28 avril 2009
Un repas dégustation Exceptionnel !
Je me considère comme un petit veinard. "Le jour J, l'heure H et le bon endroit pour le spermatozoïde élu" : c'est ce que je me dit à chaque fois que j'ai de la chance ! Faire partie des amis de Pierre est déjà une reconnaissance. Celui-ci fêtait son anniversaire, un compte rond. Comme c'est un grand amateur de vin, de bonne bouffe et qu'il a le coeur sur la main, nous avons eu le privilège d'être conviés pour une grande journée de dégustation. La liste des vins est impressionnante et bon nombre pris individuellement auraient été LE vin d'un repas. Jugez plutôt, récit...
Nous sommes "convoqués" pour l'heure du midi avec quelques amis amateurs de bonne chair et de bons vins. Le petit déjeuner a été des plus légers, car connaissant le maître des lieux, on risquait de passer quelques heures à table ;-)
Les vins sont servis à l'aveugle accompagnés du repas et dévoilés après chaque série (de 2 ou 3)
Rillettes de saumon et citron confit
Champagne Gosset Celebris Brut 1995
Pomme au four, noisette, belle rondeur et jolie vinosité, bulles fines. Finale pralinée et crayeuse. Un beau Champagne (Chardonnay/Pinot Noir) pour débuter et ouvrir l'apétit.
Aumônière de chèvre et compotée de poires à la cannelle
Sancerre 1996 Cuvée "Edmond" Alphonse Mellot
Nez truffé et un peu exotique, des notes oxydatives. Finalement peu de choses à dire. Termine très court. Seule déception d'une journée qui allait s'annoncer comme exceptionnelle.
Chablis 2006 Vincent Dauvissat et St Aubin 1er Cru "Bas de Vermarain à l'Est" 2007 Sylvain Langoureau
Le Chablis est un vin qu'il a fallu aller chercher. Timidement, des notes précises d'agrumes et de citron vert viennent. La bouche est droite dans un style pur. Le St Aubin, une fois reconnu confirme l'excellente impression que m'avait fait ce vin il y a quelques semaines : il représente un beau Bourgogne blanc dans son écrin (bel élevage, chauffe intéressante et originale). Droit dans ses bottes, le vin est vif et ample dans un style où rien ne dépasse. Avantage au St Aubin, expressif à souhait. Le Chablis est peut-être un peu moins intéressant à ce stade, mais on devrait reparler de lui à coup sur.
Meursault "Les Tillets" 2004 Domaine Roulot et Meursault "Narvaux" 2004 Domaine Balland-Curtet.
Pierre indique qu'il s'agit de 2 vins de la même appellation, élaborés par la même personne mais sur 2 domaines différents.
Le Meursault de Roulot incarne la puissance même avec une minéralité en avant. Contrairement à certains autour de la table, je ne reconnais aucun manque de mâturité, bien au contraire : c'est mur et tendu doté d'un bel élevage. Un très beau vin. Le "Narvaux" de Balland-Curtet est un beau vin sur des notes iodées et anisées, mais il manque d'un peu de caractère et fait à peine le poids face au Roulot que nous venons de boire.
Lotte sur purée de petits pois et morilles à la crême.
Meursault "Caillerets" 2004 Jean-François Coche-Dury et Meursault "Narvaux" 2003 Domaine d'Auvenay. Un des tournants de cette journée, au moins pour les blancs. Je porte rapidement au nez le premier vin et dit à Didier qui vient de faire le service "Coche-Dury". Le nez grillé exhale ses notes de cacahuètes inimitables et incomparables. Bouche d'une minéralité superlative aux saveurs miélées. Elle est tendue, droite, longue et s'équilibre à très haut niveau ! Exceptionnel. Le Meursault d'Auvenay impose rapidement sa puissance ! Les parfums de fleurs sont envoûtants, la bouche est pleine à craquer de saveurs qui paraissent décuplées. Comment peut-on mettre autant de chose dans un aussi petit contenant ? La longueur est quasi interminable. Exceptionnel encore tout en restant festif. Le Coche-Dury sur un équilibre magistal, le d'Auvenay dans un style puissant et plein. Certainement les 2 plus grands vins blancs que j'ai bu de ma petite vie de dégustateur. Nous venons tous de prendre une grosse claque. J'ai bien beau chercher ce qui éloignerait ces 2 vins de la perfection : rien ! De plus, l'accord avec le poisson et les morilles était vraiment génial.
Filet mignon de veau, tagliatelles fraîches et champignons
Chambolle-Musigny 2006 Domaine Amiot Servelle et Nuits St Georges 1er Cru "Clos de la Maréchalle" 2006 Jacques-Frédéric Mugnier. Ces 2 vins avaient le difficile objectif de faire la transition vers les rouges. Le Chambolle a un nez épicé typique du pinot noir. La bouche est presque dure et tout ne semble pas encore en place. Le Nuits St Georges de JF Mugnier représente lui la gourmandise du fruit poursuivie en bouche par une matière mure et ample. Les tanins sont précis et de belle qualité. Très bon.
