Les bouteilles de Maigremont

Les dégustations de vins du Cercle de Maigremont

15 novembre 2009

Méli-mélo d'automne

Une petite réunion d'amateurs de vins en milieu de semaine, surtout chez Benoit, ça ne se refuse jamais ! L'affluence est fluette, mais les vins proposés par Benoit ont toujours un intérêt et les découvertes risquent d'être au rendez-vous.

Les vins sont servis seuls à l'aveugle, accompagnés du repas et sont dévoilés avant de passer au suivant.

Domaine de Pellehaut "Ampelomeryx" VDP des Côtes de Gascogne 2006 (Gros et Petit Manseng, Chardonnay et Sauvignon) : un joli nez nougat, un brin exotique sur une trame finement boisée. Bouche riche et bien équilibrée avec ce qui faut de gras pour que le vin ne se goûte pas totalement sec. Bien

Château l'Enclos des Rozes, Gaillac blanc 2007 : un 100 % Mauzac vinifié par Aurélie Balaran, fille de Jean-Marc, figure 2emblématique du gaillacois (domaine d'Escausses). Premier coup d'essais et totalement transformé. Le vin ne s'éparpille pas, il va là où on a dû lui dire d'aller. Joli boisé avec des notes de fenouil, il s'étire longuement avec une acidité tonique. Aurélie n'est pas la fille de son père pour rien et il semble qu'elle soit bien partie pour se faire un prénom dans la région. Bravo !

Domaine de la Tournelle "les Corvées sous Curon" Arbois 2003 : finement oxydatif, avec une grosse amertume en bouche. Pas mon style du tout : 2003 doit en être la cause. A goûter de nouveau sur un autre millésime.

Domaine des Ouches "les Ouches", Bourgueil 2002 : personnellement, je suis parti rapidement dans le Sud-ouest, vers Cahors ! Le vin semble avoir quelques années derrière lui : terre humide, sous bois.  Belle attaque fondue sur les fruits noirs mais tombe comme une pierre ! Dommage. Benoit nous indique que ce vin était en pleine forme la dernière fois qu'il l'avait goûté.

Domaine Navarre "cuvée Olivier", St Chinian 2006 : un très joli vin doté d'une robe incroyablement foncée, pur aussi bien au nez qu'en bouche, souple et soyeux (malgré 14 %) avec comme fil conducteur des senteurs d'herbes aromatiques. Un assemblage de Syrah, Grenache et Carignan sur schiste. Bien

Domaine d'Escausse "la Vigne Mythique", Gaillac 2004 : le vin de la soirée ! Une cuvée normalement réservée pour un ou deux restaurateurs (merci Benoit) Nez complexe d'herbes coupées, de cassis et de myrtille. La bouche est savoureuse, gourmande, sur des notes d'oranges sanguines et de cannelle. Le fond de bouteille emporté dans le cabas direction la maison m'a procurée un immense plaisir sur une semaine : le vin n'a pas bronché d'une oreille. Il se livre enfin : testé il y a presque 2 ans, le bougre n'avait rien dit du tout. C'est maintenant devenu un très très beau vin.

Domaine Piquemal "la Perle Pourpre", Rivesaltes 2007 :arômes de griotte et de fraise avec un peu de bois. Plutôt simple mais bien fait.

3Château le Fagé "Cuvée Grande Réserve", Monbazillac 2003 : le vin évolue sur des notes de pêche de vigne, de frangipane et de sucre d'orge. Le vin livre un style dynamique et une finale dense, charnue et un léger côté végétal bien plaisant. 2003 démontre une fois de plus avec ce beau Monbazillac, que ce millésime du côté des liquoreux n'est pas à mettre à la poubelle, bien au contraire !

Les Vignerons Catalans en Roussillon, Rivesaltes 1974 Ambré Hors d'Age : simple mais clairement sur la noix, la figue, marqué de fruits secs et un rancio appuyé. La bouche est bien agréable comme cette soirée d'ailleurs.

Merci Benoit

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10 septembre 2009

Eclectique de l'été 2009 (part two)

Notre dernière rencontre de l'été était placée sous le signe de la qualité des flacons et des retrouvailles après un repos estival mérité.

Nous sommes chez David et Stéphanie, qui au passage nous accueillent avec des bulles pour fêter le petit dernier qui se porte comme un charme ! Bravo à tous les 2, vous pouvez être fiers de votre petit Eliott (avec Arthur of course, le grand frère). 

Des bulles donc pour commencer. Un joli nez de noisette et de pomme, c'est rond à point, avec de l'énergie en bouche qui laisse la bouche propre et fraîche. C'est la cuvée Brut Réserve de Guy Niziolek. Un agréable Champagne de producteur pour 11,5 € seulement.

10Second vin. La couleur est pâle, claire. Nez simple et acidulé fait de fruits blancs (pêche de vigne, poire) et marqué par la citronnelle. Bouche "huileuse" de poire, à l'acidité très basse. Fond de verre sur des arômes de chenin (poire, fruits exotiques...). Nous proposons un vin du sud-est, à base du cépage Rolle. C'est ce même cépage qui est appelé Vermentino en Italie et en Corse, où nous nous trouvons maintenant : Vin de Corse Sartène 2008 Domaine Pero Longo "Sérénité"

Joli nez entre deux âges, sur le cèdre, l'encaustique (dire, miel), l'amande. Une bouche un peu plus simple, un peu en décalage avec le nez, en font un vin agréable, mais pas transcendant. Finale minérale. C'est Robert Meistermann qui fait ce Riesling Grand Cru Steinert 1999.

