Les bouteilles de Maigremont

Les dégustations de vins du Cercle de Maigremont

11 août 2009

Coup de Coeur blanc à Syracuse

Il y a des amis que je connais depuis maintenant 2 ans, plus pour d’autres du groupe invités ce jour. Le genre de ceux que j’ai plaisir à retourner l’invitation aujourd’hui et pour lesquels je n’hésite pas une seconde pour ouvrir les flacons que j’affectionne, car notre passion commune est le vin. Le cercle LPV Haute-Normandie (première version) s'est reformé l'espace d'une journée avec la visite surprise de Eric.

Pour moi, le vin représente le partage, l’amitié. Cette relation que j’ai avec ces amis, elle dure grâce à la simplicité, à l’honnêteté et jamais lors de nos rencontres bachiques il n’y a un mot plus haut que l’autre. C’est parfois tendu, mais on a tous un ressenti à défendre, mais le respect des opinions est toujours de rigueur ! J’ai l’impression que ces moments passés tous ensemble sont des moments francs, de partage, de plaisir de la chaire. Notre petit comité n’est pas hermétique, bien au contraire sachez-le : quiconque frappera pour y entrer, porteur de simplicité et de partage pourra sans problèmes découvrir la bonne humeur qui nous anime…

L’autre jour, je les recevais à la maison. Les thèmes (puisqu’il y en avait 2) étaient : « Coups de Cœur blancs » (-de 15 € la bouteille), les 100 % Syrah (ainsi que quelques douceurs pour finir)

Les vins sont dégustés à l’aveugle, la plupart par paire, accompagnés du repas.

On commence avec un vin à bulles pour patienter et faire venir les derniers retardataires : bulles fines, intensité aromatique simple et de moyenne ampleur sur les fruits blancs. Bouche vive, agréable, manquant d’un peu de complexité. Tout le monde aura compris qu’il ne s’agit pas d’un Champagne, mais peu importe. Je pense qu’il fût apprécié pour ce qu’il est. C’est un Vin Mousseux de Qualité, Méthode Traditionnelle Brut, domaine de l'Ambroisie cuvée Enigme. Ce vin produit à Lucey (54) dans la région des Côtes de Toul, à déjà été apprécié ici. Il représente toujours un bon rapport qualité/prix (7 €).

bulles

Voici maintenant un Champagne, enfin c’est ce que tout le monde semble dire. Certains le trouvent trop grande acide. Personnellement, j’aime beaucoup ce style : vif certes, mais avec de la rondeur, légèrement brioché. J’aime aussi son petit côté noisette. C’est un « Spécial Cuvée » de la maison Bollinger. Avec les petits feuilletés au sésame, cumin et emmental, c’est excellent !

Mes Coups de cœur blancs (- de 15 €)

Premier duo. Premier vin. Remarquable minéralité, longue résonnance des saveurs de blancs1frangipane et d’amande. J’aime ce vin parce qu’il ne fait pas de bruit et pourtant tellement efficace. Il fait parti des vins qui marquent par sa simplicité et sa précision ultime ! C’est un Chignin 2007 du domaine Gilles Berlioz. Je crois qu’il fût apprécié. Celui qui est servi en face est doté d’une matière très mure, sur les fruits jaunes tels la pêche et aussi l’abricot. Bouche qui possède pas mal d’amertume, assez longue et chaleureuse. C’est un Sylvaner Vieilles Vignes « Sono Contento »  2007 de Albert Seltz. Un peu déroutés, certain sont partis sur un Riesling (pas idiot) mais lui ont reproché un peu trop d’alcool. Il faut savoir qu’Albert récolte très mur et que ses vins sont puissants.