A la révélation des étiquettes, j'ai cru un moment m'être trompé de vin car je m'attendais à l'inverse : le Chambolle incarnant habituellement une certaine sensualité, rondeur et le Nuits mettant en général plus de temps à s'épanouir et s'arrondir. C'est plutôt l'inverse qui s'est produit. Mes petits camarades n'avaient pas eu l'air plus surpris que cela.
Gevrey-Chambertin 1er Cru "Les Cazetiers" 2001 Domaine Armand Rousseau et Côtes du Rhône 2000 Château de Fonsalette. Tout les oppose dans le style. Rousseau se montre avec un visage sauvage (humus, sous bois) et une maturité certaine de l'ensemble. Le tout parait presque anodin. Ca manque cruellement de longueur et de profondeur. Très grosse surprise voire déception une fois le voile levé. Par contre, Fonsalette propose un nez de tabac froid, de cèdre et d'herbes aromatiques. La bouche est juteuse, même vineuse oserais-je dire, sur l'olive noire et le zan. Une très belle bouteille, offrant à cet instant une transition dans un style complexe et épanoui. Parfaitement à point.
Entrecôtes à la plancha et pommes de terre du jardin sautées.
Une trilogie : St Emilion 1979 Château Figeac, Pomerol 1979 Château Lafleur-Gazin et Pauillac 1980 Château Mouton Rothschild. Le moment charnière de la série des rouges. Le Figeac 89 propose des notes torréfiées soutenues, typées cabernet, évoluées, graphite, encre d'école. Longueur immense. Un superbe Bordeaux à maturité qui a plu à tout le monde par sa générosité et son élégance. Le Pomerol 89 est tout en retenue, mais non dénué d'intérêts : cerise à l'eau de vie, sous bois, bouche serrée au grain soyeux, l'air dans le verre lui a fait un bien immense. Il a pris du volume pour donner en fin de trio tout ce qu'il avait ! J'ai adoré le fait d'aller le chercher. Quant au Mouton, c'est la grande classe. Pas de doutes, on est à Pauillac : cèdre, boite à tuya, café, arômes de fruits élégants et rafinés. La bouche est subtile, toute en dentelle, séveuse et s'étire longuement avec des tanins fondus et des pointes mentholées. Grand bouteille, encore une fois à maturité.
Waouh : 3 grands Bordeaux, sans aucuns défauts, avec tant de choses à dire. Tous à maturité et dans 3 styles différents.
Pauillac 1998 Château Pichon-Longueville Baron et Pauillac 1998 Château Mouton Rothschild. Après ce trio infernal, on se demande bien à quelle sauce on allait être mangé pour terminer le bout d'entrecôte qui restait dans l'assiette. Le Baron possède un beau nez profond de menthol, plus jeune certainement aussi. La bouche offre une amertume plus prononcée que la série que nous venons de boire? Je partais sur St Estèphe, mais j'ai rapidement été repris par le maître des lieux, Pierre. Il semble avoir été grandement apprécié par la table. C'est bien fait mais ça ne provoque pas en moi une grande émotion. Je lui reproche un petit manque de folie. Par contre, le vin qui lui est opposé est charmeur, noble et donne un style raffiné de bois de sental et de touches de fumés. Bouche sphérique, riche d'un fruit qui claque, alliant puissance et raffinement encore. Pas tout à fait prêt à boire, ce vin écrase tout de même par sa classe.
C'est encore une fois Mouton ! La table approuve !
Plâteau de fromages
Château-Chalon 1997 Jean Macle, Château-Chalon 1947 Jean Bourdy. Le "CC" de Macle est d'un style habituellement pur et raisonant. Pourtant, la robe est trouble. Mais une fois oublié cette turbidité, ce sont de subtiles notes de pommes, lactées et fumées de savagnin léger. La bouche est tout en finesse et se déploie longuement. J'A-DORE ! Le "CC" de Bourdy est plus musclé et semble à peine plus âgé que le Macle. D'abord parce qu'il arbore la palette habituelle du savagnin, mais aussi par une richesse plus expressive et un jus plus mur et plus sucré. Très belle densité, j'adore aussi.
Incroyable grand écart entre ce 2 vins : 50 ans entre les 2 et pourtant l'un semble être le frère cadet de l'autre.
Mousse de framboise, feuilleté et salades de fruits de saison.
Sauternes 1996 Château d'Yquem et son grand frère plus âgé le Sauternes 1990 Château d'Yquem.
J'ai reconnu Yquem d'une dizaine d'année assez rapidement avec ces saveurs de coco (c'est mon repère) et ses fines notes de sparadrap. Liqueur vive et dense sur les agrumes comme l'orange confite et la mandarine, on a affaire là à un Sauternes qui n'a plus sa jeunesse, mais dont l'ensemble paraît s'asseoir et se concentrer. Un bel Yquem, conforme au même 96 goûté il y a peu. Le 2 ème arbore une magnifique robe plus foncée, ambrée. Il y a indéniablement un lien de parenté. On est davantage sur des arômes et notes de pêches jaunes. La bouche est plus patinée, la puissance est sous jacente, telle un bolide qui roule en ville. Mais je me pose tout de même la question de savoir si le vin ne souffre pas d'un petit manque d'acidité. C'est un beau vin, mais je ne l'imaginais pas du tout comme cela.