Arômes typiques de Gewurtz, élégant et floral. Bouche bien construite avec un peu de mordant à l'attaque, sucre bien dosé, équilibré sans lourdeur. C'est bon, c'est bien fait. C'est en effet un Gewurztraminer 2004 de Frédéric Geschickt, domaine de la Sinne.

Les rouges

Premier vin. Nez sur la réduction avec des notes de levure, bière. Passé ce petit moment déroutant, le nez s'ouvre avec richesse sur la cerise et la prune. On sent bien la puissance et même une pointe d'alcool. La bouche est puissante, mure, riche de fruits noirs tels la cerise et le cassis. Malgré tout, une attaque légèrement perlante donne de la fraîcheur et de la buvabilité sur des tanins mordants. C'est très bien fait et même gourmand. Finale sur des saveurs d'encre. Pour amateur de vin solaire. C'est un Côtes du Roussillon 2007 "les Sorcières" du Clos des Fées.

Le vin suivant est dans un autre registre. La couleur est un peu évoluée et présente des reflets tuilés.5 Finesse, c'est la caractéristique première de ce nez, joliment ponctué de cuir et de fraise, puis de cassis, d'épices douces. L'acidité est encore bien présente, alors que l'on donne quelques années à ce vin. Les fruits rouges dominent en bouche, la matière est douce, mure, les tanins souples. Il ressort un côté terreux en final qui en dit certainement long sur ses origines. Disons sur la Côte de Beaune. C'est un Pernand-Vergelesses 1996 1er cru "les Fichots" de Roger Jaffelin & fils. Un joli vin, qui commence à atteindre son plateau de maturité. 1996, millésime marqué par de grandes acidités en Bourgogne.

Ce vin là, tout le monde est tombé dans le panneau. En effet, personne n'en avait l'origine : fond végétal, pivoine, floral, pampre verte. Bouche épicée, tabac brun, matière fondue, petite longueur, ça se boit facilement, mais il ne faudra pas tarder à terminer votre fond de cave s'il vous reste de ce spécimen. Nous sommes à Canon Fronsac, château Vray Canon Boyer 1996.

Clairement dans un autre registre, le vin suivant propose des relans de mercaptan. Le nez n'est pas terrible, fortement marqué par le grillé. En bouche, un peu de cerise, le fuit est mur et puissant, la matière est juvénile. Registre exotique pas du meilleur effet pour ce Toro 2008 Liberalia "Cero" (Espagne), qui manque de cohésion entre le nez et la bouche.

Un peu de féminité et de la douceur

Tiens, un vin rouge ! Senteurs peu complexe mais ô combien précise de crème de mûre, cerise. Agréable, presque léger en bouche, sur la cerise avec des sucres qui trainent. On dirait presque un Maydie. On le verrait bien accompagner avec bonheur un fromage de brebis, un Ossau-Iraty par exemple. Encore un ibère : un Jumilla, Casa de la Ermita "Dulce Monsatrell" 2005. Pour rappel, le Monastrell est la version espagnole du Mourvèdre, cépage roi des vins de Bandol.

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La palme de l'originalité revient à cette bouteille. Jolie couleur rosée. On part allègrement au nez sur du Loin1 de l'Oeil (poire, coing) et ça envoie très fort dans le style sirop de fraise. On sent le sucre. En bouche, énorme liqueur de fraise encore, un peu pataude. Ce vin mal aimé des diabétiques est un Vin Paillé 2005, VDP de la Corrèze du domaine du Bas Queyssac. Fait avec passion par Jean Louis Roche, ce dessert à lui tout seul est élaboré à base de minuscules rendements de Cabernet Franc et Sauvignon. 

Et pour achever cette belle soirée. Pas de doute, en vue c'est du Ch'nin (Chenin) : pâte de coing, un peu de pomme, pointes d'ananas, c'est jeune. En bouche, bel équilibre, les sucres ne sont pas pesants (passerillage certainement), c'est assez gourmand et possède une finale saline des plus agréable. Bien ce Coteaux de l'Aubance 2007 "Le Pavillon", domaine Richou.

Plutôt une réussite cette soirée. Des vins très différents les uns des autres et bien difficile de dire lequel s'en sort le mieux, mais on retiendra : le GW de Frédéric Geschickt pour le côté découverte. Les Sorcières du Clos des Fées : un vrai bonbon. Le Pernand de Roger Jaffelin pour sa sagesse. Enfin la Bodega "Casa de la Ermita", bien trop méconnue à notre avis !

Et après ça ?

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Confit de porc, citrons et tomates confits aux zitounes

Merci Steph, merci Dave : nous reviendrons !

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31 août 2009

Eclectique de l'été 2009 (part one)

C'est parti pour les dégustations fourre tout, celles où l'on peut se lâcher en apportant ce que bon nous semble : comme toujours, ça ne dure qu'un temps, celui de l'été (à l'aveugle comme d'habitude).

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David, Gildas et Gil. Carafage ou pas, that is the question ?

La soirée se passe chez Sandrine et Yves.

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Stéphanie, Manu et Yves

Premier vin. Il est aromatique à souhait, trame acidulée, sur les agrumes et l'abricot avec un côté floral en retrait. La bouche est vive, conforme aux arômes du nez avec un côté huileux surprenant, mais le tout est presque sec. C'est fin, peu complexe sur une fine acidité. Ce vin du cépage "Catarratto" nous vient d'Italie et plus précisement de Sicile : "Terrr di Ginestra" 2008 de Calatrasi (11 €)

Le suivant propose au nez fleurs blanches avec des pointes anisées. En bouche, c'est une incroyable salinité qui domine le vin de bout en bout ! L'ensemble est "tendu" avec plaisir. Bien et plutôt surprenant ce St Bris 2007 du domaine Grand Roche d'Erick Lavallée (7 €), dernière AOC crée en Bourgogne, à base de Sauvignon.