Autre paire. Ces deux vins ont été rapportés de 2 domaines que j’ai visités cette année. Qui n’aime pas ce superbe nez exubérant de fruits exotiques et d’une sensualité impressionnante pour le premier. Bouche dotéeblancs2 d’une grande acidité qui en dit long sur ses origines ou tout du moins sur les cépages qui le compose, pure, droite. Les saveurs sont décuplées et ultra précises.  J’A-DORE toujours autant cet Irouleguy blanc 2006 du domaine Arretxea. Face à lui, il fallait servir un vin qui tenait la route. Fruit blanc et mur, le nez est minéral d’une noblesse sans égal. Bouche ronde et vive à la fois, harmonieuse, où les saveurs sont longues sur les mêmes arômes que le nez. Un vin plein, dont la bouteille s’est retrouvée vidée (trop) rapidement, les invités ayant choisi de se resservir rapidement pour confirmer leur ressenti (tout comme l’Irouleguy). C’est un Sancerre 2007 "Monts Damnés" de Gérard Boulay, magistral !
Ce match a tenu toutes ces promesses et difficile de dire qui l’a emporté. Personnellement, une très légère préférence pour Arretxea, mais d’une courte tête. Le tout était accompagné de gambas au gingembre et citron vert. Je dois dire que l’accord était pas mal du tout.

Dernière opposition. Là aussi 2 domaines dont j’ai eu la chance de découvrir les vins sur place.
Le premier semble avoir digéré son élevage, mais en garde tout de même quelques traces, pas dérangeantes (bois de hêtre fendu). Les quelques arômes de muscat qui en faisait tant son originalité ont elles aussi presque disparues pour laisser place aux notes beurrées et de cacahuètes. C’est dans un style puissant tout en gardant de la blancs3fraîcheur. Il semble avoir atteint son plateau de maturité et pour quelques années encore. Le dernier blanc est dans un tout autre style, quoique présentant lui aussi des notes de roses et muscatées. C’est élégant et ouvert à la fois, très floral. La palette de dégustateurs présent autour de la table ont identifié l’Alsace comme région d’origine, mais ont déballé tous les cépages avant d’annoncer le Muscat Fronholz. S’en est bien un, millésime 2007 du domaine Ostertag. Ce Muscat totalement sec me plaît pour son originalité, sans tomber dans une lourdeur que parfois les Muscats peuvent proposer. Le premier était un Côte de Beaune Blanc 2006 « le Clos de Topes Bizot » du domaine Chantal Lescure (c’était ma dernière, snif…)

Les vins qui semblent  avoir réuni le plus de suffrage sont dans l’ordre, l’Irouleguy blanc « Hégoxuri » de Arretxea et le Sancerre les Monts Damnés 2007 de Gérard Boulay

Notre deuxième thème du jour avait pour but de comparer entre eux des vins rouges issus de la syrah, sans autres cépages en complément. Bien évidemment pour faire le tour de la question, plusieurs origines étaient proposées, car il ne s’agissait pas de tomber dans la facilité des vins du Rhône.

Michel Chapoutier «Mount Benson » 1999, Shiraz australienne VS Domaine de Ribonnet 2004 VDP du Comté Tolosan « Syrah ». Un australien qui affirme d’emblée une couleur évoluée tirant sur des reflets orangés. Matière souple, tanins fondus, c’est agréable mais sans grande complexité. Je n’attendais pas beaucoup de ce flacon, sinon qu’il commence la série des rouges. Et bien il a été supérieur à mes attentes. Quelques dégustateurs lui ont trouvé un style un peu facile, voir international. Est-ce l’effet terroir ou Chapoutier ? Face à lui, la Syrah du Domaine de Ribonnet. Un carafage de 6 heures n’aura pas eu raison de notes de réduction plutôt collantes, ce qui lui a fait perdre en buvabilité. A revoir…