Là, c'est l'estocade, le coup de grâce, le petit Jésus en culotte de velours !
Voilà mes amis, comment s'est déroulé un dimanche pas tout à fait comme les autres. Nous pouvons saluer Séverine et Pierre pour leur cuisine digne des grandes tables et Pierre pour son IMMENSE générosité !
Merci l'ami !
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02 janvier 2009
En balade (en Côtes de Nuits)
Bonne année 2009 !
Le thème de cette rencontre LPV Haute-Normandie est simple : aborder un maximum d'AOC différentes (village et premier cru) des villages de la Côtes de Nuits, soit Marsannay, Fixin, Fixin 1er cru, Côtes de Nuits village, Gevrey-Chambertin, Gevrey-Chambertin 1er cru, Nuits St Georges, Nuits St Georges 1er cru, Morey St Denis, Morey St Denis 1er cru, Chambolle-Musigny, Chambolle-Musigny 1er cru, Vougeot, Vougeot 1er cru, Vosne-Romanée, Vosne-Romanée 1er cru. Pas mal hein ?!
Pour commencer cette journée, 3 mises en bouche. Giacomo Vico Cantina, Birbét. Un mout de raisin
partiellement fermenté aux accents italiens. Les bulles sont fines et légères, et dégagent de jolies effluves de fruits rouges avec un sucre résiduel bien présent, mais pas envahissant. Ensuite, un Savigny les Beaune blanc 2007 "Vinomélie" de Jean-Luc Maldant : Le nez floral est ouvert, de pierre à fusil, minéral avec une pointe oxydative au départ qui nous a quelque peu interpellé. La bouche est ample, fruits secs, fenouil sur une finale saline. Pas mal. Pour terminer cette mise en bouche, un vin au cépage injustement bani de la Bourgogne : le gamay. Un Beaujolais Village 2008 de Daniel Burnichon. Un "Bojo", pas fuyant bien au contraire et qui livre de façon vive toute la gamme de fruits rouges. C'est gourmand et bien fait bien fait. Bon.
Maintenant, c'est sérieux. Le coeur de la dégustation : les vins sont servis par paires et dévoilés à la fin de la dégustation. Les vins sont accompagnés de divers terrines, jambon persillé pour commencer.
1 Morey St Denis 2000 Domaine Dujac
Waouh, ça commence fort ! Le nez est jeune, très frais avec beaucoup de fruits et quelques notes terreuses. La bouche est serrée, précise et contient de beaux amers qui pourraient indiquer qu'il s'agisse d'une vendange entière. Le tout est long, équilibré et laisse présager une jolie carrière (Bien +)
2 Beaune Clos de Mouches 1998 Domaine Drouhin
Le pirate du jour, situé sur la Côte de Beaune. Je n'ai pas trop aimé son nez très mur, paraissant sucré. C'est par contre plus évolué que le premier. La bouche est assez tannique portée par une grosse acidité et tombe plutôt rapidement (Moyen)
Avantage sans conteste au Morey St Denis de Dujac déjà ouvert et à qui on prédira sans se tromper un bel avenir.
3 Gevrey Chambertin 1995 1er cru « Bel Air » Domaine Taupenot-Merme
4 Vosne Romanée 2002 « Aux Réas » Domaine AF Gros
Le Gevrey offre une belle palette d'arômes tertiaires (cuir, gibier, terre humide) porté par une acidité bien présente. Dommage que la longueur tombe assez vite. Mais c'est un beau vin fait pour la table.
Le Vosne Romanée incarne tout ce qu'il y a de féminin : bien habillé par l'élevage, pas vulgaire, les arômes de fruits (violette, cassis) sont nets et profonds. Belle longueur et superbe équilibre.
Le Gevrey dans un style évolué (Bien), le Vosne (TBien) en pleine jeunesse mais possédant toutes les armes pour durer. Avantage pour le Vosne de AF Gros et sa sensualité.
Arrivée d'un boeuf bourguignon d'anthologie, mijoté 8 heures dans 8 litres de vins (syrah) !
5 Vosne Romanée 2002 1er cru « les Beaux Monts » Domaine Michel Noëllat
6 Gevrey Chambertin 93 « en Motrot » Domaine Denis Mortet
Un duel intéressant à tout point de vue : 2 terroirs, 2 âges et 2 évolutions différentes. Le Vosne Romanée de Noëllat a des arômes corsés (café) très pinot mais un peu grossiers pour ma part. La bouche est mure avec pas mal d'acidité. Elle s'éparpille et au final, le vin paraît dans une phase un peu ingrate. A revoir tout de même, car il semble posséder un bon fond (Moyen +). Le Gevrey de Denis Mortet se présente tel une énigme : il a tellement de choses à dire, mais semble ne pas se donner. On y reconnait pourtant des notes évidentes d'un beau terroir avec même un petit parallèle à certains cabernets francs de Loire. La bouche est délicate, mure et persistante mais toute en retenu et le grain est très serré. Une bête qu'il a fallu traquer. Pas facile d'aller la chercher celle-là.
Avantage tout de même pour Mortet qui sur ce coup avait été carafé 3 heures (Bien +).