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On passe maintenant à un tout autre genre. Puissant au nez, dans un style légèrement oxydatif, donnant des effluves de banane flambée. En bouche, le vin a des allures de rhum vieux, et allonge sa puissance tout en gardant équilibre et plaisir. Un beau vin de gastronomie proposé ce soir : il n'avait pas été aussi bien goûté ici. Il semble s'être assagi d'un point de vue perception du bois. Ce vin, élevé longuement (en fût de chêne lituanien) est un VDP des Côtes Catalane blanc 2004 "Les Clares" du Château la Casenove (17 €)

Dernier blanc. Au programme, de l'oxydatif à plein nez ! Pas complexe, sur la noix et fruits secs, droit avec cependant un petit défaut au nez malgré une capsule à vis. On aime ou on n'aime pas ce "Fino" Los Amigos, Montilla-Morilles de Perez Baquero (5 €) 100 % Pedro Ximenez. Pour amateur du genre.

Changement de registre. Couleur claire, grenadine. Nez groseille et un peu de fruits rouges, semblant avoir quelques années derrière lui. Bouche souple et fruitée, peu de volume, évoluée, dont le végétal prend le dessus sur la fin. Irancy 2000 Chais et Crus "Trou Mombard". Ca a beau être un vin de négoce, il est pas mal, mais il fait plus vieux que son âge.

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Le vin suivant présente au départ un squelette végétal prononcé, puis s'ouvre sur un joli fruité noir et poivré. La bouche est assez tannique, dense mais ce Gaillac 2001 du Manoir de l'Emmeillé "Cuvée Sarah" bénéficie d'une amertume finale plutôt bienvenue. Un Gaillac du genre ancienne école. (8 €)

DSC_0030Le dernier rouge du jour : le nez est crème de cassis à souhait, mais alcooleux. La bouche confirme le nez : avec peu de fruit et de complexité, c'est l'alcool qui malheureusement domine les débats. Dommage pour ce Côtes du Roussillon Villages 2007 Château Montner (7 €)

Une seule douceur pour cloturer cette soirée. L'arôme dominant est évocateur de sonDSC_0026 origine : la pomme. Du coup, le cépage Mauzac nous fait partir sur Gaillac. En bouche, le coing vient compléter les senteurs du nez. La liqueur est bien présente, riche, et un côté perlant vient par bonheur alléger le tout car en l'état, le vin manque d'un peu d'acidité et tombe un peu dans la lourdeur. C'est un Gaillac doux 2005 du domaine de la Ramaye (Michel Issaly) "les Sous Bois de Rayssac", composé de 80 % de Mauzac et 20 % de Len de l'El (18 €).

Avec ça, on mange : des légumes du soleil dorés au four relevés comme il faut (aubergines, tomates...), gambas et crème d'aneth, un lapin chasseur dont les cuisses sont plus grosses que celles de Jeannie Longo ;-) , fromages et petits fours. Merci Sandrine

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On se retrouve bientôt pour une prochaine éclectique (de grand niveau !)

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11 août 2009

Coup de Coeur blanc à Syracuse

Il y a des amis que je connais depuis maintenant 2 ans, plus pour d’autres du groupe invités ce jour. Le genre de ceux que j’ai plaisir à retourner l’invitation aujourd’hui et pour lesquels je n’hésite pas une seconde pour ouvrir les flacons que j’affectionne, car notre passion commune est le vin. Le cercle LPV Haute-Normandie (première version) s'est reformé l'espace d'une journée avec la visite surprise de Eric.

Pour moi, le vin représente le partage, l’amitié. Cette relation que j’ai avec ces amis, elle dure grâce à la simplicité, à l’honnêteté et jamais lors de nos rencontres bachiques il n’y a un mot plus haut que l’autre. C’est parfois tendu, mais on a tous un ressenti à défendre, mais le respect des opinions est toujours de rigueur ! J’ai l’impression que ces moments passés tous ensemble sont des moments francs, de partage, de plaisir de la chaire. Notre petit comité n’est pas hermétique, bien au contraire sachez-le : quiconque frappera pour y entrer, porteur de simplicité et de partage pourra sans problèmes découvrir la bonne humeur qui nous anime…

L’autre jour, je les recevais à la maison. Les thèmes (puisqu’il y en avait 2) étaient : « Coups de Cœur blancs » (-de 15 € la bouteille), les 100 % Syrah (ainsi que quelques douceurs pour finir)

Les vins sont dégustés à l’aveugle, la plupart par paire, accompagnés du repas.

On commence avec un vin à bulles pour patienter et faire venir les derniers retardataires : bulles fines, intensité aromatique simple et de moyenne ampleur sur les fruits blancs. Bouche vive, agréable, manquant d’un peu de complexité. Tout le monde aura compris qu’il ne s’agit pas d’un Champagne, mais peu importe. Je pense qu’il fût apprécié pour ce qu’il est. C’est un Vin Mousseux de Qualité, Méthode Traditionnelle Brut, domaine de l'Ambroisie cuvée Enigme. Ce vin produit à Lucey (54) dans la région des Côtes de Toul, à déjà été apprécié ici. Il représente toujours un bon rapport qualité/prix (7 €).

bulles

Voici maintenant un Champagne, enfin c’est ce que tout le monde semble dire. Certains le trouvent trop grande acide. Personnellement, j’aime beaucoup ce style : vif certes, mais avec de la rondeur, légèrement brioché. J’aime aussi son petit côté noisette. C’est un « Spécial Cuvée » de la maison Bollinger. Avec les petits feuilletés au sésame, cumin et emmental, c’est excellent !