Domaine Lacoste-Germane VDP des Coteaux du Salagou « Sauta Roc » 2006 contre "De Battre Mon Cœur s’est Arrêté" 2008 Côtes du Roussillon Village du Clos des Fées. Un match qui aurait pu  sembler déséquilibré… Le « Sauta Roc » se présente sous un bon jour, croquant à souhait. Un beau jus de cerise noire, avec des notes de garigue. J’aimerai simplement que ce vin que j’aime beaucoup gagne en précision. Il serait parfait. Mais je sais que ses géniteurs travaillent dans ce sens. Pour l’opposer, un « monstre », une star : « De Battre » comme on l’appelle. Et bien notre cœur a battu, mais faiblement. La GROSSE déception du jour : arômes de cartons mouillés, de vernis, bof à tous les étages. On ose tous penser à un problème de bouteille, car le 2007 fût fantastique !!

rouges1 rouges2 rouges3

Voici un des duos consistants de cette journée. Je précise aux convives qu’il s’agit de 2 vins provenant de la même région et du même millésime. Les vins sont accompagnés de côtes de bœuf. Si le premier affiche clairement son avantage en terme de buvabilité, le deuxième semble sur la retenue, un peu comme si il avait été ouvert trop tôt. Le premier vin est onctueux, sur les petits fruits noirs, bel équilibre et riche d’une belle acidité qui emmène le tout dans un genre un peu rocailleux. C’est excellent et très bien fait. L’autre se montre un peu plus en retenue. Cependant, la qualité de tanins semble supérieure et la matière est ciselée, précise. Enorme potentiel. Le millésime ? 2005. La région ? Rhône. Le premier est un Cornas d’Alain Voge et le second est un St Joseph du domaine Jean-Louis Chave.

« Un peu de féminité pour achever ces duels ! » C’est ce que j’ai dit à l’assemblée. On débute avec une syrah fraîche comme une caresse, longue et friande avec une pointe de fumée en finale. Un superbe vin qui a conquis tous ceux qui ont pu poser leurs lèvres dans cet onctueux breuvage. Pour moi, le vin parfait, harmonieux et classieux à la fois. Je me pose cependant une question : faut-il l’attendre tellement c’est bon actuellement ? Face à ce Grain Syrah 2007 de Marie Thérèse Chappaz (Valais), que pouvait-on mettre en face, sinon quelque chose qui tienne la route. La couleur est plus évoluée, avec quelques reflets orangés. Dans un tout autre style, plus opulent, plus chaleureux, les arômes se situent de la fraise des bois et la cerise à l’eau de vie à tout une palette d’épices douces (cannelle, poivre, bois de santal, cigare et chocolat). On ressent un élevage long et soigné. Si le vin est massif, l’équilibre est préservé grâce à une acidité qui donne du tonus en final. Un très très beau vin également. C’était Clos de Syrah Léone 2002, du domaine Peyre Rose de Marlène Soria (85 % syrah). Une joute qui a tenu toutes ses promesses, merci mesdames.

Allez, un dernier rouge pour la route, pour accompagner quelques fromages affinés. Bien plus évolué que les autres, il m’aura surpris par sa suavité et sa finesse. La longueur reste correcte et au finale, une belle surprise avec ce vin de la Cave de Tain l’Hermitage et cet Hermitage rouge 1990. Et puis un blanc pour la transition : un Côtes du Jura 1996 « Savagnin » du domaine Berthet-Bondet, qui a un côté lourd qui ne me plait pas trop.

hermitage1

Que dire sur cette série 100 % syrah ? Qu’elles peuvent être bues jeunes (dans ce cas privilégier un service frais), mais que le temps ne leur fait pas peur. Les terroirs granitiques confèrent fraîcheur au vin (Cornas "les Chailles", "Grain Syrah" de MT Chappaz, "De Battre Mon Cœur..." du Clos des Fées...