7 Nuits St Georges 1er Cru 2003 «Clos des Porrets St Georges » Domaine Henri Gouges
8 Marsannay 2005 « les Saint Jacques » Domaine Bart
La robe du Gouges est très foncée, presque noire ! Le nez est très fruit, très rose. Mais la bouche semble tannique, voire dure. Pour sa défense, ce vin a été servi un peu froid.
Le Marsannay lui est plus ouvert, rond avec des notes de violettes et d'élevage (épices). Malgré tout ce qui a été dit, je trouve qu'en bouche, le raisin est mur et c'est même assez long.
Dans un style vraiment différent, le plaisir immédiat est pour le Marsannay de Bart (Bien +). Le Gouges me paraît un peu trop extrait (Moyen +).
9 Bourgogne 2006 Domaine Méo Camuzet
10 Côtes de Nuits 2005 VV Domaine Naudin-Ferrand
Le Bourgogne de Méo Camuzet est un demi pirate. Le style est fruits frais (fraise écrasée). C'est vif, bien fait, mais c'est un peu monotone et on sent là que l'on descend un peu dans la hiérarchie, bien qu'issu de parcelles de la Côtes de Nuits.
Le Côtes de Nuits empeste l'hôpital et le vernis à ongle ! La bouche offre une belle matière tout de même.
Un petit plus pour le Bourgogne de Méo Camuzet (Moyen +), tant les notes de sparadrap du Naudin-Ferrand (Moyen -) sont désagréables.
11 Chambolle-Musigny 2005 Domaine Dujac
12 Fixin 2005 « Champ des Charmes » Domaine Jérôme Galeyrand
Autant le dire tout de suite, le Chambolle-Musigny de Dujac est mon coup de coeur de cette dégustation !
Il incarne la finesse et l'élégance avec un élevage bien dosé. Peut-être un infanticide de le boire si jeune, mais il permet de discerner un superbe potentiel dans un millésime plein. Le Fixin de Jérôme Galeyrand est très avenant, ouvert sur des notes de café. La bouche est diablement gourmande, avec une texture soyeuse et une finale légèrement végétale qui offre une belle complexité.
Le dernier duo tourne à l'avantage du Chambolle de Dujac (TBien), grâce à un style moderne qui séduit immédiatement. Le Fixin (Bien +) n'est pas en reste et a su se montrer généreux. Fort de cette belle impression, je suis assez impatient de goûter le reste de la gamme.
Très belle dégustation, de haut vol. Peu de déchet. Le beaux domaines semblent s'en sortir avec les honneurs.
Mon TOP 3
1 Chambolle-Musigny 2005 Domaine Dujac
2 Vosne Romanée 2002 « Aux Réas » Domaine AF Gros
3 Morey St Denis 2000 Domaine Dujac
2 vins de Dujac aux avants postes, c'est justement mérité. S'il fallait en ajouter un autre, ce serait le Fixin de Jérôme Galeyrand.
C'est Pierre qui reçoit. Notre joueur de hand préféré jouant à domicile, il n'en a pas eu assez. Il retourne en cave pour apporter 5 autres vins et veut passer la vitesse supérieure : assez rigolé !
Servis par paires (exception du dernier) et à l'aveugle, dévoilés après chaque série.
Chambertin 1999, domaine Tortochot contre Grands-Echezeaux 2002 de Coquard-Loison-Fleurot
Le Chambertin semble d'une grande jeunesse mais un peu dur. Sur des notes florales et de rose fanée, il laisse apercevoir un beau potentiel. Ce qui pourrait frapper, c'est la grande acidité qui domine le vin. Il manque encore d'harmonie, mais bien heureux celui qui l'a en cave : patience.
Le Grands-Echezeaux est bien différent de celui que j'ai pu boire en juin dernier (je le saurai une fois l'étiquette dévoilée). Il possède d'étonnantes senteurs de chataignes grillées. La bouche est joliment dessinée et possède l'équilibre d'un grand vin tout en pinotant d'une belle façon.
Léger avantage au Grands-Echezeaux à cet instant, mais on reparlera certainement du Chambertin plus tard.
Une autre série, qui a beaucoup fait parler (en bien, je vous rassure)
Musigny 2000 de Jacques Frédéric Mugnier VS Clos de Tart 2001.
Pierre aurait pu trouver pire comme combat ! Un fois le nez dans les verres, le silence se fait immédiatement autour de la table ! Rarement je n'ai vu une telle concentration avec la bande de joyeux lurons qui sévissent ici. Le Musigny a une élégance que j'ai rarement eu l'occasion de cotoyer. Le vin paraît plutôt floral (rose) et possède une certaine forme d'allégresse. La bouche est assez large et gagne en volume et puissance à mesure de la gorgée. La longueur se poursuit jusqu'à une finale quasi sans fin, ponctuée d'une trame végétale des plus enivrante. Mes amis, quel vin !