Mes Coups de cœur blancs (- de 15 €)

Premier duo. Premier vin. Remarquable minéralité, longue résonnance des saveurs de blancs1frangipane et d’amande. J’aime ce vin parce qu’il ne fait pas de bruit et pourtant tellement efficace. Il fait parti des vins qui marquent par sa simplicité et sa précision ultime ! C’est un Chignin 2007 du domaine Gilles Berlioz. Je crois qu’il fût apprécié. Celui qui est servi en face est doté d’une matière très mure, sur les fruits jaunes tels la pêche et aussi l’abricot. Bouche qui possède pas mal d’amertume, assez longue et chaleureuse. C’est un Sylvaner Vieilles Vignes « Sono Contento »  2007 de Albert Seltz. Un peu déroutés, certain sont partis sur un Riesling (pas idiot) mais lui ont reproché un peu trop d’alcool. Il faut savoir qu’Albert récolte très mur et que ses vins sont puissants.

Autre paire. Ces deux vins ont été rapportés de 2 domaines que j’ai visités cette année. Qui n’aime pas ce superbe nez exubérant de fruits exotiques et d’une sensualité impressionnante pour le premier. Bouche dotéeblancs2 d’une grande acidité qui en dit long sur ses origines ou tout du moins sur les cépages qui le compose, pure, droite. Les saveurs sont décuplées et ultra précises.  J’A-DORE toujours autant cet Irouleguy blanc 2006 du domaine Arretxea. Face à lui, il fallait servir un vin qui tenait la route. Fruit blanc et mur, le nez est minéral d’une noblesse sans égal. Bouche ronde et vive à la fois, harmonieuse, où les saveurs sont longues sur les mêmes arômes que le nez. Un vin plein, dont la bouteille s’est retrouvée vidée (trop) rapidement, les invités ayant choisi de se resservir rapidement pour confirmer leur ressenti (tout comme l’Irouleguy). C’est un Sancerre 2007 "Monts Damnés" de Gérard Boulay, magistral !
Ce match a tenu toutes ces promesses et difficile de dire qui l’a emporté. Personnellement, une très légère préférence pour Arretxea, mais d’une courte tête. Le tout était accompagné de gambas au gingembre et citron vert. Je dois dire que l’accord était pas mal du tout.

Dernière opposition. Là aussi 2 domaines dont j’ai eu la chance de découvrir les vins sur place.
Le premier semble avoir digéré son élevage, mais en garde tout de même quelques traces, pas dérangeantes (bois de hêtre fendu). Les quelques arômes de muscat qui en faisait tant son originalité ont elles aussi presque disparues pour laisser place aux notes beurrées et de cacahuètes. C’est dans un style puissant tout en gardant de la blancs3fraîcheur. Il semble avoir atteint son plateau de maturité et pour quelques années encore. Le dernier blanc est dans un tout autre style, quoique présentant lui aussi des notes de roses et muscatées. C’est élégant et ouvert à la fois, très floral. La palette de dégustateurs présent autour de la table ont identifié l’Alsace comme région d’origine, mais ont déballé tous les cépages avant d’annoncer le Muscat Fronholz. S’en est bien un, millésime 2007 du domaine Ostertag. Ce Muscat totalement sec me plaît pour son originalité, sans tomber dans une lourdeur que parfois les Muscats peuvent proposer. Le premier était un Côte de Beaune Blanc 2006 « le Clos de Topes Bizot » du domaine Chantal Lescure (c’était ma dernière, snif…)

Les vins qui semblent  avoir réuni le plus de suffrage sont dans l’ordre, l’Irouleguy blanc « Hégoxuri » de Arretxea et le Sancerre les Monts Damnés 2007 de Gérard Boulay

Notre deuxième thème du jour avait pour but de comparer entre eux des vins rouges issus de la syrah, sans autres cépages en complément. Bien évidemment pour faire le tour de la question, plusieurs origines étaient proposées, car il ne s’agissait pas de tomber dans la facilité des vins du Rhône.

Michel Chapoutier «Mount Benson » 1999, Shiraz australienne VS Domaine de Ribonnet 2004 VDP du Comté Tolosan « Syrah ». Un australien qui affirme d’emblée une couleur évoluée tirant sur des reflets orangés. Matière souple, tanins fondus, c’est agréable mais sans grande complexité. Je n’attendais pas beaucoup de ce flacon, sinon qu’il commence la série des rouges. Et bien il a été supérieur à mes attentes. Quelques dégustateurs lui ont trouvé un style un peu facile, voir international. Est-ce l’effet terroir ou Chapoutier ? Face à lui, la Syrah du Domaine de Ribonnet. Un carafage de 6 heures n’aura pas eu raison de notes de réduction plutôt collantes, ce qui lui a fait perdre en buvabilité. A revoir…

Domaine Lacoste-Germane VDP des Coteaux du Salagou « Sauta Roc » 2006 contre "De Battre Mon Cœur s’est Arrêté" 2008 Côtes du Roussillon Village du Clos des Fées. Un match qui aurait pu  sembler déséquilibré… Le « Sauta Roc » se présente sous un bon jour, croquant à souhait. Un beau jus de cerise noire, avec des notes de garigue. J’aimerai simplement que ce vin que j’aime beaucoup gagne en précision. Il serait parfait. Mais je sais que ses géniteurs travaillent dans ce sens. Pour l’opposer, un « monstre », une star : « De Battre » comme on l’appelle. Et bien notre cœur a battu, mais faiblement. La GROSSE déception du jour : arômes de cartons mouillés, de vernis, bof à tous les étages. On ose tous penser à un problème de bouteille, car le 2007 fût fantastique !!