Nous entamons alors les douceurs. Une entrée en la matière ratée et cet Azay le Rideau 2003 Liquoreux de PXGuillaume Descroix (Caves du Château de Fouchault) : il a vécu, il n’a plus grand chose à dire. Reste  à savoir s’il s’agissait d’un problème de bouteille en goutant l’unique qui me reste encore ! Suit un Pedro Ximenez 2005 (PX) de la Bodega Toro Albalá. Cadeau de mon guide d’un jour lors de la visite l’année dernière au domaine : lourd, la langue est limite anesthésiée, c’est chaud et ça neMadame ressemble en rien aux PX qui ont séjourné longuement en fût avant la mise en bouteille où la complexité est alors bien présente. Heureusement que pour clôturer la série des douceurs, Eric qui était de passage en Normandie, avait apporté une cuvée Madame 1997 (excusez du peu) du Château Tirecul la Gravière (Monbazillac) : grosse liqueur botrytisée, supportée par une heureuse acidité, sur l’abricot confit avec des variantes d’orange confite et d’ananas… excellente. Pour amateur de grosse sucrerie et pour terminer une belle journée d’amitié…

Merci à vous, amis et vous femmes de mes amis de votre visite sur notre terrasse…

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26 mai 2009

ROU-SSI-LLON !

Quelques vins pour attirer le soleil. Ca vous tente ? On s'est amusé à déguster quelques vins en provenance du Roussillon, région qui croule sous les UV et qui propose souvent des vins au caractère bien affirmé et chaleureux.

Bon, on ne va pas tourner autour du pot pendant des heures, c'était une soirée disons très moyenne par la qualité des vins proposés et au final dégustés. Mais l'ambiance des amis était irremplaçable et seule la bonne humeur qui fût au rendez-vous subsistera...

Les vins sont dégustés à l'aveugle, histoire de ne pas perdre les bonnes habitudes

Domaine Lafage "Cuvée Authentique", Côtes du Roussillon 2006 : le vin propose majoritairement un fruit rouge très simple (framboise et cerise) et termine un peu court. Mouais

Château Mossé "Temporis", Côtes du Roussillon Villages 2001 : jus épicé de fruit mur, ce vin offre plus de profondeur que le premier. Cependant, malgré une certaine puissance en bouche, la finale semble manquer sa sortie en manquant de maturité. Du coup, l'impression d'un vin peu agréable en dégustation pure. Bof

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Dom Brial, Côtes du Roussillon Villages 2002 : une des meilleures coopérative du Roussillon, la cave des Vignerons de Baixas. Retenez son nom, nous en reparlerons tout à l'heure. Malheureusement dans cette bouteille, du TCA jusqu'à l'os !!

Château les Abelles, Celliers des Templiers, Collioure 2003 : un gros doute en bouche (bouchon) et une finale très courte. Grrrrrrrr, c'est fini oui !!!

Les Vignerons de Cassagnes-Bélesta, L'Excellence du Château Cuchou, Côtes du Roussillon Villages "Caramany" 2003 : un joli vin souple et fruité accompagné de belles saveurs de pain grillé, de vanille et d'encens. Enfin, on en tient un !

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Domaine Calvet-Thunevin "cuvée Constance", VDP des Côtes Catalanes 2004 : le nez est un peu diffus sur l'alcool. La bouche est ample, généreuse et mure. Elle garde de équilibre et fraîcheur malgré une grande puissance (15 %) !

Château les Pins, cave des Vignerons de Baixas, Côtes du Roussillon Villages 2000 : la robe est patinée. Un fruit encore bien évident tenu par une belle amertume. C'est bon et c'est encore bien gourmand malgré presque 10 ans ! Très bon.

Massamier la Mignarde "Domus Maximus", Minervois 2006 : bon d'accord, c'est pas vraiment un Roussillon,DSC_0597 mais c'est pas très loin. On sent là une autre dimension : c'est raffiné, noble, fondu, belles épices douces. La bouche est veloutée, malgré des tanins encore jeunes mais racés. Très bel équilibre. C'EST DE LA BOMBE, mais à 30 €.

DSC_0603Mas Amiel, Maury rouge 2002 : ça fleure bon les cerises et les arômes de café. La bouche est douce, ronde, soyeuse et sucrée sur la cerise encore. Simple mais manquant de caractère et de tranchant. Pour amateurs d'association vin et chocolat.