Le Clos de Tart 2001, je l'ai reconnu instantanément ! Il faut dire que c'est le genre de vin que l'on oublie pas et que l'on ne boit pas tous les jours. Cette première rencontre avait eu lieu il y a 2 ans avec le groupe LPV Paris (merci Raymond). Quel nez, tout en subtilité, en finesse, en profondeur ! C'est une sorte de balade non plus en Côtes de Nuits mais dans un souk : ce qui arrive en premier lieu, ce sont les épices douces carressantes puis les notes de roses séchées, de pivoine et de loukoum. Il est étroit, encore sur la retenue. Le grain de bouche est magique : il est fin, soyeux et porte le fruit sur des dizaines de secondes !
Affaire de goût et de style, tout petit avantage au Clos de Tart sur le Musigny de JF Meugnier pour l'énorme classe qu'il possède. Ce denier n'en reste pas pour autant un vin exceptionnel.
La tête encore dans les étoiles, nous sommes passés à côté du Santenay blanc 2001 "En Biévant" du domaine Bart qui accompagnait les fromages. Nous nous sommes resservis des 4 vins précédants.
Pour terminer sur un douillon aux pommes, un Monbazillac Tirecul la Gravière 2001 : superbe nez marqué de botrytis, de safran et de miel. La bouche est généreuse grâce à la liqueur assez impressionnante, mais tenue par une haute acidité. Elle est faite d'orange confite et de beaux amères et se prolonge très longuement. Toujours aussi bon.
Quelle journée ! Tout retournés, nous regagnons nos chez-nous respectifs avec des étoiles pleins les yeux. Merci à tous pour votre bonne humeur et merci Pierre pour ta générosité.
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24 juin 2008
Vosne-Romanée
Désolé que ce blog ait été si peu dynamique ces derniers temps, mais les journées furent bien occupées. Il va maintenant retrouver son rythme normal, promis !
Quel beau thème de dégustation abordé en groupe, avec les amis de Maigremont. Nous avons laissé la possibilité d'inclure les vins de la commune de Flagey-Echezeaux.
Autrement dit, il était possible d'apporter des Vosne-Romanée (village), des Vosne 1er cru. Pour le plaisir et pour une saine lecture, en voici la liste COMPLETE : "les Beaux Monts, Les Suchots, Aux Brûlées, La Croix Rameau, Cos des Réas, les Gaudichots, les Chaumes, Aux Malconsorts, Au-Dessus des Malconsorts, Cros Parentoux (réhabilité, ou plutôt terrassé par Henri Jayer et des plus recherchés), Aux Reignots et les Petits Monts".
Sur Flagey, 3 climats qui se déclinent également en Vosne Romanée 1 er cru : "les Beaux Monts, les Rouges et En Orveaux". Enfin, vous pourrez y trouver 2 grands crus : Echezeaux et Grands Echézeaux car d'un point de vue cadastrale, ceux-ci sont rattachés à Vosne-Romanée.
Premier vin. Il est rouge terne, violacé. Son nez est plutôt axé sur les fruits rouges (framboise), avec un boisé omniprésent, une pointe de sous bois et de champignons. Mais, c'est surtout alcoleux. La bouche propose une acidité assez élevée, avec encore une fois framboises et boisé. Mais c'est encore une fois chaleureux. On le suspecte fortement de n'être pas encore en place, mais la matière est bien là. C'est un Vosne-Romanée 2005 de Jérôme Chezeaux (28 €).
La robe de notre suivant est plus évoluée, tuilée et grenat. Le nez est tout en finesse, avec cassis. Ca pinote dur, ça renarde même un peu, sous cette boite à épices. La bouche est franche, commençant de manière épicée avec une jolie matière ronde, équilibrée et longue. Jolie finale végétale. Un très joli vin que ce Vosne (village encore) 2004 de Michel Noëllat (28 €).
Robe cerise limpide pour ce gaillard. Le nez commence très "pain grillé, épicé et laisse place à un peu de fruit après aération. En ce qui concerne la bouche, les avis sont partagés. Hormis un très léger "bouchon" en début de bouche, certains la trouveront agréable, mais un peu rustre. D'autres la trouveront construite sur une forte acidité avec une finale amère. C'est Dominique Laurent qui a fait ce Vosne-Romanée 2004 (27 €).
La robe est légèrement évoluée et brillante pour ce 4 ème vin. Le nez est assez rectiligne et alcoleux, mais propose des faibles notes de groseilles et de réglisse. La bouche est mince, acide et délivre peu de fruit. Finale végétale. Bof bof. C'est un autre négociant, en la personne de Alex Gambal qui fait ce Vosne-Romanée 2002 (40 € chez le caviste).
On tachera de goûter de nouveau les vins de Gambal, celui-ci nous ayant que peu convaincu avec ce Vosne.
Belle robe rouge cerise. Nez peu causeur, il faut le torturer vivement pour le faire parler :
des arômes de fruits murs et cuits arrivent tout de même à se faufiler. C'est assez peu avenant. On a également entendu "nez chimique". La bouche est du même niveau avec une certaine sécheresse, une amertume prononcée et une finale courte ! Bref, vous avez là le vin le moins apprécié de cette soirée. Ce Vosne millésime "les Violettes" 2003 (ces notes de fruits murs et cuits) a été élaboré par Christian Clerget (25 €).