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Voici un des duos consistants de cette journée. Je précise aux convives qu’il s’agit de 2 vins provenant de la même région et du même millésime. Les vins sont accompagnés de côtes de bœuf. Si le premier affiche clairement son avantage en terme de buvabilité, le deuxième semble sur la retenue, un peu comme si il avait été ouvert trop tôt. Le premier vin est onctueux, sur les petits fruits noirs, bel équilibre et riche d’une belle acidité qui emmène le tout dans un genre un peu rocailleux. C’est excellent et très bien fait. L’autre se montre un peu plus en retenue. Cependant, la qualité de tanins semble supérieure et la matière est ciselée, précise. Enorme potentiel. Le millésime ? 2005. La région ? Rhône. Le premier est un Cornas d’Alain Voge et le second est un St Joseph du domaine Jean-Louis Chave.

« Un peu de féminité pour achever ces duels ! » C’est ce que j’ai dit à l’assemblée. On débute avec une syrah fraîche comme une caresse, longue et friande avec une pointe de fumée en finale. Un superbe vin qui a conquis tous ceux qui ont pu poser leurs lèvres dans cet onctueux breuvage. Pour moi, le vin parfait, harmonieux et classieux à la fois. Je me pose cependant une question : faut-il l’attendre tellement c’est bon actuellement ? Face à ce Grain Syrah 2007 de Marie Thérèse Chappaz (Valais), que pouvait-on mettre en face, sinon quelque chose qui tienne la route. La couleur est plus évoluée, avec quelques reflets orangés. Dans un tout autre style, plus opulent, plus chaleureux, les arômes se situent de la fraise des bois et la cerise à l’eau de vie à tout une palette d’épices douces (cannelle, poivre, bois de santal, cigare et chocolat). On ressent un élevage long et soigné. Si le vin est massif, l’équilibre est préservé grâce à une acidité qui donne du tonus en final. Un très très beau vin également. C’était Clos de Syrah Léone 2002, du domaine Peyre Rose de Marlène Soria (85 % syrah). Une joute qui a tenu toutes ses promesses, merci mesdames.

Allez, un dernier rouge pour la route, pour accompagner quelques fromages affinés. Bien plus évolué que les autres, il m’aura surpris par sa suavité et sa finesse. La longueur reste correcte et au finale, une belle surprise avec ce vin de la Cave de Tain l’Hermitage et cet Hermitage rouge 1990. Et puis un blanc pour la transition : un Côtes du Jura 1996 « Savagnin » du domaine Berthet-Bondet, qui a un côté lourd qui ne me plait pas trop.

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Que dire sur cette série 100 % syrah ? Qu’elles peuvent être bues jeunes (dans ce cas privilégier un service frais), mais que le temps ne leur fait pas peur. Les terroirs granitiques confèrent fraîcheur au vin (Cornas "les Chailles", "Grain Syrah" de MT Chappaz, "De Battre Mon Cœur..." du Clos des Fées...

Nous entamons alors les douceurs. Une entrée en la matière ratée et cet Azay le Rideau 2003 Liquoreux de PXGuillaume Descroix (Caves du Château de Fouchault) : il a vécu, il n’a plus grand chose à dire. Reste  à savoir s’il s’agissait d’un problème de bouteille en goutant l’unique qui me reste encore ! Suit un Pedro Ximenez 2005 (PX) de la Bodega Toro Albalá. Cadeau de mon guide d’un jour lors de la visite l’année dernière au domaine : lourd, la langue est limite anesthésiée, c’est chaud et ça neMadame ressemble en rien aux PX qui ont séjourné longuement en fût avant la mise en bouteille où la complexité est alors bien présente. Heureusement que pour clôturer la série des douceurs, Eric qui était de passage en Normandie, avait apporté une cuvée Madame 1997 (excusez du peu) du Château Tirecul la Gravière (Monbazillac) : grosse liqueur botrytisée, supportée par une heureuse acidité, sur l’abricot confit avec des variantes d’orange confite et d’ananas… excellente. Pour amateur de grosse sucrerie et pour terminer une belle journée d’amitié…

Merci à vous, amis et vous femmes de mes amis de votre visite sur notre terrasse…

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26 mai 2009

ROU-SSI-LLON !

Quelques vins pour attirer le soleil. Ca vous tente ? On s'est amusé à déguster quelques vins en provenance du Roussillon, région qui croule sous les UV et qui propose souvent des vins au caractère bien affirmé et chaleureux.

Bon, on ne va pas tourner autour du pot pendant des heures, c'était une soirée disons très moyenne par la qualité des vins proposés et au final dégustés. Mais l'ambiance des amis était irremplaçable et seule la bonne humeur qui fût au rendez-vous subsistera...

