il est 10h15, Hubert Reyser vous accueille et vous accompagne déjà verre à la main pendant une bonne partie de la gamme.
Nous avons goûtés : Pinot Blanc 2005, Riesling 2004 du Sonnenberg, Pinot Gris 2004 Zahlberg : c'est bon mais ces vins semblent manquer d'un peu de caractère et de tension.
Par contre, ses cuvées "Vieilles vignes" (cuvée perso comme il aime à dire) sont plus travaillées et méritent plus de figurer dans votre cave.
En tous les cas, un personnage haut en couleur et d'une gentillesse attachante.
Domaine Jean-Marie Haag
Encore un alsacien comme on les aime. L'accueil est chaleureux et l'homme un athlète ! Contrairement à Hubert Reyser, lui est dans le Haut-Rhin, à Soultzmatt. Ce domaine a été remarqué par un membre de LPV. Nous voulions en avoir le coeur net.
Son Sylvaner 2005 est très bon. Son Riesling de base "Vallée Noble" 2005 à 7 € possède des notes muscatées et florales. Bon rapport Q/P. Le riesling 2005 Gd Cru Zinnkoepflé possède matière et longueur. Le Pinot Gris 04 Gd Cru Breitenberg est pas mal, ainsi que ses Gewurtz Gd Cru Zinnkoepflé 04 et 05 sur les fruits confits et exotiques. Ils ont une belle allonge ainsi qu'une bouche sérée. Vient ensuite une bouteille sans étiquette. M Haag nous dit qu'il vient de faire la mise en bouteille et qu'il n'a pas encore eu le temps de les étiquetter. Nous voici donc prêts à faire un petit jeu. Le nez est très confit, cire d'abeille, fumé. Le nez est très dense. J'adore. Je lance au patron : "Riesling SGN ?". Non non non, c'est un (accrochez vous) Sylvaner "Exception" 2005. En fait, M Haag a estimé que l'état sanitaire des raisins en 2005 étaient tels qu'il pouvait faire une Sélection de Grains Nobles (SGN) avec le cépage Sylvaner. Comme l'AOC Sylvaner ne permet pas de mettre la mention SGN, il l'a tout simplement appelé Sylvaner "Cuvée Exception". Pour mémoire, la mention SGN ne concerne que les "cépages nobles" soient les Riesling, Gewurtz et Muscat
J'ai un peu moins aimé le Pinot Gris 2005 "Vallée Noble" qui manque un peu d'expression
En tout les cas, une belle découverte avec ce domaine. On était bien là pour ça non ?
Loire
Domaine Figeat
Un petit tour par ce domaine qui présentait 2 Pouilly-Fumé : le Pouilly-Fumé 2005 avec des notes d'agrumes et de silex et un Pouilly-Fumé 2005 "cuvée prestige" avec une amplitude plus grande ainsi qu'un peu plus de gras.
Domaine assez intéressant, mais pas transçandant.
Domaine Laroche Moreau,
Domaine qui confectionne uniquement des vins dits "liquoreux" avec ses coteaux du Layon, Chaume et Quarts de Chaume. Ce domaine a encore de vieux millésime en vente pour des prix abordables. Mais voyons la qualité.
Le Coteaux du Layon 2002 est pas mal contrairement au 2003 qui lui est plutôt massif et lourd. Le Coteaux du Layon Chaume est banal. Le 94 en 1/2 sec manque de tonus. La Sélection de Grains Nobles 97 est par contre un très beau vin.
Ce n'est pas un domaine qui nous a convaincu. Peut-être parce que c'était l'avant dernier domaine visité de notre salon ?
Bourgogne/Jura
Domaine de la Pinte, Jura
Accueil très quelconque, limite "on l'emmer...t" : on va dire que l'on était des clients potentiellement potentiels pour lui. Pas bavard, donc peu de renseignements sur leur vinifs. Dommage
Dans l'ensemble, je suis surpris de ne pas trouver dans leur gamme des vins plus typés Jura : les non ouillés ne sont pas extrémistes ! Luc qui lui fait un "oedème" à la vue d'un seul oxydé, a même passé la gamme en revue sans rechigner ni grimacer ! Que l'adèpte du très oxydatif passe son chemin.