Belle robe jeune, rubis foncée. Le nez présente de beaux arômes de violettes, de pinot et d'épices, malgré une légère pointe alcoleuse. En bouche, l'attaque est certes sportive mais le fruit est bien là, avec des tanins fermes et une longueur correcte. Elle termine par une petite amertume. Un vin bien agréable, d'autant que son prix est bien petit, 19 €. Comme quoi, 2003 peut présenter un autre visage avec de la fraîcheur. C'est encore un Vosne, du domaine Robert Sirugue.
Dernier vin. Sa couleur est cerise avec des reflets évolués. Premier nez de fourrure, cuir.
Puis les fruits rouges apparaissent (cassis) ainsi que des notes de rhubarbe. De bien beaux arômes de pinots qui commencent à se pâtiner, à se lisser. Belle bouche croquante, à l'attaque ronde, dotée d'une légère sucrosité. Très belle longueur, dont l'acidité est présente durant toute la gorgée. C'est un Grands-Echézeaux 2002 du domaine Coquard-Loison-Fleurot (40 € au domaine).
Une dégustation un peu terne, dont le prix moyen élevé des vins (30 €) peut ne pas toujours donner un plaisir à la dégustation. Il est vrai que nous n'avons goûté que des Vosne-Romanée "village", dans des années récentes, mais dans l'ensemble, les vins ont montré parfois un déséquilibre et donné assez peu de plaisir.
3 vins tout de même sortent du lot : le Vosne 2003 du domaine Robert Sirugue, le Vosne 2004 de Michel Noëllat et le Grands Echézeaux du domaine Coquard-Loison-Fleurot...
Pour continuer cette soirée et accompagner les vins, qu'est-ce qu'on mange ? Un tatin de foie gras aux pommes, un filet mignon de porc au Maroilles, heiiiiiiiiinnnnn. De magnifiques fromages de la Fromagerie de Maître Pennec, dont les noms des fromtons pourraient ravir l'ami Olif, jugez plutôt : "Belle-Mère, Ginette, le Coup de Pieds au Cul (a Kick in the Ass), le Calandoce". Des fromages normands commandables et livrables en 48 heures chrono par la Poste, si vous l'osez. De toute façon, il vaudrait mieux que le colis se perde si le délai dépassait les 3 jours.

Pour l'odeur, approchez le nez de l'écran...
Et le coup de grâce, un tiramisu aux fraises...
Tu vois Christelle, c'était pas si dur de recevoir les Maigremont ;-) ! On reviendra, n'est-ce pas Sébastien ? Merci à tous les deux.
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31 décembre 2006
Côtes de Nuits 2001 : l'horizontale...
"Pas de seconds couteaux !" : c'est ce qu'a dit le G.O du jour pour cette rencontre LPV Paris. "Il ne doit y avoir que du bon !", donc "que des premiers ou grands crus" (ce qui ne veut pas dire que les appellations villages soient de moins bonnes qualité, hein...). Nous sommes début décembre et environ 15 chez notre hôte d'un soir, Serge Lascombe. Il nous accueille dans son magasin "les Crus du Soleil" en plein Paris 14 ème. Ce garçon à l'accent chantant vend exclusivement des vins provenant de son Languedoc-Roussillon. Cette fois-ci, c'est une autre histoire, puisque sa cave sera le théâtre d'une dégustation autour des crus de la Côtes de Nuits et plus précisément le millésime 2001 (et aussi quelques autres).
Voici un blanc histoire de s'ouvrir les papilles.
Très joli nez typé chardonnay, beurrée, noisette et très expressif avec un boisé un peu appuyé.
La bouche gourmande n'est pas en reste avec une grande densité sur l'ananas frais ainsi qu'une belle minéralité. L'allonge est remarquable.
Si la finale ne terminait pas un peu chaude et légèrement amère, ce vin serait parfait. C'est tout de même superbe. Il s'agit d'un Castello Luigi 2001, bianco del Ticino, vin suisse du Valais.
Et maintenant, l'horizontale "Côtes de Nuits 2001". Le lieu de la dégustation étant un peu sombre, personne ne se risquera à faire une description de la couleur des vins. Tous ont été dégustés à l'aveugle excepté le dernier qui vous le verrez, est une bien grande étiquette.
1er vin. Nez fortement axé sur le cassis, aérien mais aussi floral avec une pointe de poivre.
En bouche, l'attaque est dense mais assez froide présentant ensuite des senteurs de rafles et terminant par un manque de maturité.
C'est un Givry "Clos du Cellier aux moines" du Domaine Joblot.
Le deuxième vin présente des arômes de réduction (écurie), bref pas très exaltant ni
attirant. Le nez est grillé.
La bouche révèle une amertume et un manque de maturité certain avec tout de même quelques notes de cassis.
C'est Dominique Laurent qui fait ce Nuits St Georges vieilles vignes "les Argillières".
3ème vin. Premier nez sur la fraise évoquant une sucrosité. Le pinot s'installe ensuite après aération avec son cassis souvent évoqué.
L'attaque en bouche est de moyenne intensité puis stricte sur les fruits rouges.
C'est un Gevrey-Chambertin "les Champeaux" d'Oliver Guyot.