Les vins sont dégustés à l'aveugle, histoire de ne pas perdre les bonnes habitudes

Domaine Lafage "Cuvée Authentique", Côtes du Roussillon 2006 : le vin propose majoritairement un fruit rouge très simple (framboise et cerise) et termine un peu court. Mouais

Château Mossé "Temporis", Côtes du Roussillon Villages 2001 : jus épicé de fruit mur, ce vin offre plus de profondeur que le premier. Cependant, malgré une certaine puissance en bouche, la finale semble manquer sa sortie en manquant de maturité. Du coup, l'impression d'un vin peu agréable en dégustation pure. Bof

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Dom Brial, Côtes du Roussillon Villages 2002 : une des meilleures coopérative du Roussillon, la cave des Vignerons de Baixas. Retenez son nom, nous en reparlerons tout à l'heure. Malheureusement dans cette bouteille, du TCA jusqu'à l'os !!

Château les Abelles, Celliers des Templiers, Collioure 2003 : un gros doute en bouche (bouchon) et une finale très courte. Grrrrrrrr, c'est fini oui !!!

Les Vignerons de Cassagnes-Bélesta, L'Excellence du Château Cuchou, Côtes du Roussillon Villages "Caramany" 2003 : un joli vin souple et fruité accompagné de belles saveurs de pain grillé, de vanille et d'encens. Enfin, on en tient un !

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Domaine Calvet-Thunevin "cuvée Constance", VDP des Côtes Catalanes 2004 : le nez est un peu diffus sur l'alcool. La bouche est ample, généreuse et mure. Elle garde de équilibre et fraîcheur malgré une grande puissance (15 %) !

Château les Pins, cave des Vignerons de Baixas, Côtes du Roussillon Villages 2000 : la robe est patinée. Un fruit encore bien évident tenu par une belle amertume. C'est bon et c'est encore bien gourmand malgré presque 10 ans ! Très bon.

Massamier la Mignarde "Domus Maximus", Minervois 2006 : bon d'accord, c'est pas vraiment un Roussillon,DSC_0597 mais c'est pas très loin. On sent là une autre dimension : c'est raffiné, noble, fondu, belles épices douces. La bouche est veloutée, malgré des tanins encore jeunes mais racés. Très bel équilibre. C'EST DE LA BOMBE, mais à 30 €.

DSC_0603Mas Amiel, Maury rouge 2002 : ça fleure bon les cerises et les arômes de café. La bouche est douce, ronde, soyeuse et sucrée sur la cerise encore. Simple mais manquant de caractère et de tranchant. Pour amateurs d'association vin et chocolat.

Bon, pas de bonnes pioches avec ces quelques exemplaires. Le meilleur vin de la soirée est un Languedoc à près de 30 € et aussi surprenant que ça puisse paraître, le suivant est issu d'une coopérative dont le contenu est âgé de près de 10 ans !

On se retrouve pour une prochaine rencontre avec les Maigremont avec dans les verres, des vins de Super/Hyper à moins de 5 € le col ! Ca promet...

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14 juillet 2008

De battre mon coeur s'est arrêté

Il paraît que c'est l'été en France. En Normandie, le soleil se faisait toujours attendre jusqu'à ce jour de fête nationale. Place (enfin) au parasol !

Ca méritait bien une découverte. Voici une bouteille que je n'avais pas eu l'occasion de boire. "De battre mon coeur s'est arrêté" puisqu'il faut l'appeler ainsi, est une 100 % syrah provenant des coteaux granitiques perchés à 600 mètres d'altitude. Les vignes trentenaires ont été reprises en 2007 par Hervé Bizeul (Clos des Fées) et s'étendent sur 2,7 ha sur la commune de Lesquerde (nord ouest de Perpignan). Hervé dit avoir eu un coup de coeur en voyant ces vignes en 1997.

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"De battre mon coeur s'est arrêté" millésime 2007 est un Côtes du Roussillon Village dont l'objectif de son géniteur était comme il le dit de "mettre l'émotion en bouteille et de permettre de faire découvrir le plaisir d'un vin concentré très jeune". 2500 bouteilles seulement sont sorties des chais.

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La couleur du vin est très jeune, profonde avec le disque violacé. Le nez est incroyablement typé grenache (cerise) alors que le vin n'en contient pas une goutte, crémeux et puissant avec de fines notes poivrées et de violette. C'est profond, avec beaucoup de fougue.
Mais, c'est en bouche que la magie opère : elle commence doucement de façon onctueuse et se poursuit avec gourmandise vers une finale qui s'étire sur le pruneau et la cerise. La trame est épicée avec des tanins croquants qui vous titillent la langue avec bonheur.
Aussi fin que puissant, mais avec l'équilibre d'un toréador, ce vin explose de fruit avec une fraîcheur intacte.

Au final, un vin qui vous file une sacré claque : je n'y étais pas préparé ! L'été n'est pas encore terminé et je sens déjà que cette bouteille sera un coup de coeur estival ! Merci Hervé.

Et un de plus : Luc qui vient de goûter cette cuvée la déclare également comme son coup de coeur estivale... A suivre

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Posté par Maigremont à 23:00 - Compte rendu de dégustation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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15 février 2007

C'est quoi donc ?

Ce titre un peu biscornu repris du fameux jeu né au milieu des années 90 animé par notre Jean-Pierre Foucault national, est en fait le thème de notre dégustation. Nous sommes réunis chez Benoît (que je remercie au passage pour la préparation de cette soirée de A pour les vins à Z pour les mets), avec quelques amis dont Laurent (Parlons bien, parlons vins) pour goûter quelques flacons, dont nous ne connaissons ni l'origine, ni le millésime. En fait, à force de dévoiler ce que nous buvons au fur et à mesure, se dessine finalement le fil conducteur et le thème de notre rencontre. On verra cela à la fin.
Assez perdu de temps, il y a quand même 11 vins à déguster, et comme toujours pour ce genre d'événement, en aveugle totale.