Bon, pas de bonnes pioches avec ces quelques exemplaires. Le meilleur vin de la soirée est un Languedoc à près de 30 € et aussi surprenant que ça puisse paraître, le suivant est issu d'une coopérative dont le contenu est âgé de près de 10 ans !

On se retrouve pour une prochaine rencontre avec les Maigremont avec dans les verres, des vins de Super/Hyper à moins de 5 € le col ! Ca promet...

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Posté par Maigremont à 21:15 - Compte rendu de dégustation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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29 octobre 2008

LPV Haute-Normandie/Picardie (3ème partie : les rouges, encore)

Nous sommes toujours lors de notre dégustation commune avec nos amis picards. Aujourd'hui, les derniers vins rouges sont commentés.

Comme d'habitude, les vins sont servis à l'aveugle, par paires. Je suis le seul avec Laurent à savoir ce qui est proposé. Les commentaires sont assez simples et réduits, car il y avait beaucoup de service à faire, de bouteilles à préparer... J'espère ne pas être passé à côté de beaux spécimens (grrrrrrr...)

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plein de "boulot", mais beaucoup de plaisir...

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à préparer cette journée avec mon ami Laurent


Côtes Rôtie 2002, Louis Bernard
Un vin qui évoque la syrah, avec un côté alcoleux qui me dérange. La bouche est par contre élancée et joue d'avantage sur la finesse. Moyen +
St Joseph 2006, Pierre Gonon
Le nez est très fruit, raisin mur. En bouche, c'est riche, équilibré malgré une relative jeunesse avec des tanins fermes mais surtout, c'est diablement gourmand. Bien +. A noter que le lendemain (j'avais pris le reste de la bouteille, le vin n'avait pas bougé d'un poil et était toujours aussi bon).

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Châteauneuf du Pape 2006, Domaine de Villeneuve
Magnifique nez de violette, de pivoine à la trame serrée. La bouche est mure et gagne en puissance à mesure de la dégustation. Superbe fraîcheur et surtout, quelle longueur ! Très bien
Châteauneuf du Pape 2003, Château de Beaucastel (magnum)
Encore un magnifique nez, complexe et évolué (cuir). Il livre quelques notes de thym sur un registre de fruits cuits. En bouche, c'est large mais le vin joue sur plus de finesse que le précédent. Il livre déjà soupçons d'humus et de champignons. C'est superbement équilibré. Très bien + (pour moi, le plus beau rouge de cette journée).

Côtes de Duras 2003, Moute le Bihan "les Apprentis"
Le nez est sur les poivrons avec pas mal de fruits rouges. Agréable. La bouche est assez rustique, mais elle est sympathique grâce à une matière gourmande. C'est bien fait. Bien
Pécharmant 2005, Domaine du Grand Jaure "Mémoire"
Le nez est à la limite de la réduction (écurie). Quand il s'ouvre, c'est plus agréable. La bouche est par contre un peu dure. Moyen. Je pense ne pas avoir accordé assez de temps à ce vin car il fallait faire vite pour les bouteilles suivantes (désolé)

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Canon Fronsac 2006, Château Vrai Canon Bouché
Nez intéressant, très serré avec un élevage discret et beaucoup de fruit. Jolie bouche, un peu fuyante, des tanins un peu fermes mais beau potentiel. Bien
Haut-Médoc 2006, Château Cornélie « Amabilis Vinea »
Le nez présente de vague fruits noirs et de peuplier juste fendu. La bouche est boisée avec des tanins qui sèchent en final. Moyen. Le genre de vin qui n'a pas apprécié le voyage, dixit celui qui l'avait apporté !