Le vin suivant allie complexité animale et finesse des fruits écrasés. On sent aussi une trâme reglissée. Voilà
un nez superbe.
La bouche se montre tannique mais le vin ne tient que peu de temps malgré une rétro intéressante sur le cassis. Il manque un peu d'intensité mais on devine la volonté d'un travail soigné : dommage pour ce Nuits St Georges "les Pruliers" de Henri Gouges.
5 ème vin. Le nez présente des arômes nobles d'une chauffe certaine mais bien faite tels que le moka, le café, puis le poivre. Le pinot s'exprime ensuite avec cassis et fraise écrasée, le tout relevé par une pointe animale : c'est d'une finesse et d'une précision remarquable ! J'adore !
La bouche n'est pas en reste. Ce vin d'une réelle fraîcheur et d'un grain magnifique, vous enchante par son velouté et vous tapisse la bouche pour de longues secondes ! Il s'agit là de mon coup de coeur de la soirée. Sylvie Esmonin et son Gevrey-Chambertin "Clos St Jacques" a fait l'unanimité de l'assemblée. Bravo. Faut-il le garder en cave tellement c'est une gourmandise maintenant ?
A peine remis de ces émotions qu'il faut déjà attaquer le 6 ème vin. 
Le nez est très réduit : selle de cheval, moût de pomme. Le fruit est très en retrait.
La bouche est elle sur la cerise avec une matière très serrée.
Je pense que ce vin très travaillé est dans une forme ingrate en ce moment et que si vous le possédez, il faudra attendre ce Gevrey-Chambertin "Lavaux St Jacques" du regretté Denis Mortet
Le vin suivant présente un nez très peu avenant avec ses notes de brûlé, de caoutchouc et de pneu.
La bouche est certes d'une belle tension mais avec une amertume en avant. Bref, vous l'aurez compris, Ça n'est guerre intéressant. Pourtant, la déception est grande au moment de découvrir qu'il s'agit d'un Gevrey-Chambertin "Lavaux St Jacques" de Dugat-Py !
Le nez de ce 8 ème vin est d'abord sur un registre de "cul de chevreuil ;o)" donc animal et
s'ouvre sur de belles notes de cassis, d'eau de vie de cerise et d'élevage noble tel que le menthol et la réglisse. Très beau.
L'attaque en bouche est d'abord dense et présente un remarquable grain pour finir sur les épices douces.
C'est Georges Roumier qui fait ce Chambolle Musigny "les Cras" : vin magnifique.
9 ème vin. Nous avons remarqué que la robe est très claire.
Le nez est aérien , poivré, serré mais fermé à double tour !
La bouche est végétale mais fermée encore une fois.
Ce Chambolle Musigny "2004" "la Combe d'Orveaux" de Bruno Clavelier se retrouve
pirate d'un soir dans cette horizontale de 2001 suite à une erreur de casting de celui qui l'a emmené.
Le nez de notre 10 ème vin est d'abord porté sur un bel élevage et le café torréfié. Il s'ouvre
ensuite sur un fruit magnifique (le cassis) avec élégance, finesse et race. Waouhhhh... que c'est beau.
L'attaque en bouche se fait tout en finesse et s'étire avec une structure tannique et un fruit très serré sur une superbe longueur ! L'équilibre est parfait. On est en présence d'un grand avec ce Vosne Romanée "les Chaumes" de Méo-Camuzet.
Vin suivant. Au nez, si celui-ci avait été un blanc, on aurait dit :"gras". Il est également d'une jolie profondeur, poivré.
Ce vin se montre puissant, massif et large en bouche mais assez monolithique.
Ce Vosne Romanée "les Beaux-Monts" de Jean Grivot est tout de même pas mal, soyons honnête.
12 ème vin. Son nez est boisé et présente des notes de fleurs fanées et
visiblement manque de maturité. Il a le désavantage de passer après une série de beaux pinots.
La bouche manquant de densité révèle un fruit intéressant mais est fortement boisée.
C'est un Chapelle Chambertin de Pierre Damoy
13 ème vin. Le nez est d'abord fermé, mais après aération, il s'ouvre sur un fruit fin, discret et envoûteur:
La bouche commence en souplesse sur des notes poivrées, de fruits bien murs et se termine par une grande intensité. La structure tannique est fine et dense à la fois. Un grand vin à coup sur !
C'est Armand Rousseau qui fait ce "Clos des Ruchottes" en monopole.
Nez riche sur le floral, la pivoine, la rose, la boite à cigare, la griotte.
La bouche est elle massive, un peu brutale et la finale est longue sur un léger manque de maturité. Pas mal tout de même.
C'est le domaine des Lambrays qui fait ce "Clos des Lambrays".
15 ème vin.
Nez de parfumeur très fin sur sur un registre floral, de rose, de pivoine et de bâton de réglisse.
La bouche est très sensuelle et charmeuse avec un équilibre parfait du fruit. Seule une finale un peu sèche (en tout cas pour moi) viendra entacher ce vin à la longueur phénoménale...
Ce vin n'est autre qu'un "Clos de Vougeot" cuvée vieilles vignes du Château de la Tour. On ne l'attendait pas aussi grand.