Bon les vins : le Chardonnay 04 est lui typé Jura et est pas mal. Le Côtes du Jura 04 vieilles vignes est superbe d'élégance. Autres vins goûtés : Melon à Queue rose 04, Arbois Savagnin 00
Domaine Nudant Jean-René, Bourgogne
Accueil archi nul ! Des vins trop chauds. Temps passé à ce stand : 2 minutes. Dommage, leur vins sont habituellement un exemple de richesse.
Provence/Corse
Chateau Pradeaux, Bandol
Je me faisais un plaisir immense de visiter 2 beaux domaines de Bandol. La palme de l'accueil le plus nul revient sans conteste à Pradeaux. Vous connaissez les smileys du petit bonhomme qui fait la tronche ;o(( ? Et bien oui, c'était notre homme. Dans ce cas, nous filons directement chez Lafran-Veyroles
Lafran-Veyroles, Bandol
Autre Bandol. 4 vins dégustés. En rouge, la cuvée tradition 04 se montre superbe de fraîcheur et de fruits noirs. Le 03 est sur un registre un peu plus grillé. La cuvée Spéciale est elle composée à 95 % de Mourvèdre. Le 04 (pourtant mis en bouteille il y a une semaine) est magnifique de densité, de longueur et surtout, déjà accessible : un régal ! Le 03 est qualitativement un peu inférieur au 04, mais possède sa propre personnalité. Le millésime 2004 à Bandol est magnifique : à encaver assurément et à garder pour de longues années à qui saura être patient.
La gentillesse et l'accent "chantant" de l'exploitant qui nous reçoit au stand, nous font passer un moment très agréable. Bravo
Domaine Cordoliani, Patrimonio
Ce domaine a été repris par Romain Perfetti il y a peu. Les rendements sont faibles. Il présentait l'année passée son 2003 au salon qui était son premier millésime. Je lui avais acheté quelques bouteilles en Patrimonio rouge qui se mariaient superbement avec des grillades estivales. Cette année, le 04 est plus aérien et possède des arômes de "bière". En tout les cas, un jeune passionné avec des idées pleins la tête.
Bordeaux/Sud-ouest
Château d'Escot, cru Bourgeois du Médoc
Mme Larrieux nous reçoit avec entrain et générosité. Revue complète de la gamme, même si nous sommes des convaincus.
3 cuvées, 2 terroirs différents, mais ayant toutes la mention de Cru Bourgeois.
Escot 04 : fruits noirs, tannique et bien structuré : bon, à attendre. Escot 03 : matière plus mure, mais aussi plus souple. Les Sorbiers 02 : fruits rouges, poivron vert. Les Sorbiers 00 : vin en pleine forme, élevage fin, notes de champignons et d'humus : très beau. Le Privera 02 : robe très dense, matière suave sur des notes de café avec une légère astringence. Bon et à attendre patiemment.
Château de France, Pessac-Léognan
Des vins servis trop chaud dont l'alcool est dominant. Vins présents : château Coquilles 04, de France 01 et 03.
Domaine René Rieux, Gaillac
Découvert il y a peu, je suis tombé sous le charme de sa méthode Gaillacoise doux "Symphonie" 2004. Un vin à bulle qui fait seulement 10 ° : l'archétype du vin gouleyant et binaire : 1 bouteille ouverte = 0 retour au frigo ! Sur la pomme et le miel avec un sucre résiduel bien dosé. Egalement un Gaillac moëlleux "Harmonie" 2004 pas mal fait et qui sur l'apéritif ou un foie gras passera sans aucun doutes. On y reviendra certainement l'année prochaine pour faire le plein et parler cuisine avec le grand monsieur très sympa.
Château La Tour Blanche, Sauternes
Accueil très froid : "c'est comme ça et pas autrement". Comme quoi, on peut appartenir au Ministère de l'Agriculture (sauf pour la vinif, chais et commercialisation) et... ! Il n'y avait que les Charmilles 04 (second vin) et la Tour Blanche 02, manquant un peu de compléxité. Le 2003 n'était dispo que pour la vente mais impossible d'y gouter car il en reste très peu. J'ai quand même acheté une bouteille. Car quand la Tour Blanche fait du bon, c'est magnifique.
Quelques 5 heures et 47 vins plus tard (mais on a tout recraché, sisi !), il est temps de retrouver les plancher de nos vaches normandes. Quelques belles rencontres, d'autres moins fortunées. Ce qui est sûr, c'est que nous y retournerons l'année prochaine.