Dernière série de rouges
Médoc 2004, Château Planquette
Nez excessivement réduit (fiantre de poules). Bouche qui tombe rapidement. Un problème de bouteille ? Je ne sais pas si un jour je pourrais boire un Planquette correctement. Moyen -
Moulis en Médoc 2000, Château Chasse-Spleen
Malheureusement, rien d'autre qu'un nez avec un boisé très marqué (café ++). La bouche manque de structure car les tanins sont lisses. On est en droit d'attendre mieux de Chasse-Spleen et du millésime 2000 ! Moyen -

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Une magnifique série de 3 Rhônes avec en tête Beaucastel 2003 de grande classe, Villeneuve 2006 incroyablement buvable et le Pierre Gonon 2006 plein de promesses.

Bientôt la suite pour terminer avec les quelques sucreries habituelles qui cloturent les dégustations éclectiques.

Mais rappelez-vous : la première partie et les blancs c'est ICI, la deuxième partie et les rouges, c'est LA.

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Posté par Gildas vin à 07:00 - Compte rendu de dégustation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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20 octobre 2008

LPV Haute-Normandie/Picardie (2ère partie : les rouges)

Après les 8 blancs racontés ici, on passe maintenant aux vins rouges. Ils sont au nombre de 19. Fallait pas trainer !


Maranges 1er Cru "les Clos Roussots", Edmond Monnot & fils
Pas vraiment le type de nez que j'aime, marqué par le végétal. En aveugle total, certain que je n'aurais jamais reconnu ce cépage comme beaucoup autour de la table. Nous somme partis plutôt vers le cabernet franc. L'attaque est un peu dure en bouche et les tanins sont secs.
Un vin pas à l'aise en dégustation pure, mais qui devrait se comporter bien mieux accompagné d'un plat. Moyen

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Il fallait présenter son "Coup de Coeur" aux 30 autres dégustateurs.
Personne n'y a échapé, n'est-ce pas Bruno ?

Côtes du Ventoux 2005, Domaine des Terres de Solence « Moitié vide Moitié pleine »
Incroyable jus de raisin, de mure et de cassis, à peine alcoolisé. C'est toujours du fruit en bouche, les tanins sont croquants mais ça manque de structure. Moyen
Côteaux du Languedoc 2004, Domaine la Terrasse d'Elise « le Pradel »
Le nez est très réduit au départ, voir même repoussant (selle de cheval, animal). La bouche elle est légèrement épicée, violette avec une jolie acidité et une longueur interessante. Bien

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Côtes du Roussillon 2004, Jean-Philippe Padié « Ciel Liquide » (magnum)
Nez agréable, crémeux et mur avec du fruit à revendre ! Ce vin aurait certainement été très bon la faute à une sensation alcooleuse et une petite amertume. Mais il montre tout de même une belle matière. Bien
Minervois 2000, Pique-Perlou « la Sellerie »
Nez effacé, rustique. Bouche très mure avec une sensation sucrée. Jolie longueur tout de même. Moyen

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VDP D'Oc 2000, Coopérative de St Paulet de Caisson « Collection St Paul »
Nez simple, bien fait , qui poivronne, d'épices (poivre), avec une certaine profondeur. La bouche est souple en attaque et se ressaisit ensuite par des tanins qui ressortent en final. Agréable. Moyen +
Bandol 1995
, Château de Pibarnon (magnum)
Très beau nez avec des arômes secondaires légers avec une pointe de menthol et d'épices et de garigue. Les fruits noirs viennent avec l'aération. La bouche est mure, épicée et douce dotée d'une belle longueur ! Bien +

DSC_0163Côteau d'Aix en Provence 1999, Château Bas « Pierres du Sud » (magnum)DSC_0164
Arômes poivronnés, d'encre d'école, épicée et assez alcoolisée. La bouche est large, avec des notes de réglisse mais sèche en final. Moyen
VDP Du Vaucluse 2004, Ad Fines « Domitilla »
Liqueur de mure, crèmeux, minéral. Bouche gourmande à souhait, belle structure, jolis tanins. Beaucoup de plaisir. Bien +

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C'est tout pour le moment. La fin des rouges d'ici peu avec notamment 3 magnifiques vins... A suivre.

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Posté par Gildas vin à 07:00 - Compte rendu de dégustation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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