Les_Salices_20051 er vin. Robe or avec des reflets verts. Nez minéral, typé sauvignon (et pourtant non), expressif sur les agrumes avec quelques notes vanillées. Petites touches florales. La bouche est "sudiste", aromatique, citronnée encore sur les agrumes avec une belle persistance. C'est un vin de Pays d'Oc, fait par Jacques et François Lurton, "Les Salices 2005" (viognier). Une bien belle entrée !

Le 2 ème vin présente une robe or pâle. Le nez est porté suClos_Canarellir le tilleul, le foin avec des notes beurrées. L'ensemble est assez discret. L'attaque en bouche est un peu molle légèrement acidulée sur des notes étrangement pétrolées (?) mais avec une belle minéralité.
Il s'agit d'un Clos Canarelli 2001, Corse Figari, dont le cépage est le Vermentino.

De_la_ColombetteLe vin suivant se présente avec un beau jaune doré. Le nez est floral, marqué par les agrumes, mais l'ensemble est un peu fermé. La bouche est vive et même perlante, sur les agrumes et les fruits secs, mais avec une acidité équilibrée et une petite "sucrosité" pas désagréable. On aime tous, ce Vin de Pays des Côtes de Libron 2005 "Chardonnay demi muids" du Domaine de la Colombette

4 ème et dernier vin blanc. Sa couleur est jaune paille et dorée. Le nez est complexe avecDomaine_des_ch_nes des notes de miel, de bonbon anglais et de bergamote. La bouche possède une amertume  appuyée sur un registre de fruits blancs. Matière un peu fuyante. J'aime moyennement ce Côtes du Roussillon blanc 2002 "les Magdaléniens", du domaine des Chênes (Razungles & fils).

Passons maintenant aux vins rouges.

Calvet_Thunevin_035 ème vin. La robe est dense, foncée avec un cercle du verre couleur violine. Quelques traces de dépôt. Le nez marqué par la crème de mûre, la fraise écrasée, la réglisse et le Zan. La structure de la bouche est tenue par une belle amertume et on devine une jolie gourmandise à base de fraise. C'est bon. Ce vin n'est autre que la "Cuvée Constance" 2003, du domaine Calvet-Thunevin, vin de Pays des Côtes Catalanes (grenache et carignan). A ce prix là, il ne faut pas se priver (autour de 5,50 €).

Autre vin. Couleur très sombre, dense. Le nez ravageur est porté d'une part sur la cerise et les épicesMourgue_du_Gr_s douces. Puis, on aurait tendance à déjà situer ce vin puisqu'il développe des arômes de garrigue, d'olive noire, de tapenade et de réglisse. Ça donne envie de le passer en bouche. Cette dernière n'est pas en reste : l'attaque est d'emblée sur les fruits rouges, avec un milieu de bouche amère (mais agréable) et termine sur une longueur appréciable avec une matière vive et friande. Bref, vous l'aurez peut-être deviné, ce vin est bien un de mes coups de coeur de la soirée ! C'est un Costières de Nimes 2001, du château Mourgues du Grès "Terre d'Argence". A encaver d'urgence.

Borie_de_MaurelLe 7 ème vin est rouge profond et non évolué. Le nez (mûr) n'est pas très expressif mais laisse passer quelques notes de rose et de fraise. L'attaque en bouche est souple et devient amère avec des tanins secs. Ce Minervois 2001 "la Féline" du domaine Borie de Maurel a le désavantage de passer après le Costières de Nimes. Dommage

8 ème vin. Sa couleur est rouge profond. Nez sur la myrtille et les saveurs exotiques comme lDomaine_de_Cabrola fleur de rose et le loukoum. La bouche est souple, sur des notes réglissées avec une belle amertume. Jolie finale tout en finesse. Très beau vin, qu'est ce Cabardes 2001 à l'assemblage étonnant (syrah, grenache, cabernet sauvignon et merlot), "Vent d'Est" du Domaine de Cabrol

La_Voulte_GasparetsAutre vin. Rouge profond mais qui commence à évoluer. Le nez d'une jolie finesse, est épicé et boisé, avec quelques notes animales et de rose. La bouche aux tanins bien lisses, est bien structurée mais possède une finale un peu amère. C'est pas mal tout de même. C'est un Cabardes 2001, château la Voulte Gasparets "cuvée Romain Pauc". Vin à majorité de carignan (50%), grenache et mourvèdre.

10 ème vin. Encore un rouge qui commence à évoluer avec du dépôt. Nez d'une grandeGros_Nor_ finesse et envoûtant sur la rose, le loukoum, les fruits rouges, le goudron, la réglisse mais avec une pointe d'alcool. La bouche commence avec légèreté pour monter en puissance et avec une certaine "sucrosité" encore sur la rose. Par contre, je lui trouve ensuite une certaine sécheresse. Ce Bandol 2001 du domaine du Gros Noré mérite certainement mieux. A laisser vieillir encore quelques années, pour donner bien mieux, c'est sûr.

Rotier_RenaissanceVoici le temps des douceurs et du 11 ème et dernier vin (déjà ?!). La couleur est jaune paille, dorée avec de belles larmes. Nez confit et finement botrytisé, avec chèvrefeuille, coing, miel et équilibre. La bouche est magnifiquement équilibrée avec une jolie acidité, sans lourdeur, et avec une belle palette de fruits blancs : poire, abricot, coing. Que c'est bon, et quelle longueur ! Ce vin qui a l'honneur de conclure cette belle soirée n'est autre que le fameux "Renaissance" Gaillac doux 2002 du Domaine Rotier. Bravo ! Mon 2 ème coup de coeur et merci Benoît pour cette jolie bouteille. Et puis, comme à chaque soirée avec lui : "Qui vient chez Benoît ne repart pas sans...Gaillac".


Nous étions venus chez l'ami Benoît sans savoir quel thème accompagnerait notre soirée. Notre hôte nous dit qu'il s'était finalement décidé la veille pour : "comment vieillissent les Languedoc-Roussillon 2001 ?". Bon, je vous l'accorde, avec quelques divergences (avec quelques 2002 ou 2003 et puis un Bandol et un Corse). Mais là n'est pas l'important. Ce qui l'est, c'est d'avoir passé comme à chaque fois une soirée simple, avec des passionnés, des découvertes et de la bonne humeur. Un soirée autour du vin quoi.

A bientôt pour une prochaine... et encore merci Benoît

28 décembre 2005

Languedoc-Roussillon

Je publie ce compte rendu d'une dégustation faite chez Gil qui date du mois de juin 2005. Le temps était orageux, mais en ces temps froid et qui plus est, neigeux, cela fait du bien de repenser à cette soirée. Le thème est de rigueur pour l'été : il s'agit du Languedoc-Roussillon. Je pense que nous y reviendront lors d'une dégustation ultérieure, le sujet est en effet vaste et les joyaux nombreux.

Etaient présents : Brigitte VH, Francine B, Luc VH, David L, Emmanuel G, Philippe M, Frédéric B, Stéphane C, Alain F, Gildas P.

Comme à l'acoutumée, les vins ont été dégustés à l'aveugle dans l'ordre du compte rendu et l'identité dévoilée avant de passer au suivant.

Mas Olivier, Les vignerons réunis des crus de Faugères 2002, Faugères (34) (6 €)

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Robe violacée et cerise, assez claire. Nez de violette, fraise, cassis, griotte, poivre, réglisse. Des notes de cires d’antiquaire et de pruneau d’Agen à l’aération. Bouche de griotte acide et de cerise presque mure. On peux dire que ça vaut son prix.





Cuvée St Michel, Celliers des Templiers, Collioure, Banyuls Sur Mer 1995 (66) (9 €) 13


Couleur acajou, teinte patinée et tuilée. Nez qui renarde, viande, animal. Bouche très acide, pomme, pas agréable en bouche. Ca sent le caoutchouc brûlé (1995 is a good year pourtant !! ) . On pense à un mélange avec un Porto ou un Banyuls.




Montpezat, Château de Montpezat, Merlot, Vin de pays d'Oc 2003, Pezenas (34), 5,4 €

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Belle couleur violette, pourpre, profonde et soutenue paraissant à du velours. Au nez, légère présence de vanille et de boisé qui laisse présager un petit passage en fût. Petite présence d’alcool, de cerise et de tabac. Une bouche bien tannique, jeune, ronde, de cerise. Il y a de la matière et de la longueur ! Une bonne surprise au moment de dévoiler l’étiquette. La trouvaille de la soirée.


Temporis, Château Mossé, côtes du Roussillon 2001, Ste Colombe la Commanderie (66) (10,5 €) 48

Les larmes sont colorées et la teinte va du grenat au violacé. Des senteurs de vanilles, de pain grillé et boisé intense. Un goût agréable de tabac, fumé mais s’estompe très vite.





Domaine de Baillaury, La cave de l’Abbé Rous, Collioure 2002, Banyuls sur Mer (66) (11 €)

63

Teinte violacée, reflets brillants et légèrement orangés sur les bords. Le nez apparaît épicé, poivré, voire de poivron vert. Présence d’odeur d’herbe coupée de la veille. Amertume et épices en bouche mais s’arrête très vite. Le vin paraît très (trop ?) soufré. Dommage





Château Haut Gléon, cuvée Marie-Pierre Feyt, Corbières 2000, Villeseque les Corbières (11) (14 €)

33

Les larmes sont violacées. La robe présente un léger début d’évolution. Les Bourgognes n'ont qu'à bien se tenir : ça renarde.  On évolue sur un registre de viande et même de musc. L’attaque est un peu austère, sur des notes de réglisse, d’épice et de violette. Jolie bouteille.





Ce que l'on retiendra...

Dégustation un peu triste qui ne nous a pas permis de faire de grandes découvertes. La bouteille gagnante à la surprise générale est un vin de cépage plutôt connu pour être élevé et vinifié dans les AOC Pomerol ou St Emilion : le Château de Montpezat, Merlot. La deuxième bouteille est le Château Haut Gléon qui s’est révélée encore plus avec le repas. Merci à Francine et Gil qui nous ont préparé quelques bonnes grillades de bœuf, brochettes d’agneau et magret de canard, le tout accompagné d’une ratatouille maison. Le dessert était composé de Cannelets bordelais servis avec de la glace à la vanille. Ce fût le moment pour Luc de nous servir une autre bouteille hors concours pour accompagner ces sucreries.


Mas de la Serra, Celliers des Templiers, Banyuls Gd Cru demi sec 1985, Banyuls sur Mer (66)


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Couleur balsamique. Nez intense de noix, café, chocolat, amande. Bouche marquée par le moka et le café.





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