Le 16 ème et dernier vin est dégusté étiquette dévoilée. Il y a des jours où vous
participez à une dégustation et vous ne savez pas ce qui vous attend. Après 15 vins d'un niveau remarquable, Clos de Tart (monopole de la famille Mommessin) vient terminer une soirée magique... Il est bientôt temps d'aller se coucher (merci au passage à son généreux donateur, Raymond pour ce beau geste de partage).
D'abord un peu fermé, la "bête" se cache et ne se livre pas tout de suite. Puis enfin, comme si on s'impatientait, le nez se montre d'une profondeur inouïe, sur les épices nobles et le poivre. Le fruit sapparaît ensuite : c'est d'une grande concentration.
Inutile de vous dire que la bouche est élégante, tendue et mure. J'ai entendu cette expression : "près du raisin". Je crois qu'elle résume à peu près ce vin. La longueur elle, sera perceptible jusqu'à mon retour en Normandie... On peut penser que boire ce vin si jeune est un infanticide, mais que c'est bon.
2001 s'annonçait comme délicat pour certains, et pouvait manquer de maturité sur quelques climats : il est évident que ce sont les meilleurs qui s'en tirent bien, avec un fruit accompli. Bien sur, cette soirée eu son quota de déceptions avec les Gevrey de Mortet ou de Dugat-Py. Mais 2001 n'a pas à souffrir de la comparaison avec son petit frère 2002 : il a sa personnalité, c'est tout.
Pour cette horizontale, mes préférés furent : Vosne Romanée "les Chaumes" de Méo-Camuzet, le "Clos des Ruchottes" de Armand Rousseau, le Gevrey-Chambertin "Clos St Jacques de Sylvie Esmonin et bien évidement le "Clos de Tart", hors classe.
En tout cas, le pinot noir, quand c'est bien fait, c'est magique, mais pas toujours donné ! Quel dommage.
04 avril 2005
Côtes de Nuits rouge
Dégustation du 1er avril chez Luc et Brigitte
Etaient présents : Brigitte VH, Catherine G, Nicole B, Luc VH, David L, Emmanuel G, Stéphane C, Frédéric B, Philippe G, Gildas P
Tous les vins ont été dégustés à l’aveugle dans l’ordre ci-après et l’identité à été dévoilée avant de passer au vin suivant. Ils n’ont pas été carafés mais chambrés.
HORS CONCOURS (Donation LVH).
Burguet Gilles 2001, Gevrey-Chambertin (env. 15 €)
La teinte paraît foncée pour un bourgogne. Le nez présente des odeurs légères de bois, viande, cuir, d’épices et de cannelle. Le tout est bien représenté par les fruits rouges. La bouche est ample et le palais est tapissé par des tanins équilibrés. Un vin qui mérite quand même de rester quelques années en cave.
DEGUSTATION A L’AVEUGLE.
Armelle et Bernard Rion, Vosne-Romanée 1er cru Les Chaumes 99 (env. 25 €)
La robe est d’un beau rouge intense non évolué. L’approche est boisée, fumée, épicée, présence également de réglisse et de cuir. Un nez de grande classe et de raffinement. En bouche, explosion de fruit rouges (groseille, griotte). Les tanins sont fondus et élégants. Une belle longueur. Très belle première bouteille de la série, comment seront les autres ?!
Domaine Jack Confuron-Cotetidot, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Craipillots 99 (env. 20 €)
Robe profonde, évoluée, avec des reflets orangés. L’approche est animale, ça « renarde » ! L’aération laisse place à des fruits confits, de cuir et de champignon. La bouche est fraîche, sur des fruits mûrs et confits. Une bonne longueur. Une deuxième belle bouteille.
Régis Bouvier, Fixin 2002 (env. 12 €)
Couleur rouge vive, peu évoluée. Nez légèrement fumé, de griotte, fruits rouges et notes de cuir. Bouche acide et tannique sur des fruits rouges. Un peu en retrait par rapport aux deux premiers vins. Mérite de s’assagir un peu
Domaine Michel Magnien & fils, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Goulots 2002 (32 €)
Couleur grenat intense et vive. Nez qui « renarde », de cuir, violette, fleurs et cassis. Un nez agréable. La bouche est un peu décevante par rapport au nez : l’attaque est acide et s’arrête brutalement sur des fruits rouges légers. A revoir dans quelques années ?
Domaine Robert Chevillon, Nuits St Georges 1er cru Les Bousselots 99 (env. 25 €)
Belle robe grenat avec reflets orangés, d’une grande profondeur. Odeurs de tabac, de fruits rouges confits, épices : c’est très aromatique, puissant et harmonieux. La bouche n’est pas en reste : fruits rouges confits, cerise griotte et la longueur…. Quel vin !
Château de Villers la Faye, Valot père et fils 1996, Haute côte de Nuits
La robe paraît très claire, orangé et tuilée. Nez de poisson (et oui), fruits murs, animal et pamplemousse. Une bouche très fade, laissant présager que ce vin n’est plus à boire. C’est un « évier »
Tout le monde est d'accord pour dire que cette dégustation était de qualité Un classement : 1 :Robert
Chevillon, les Bousselots 99. 2 : A & B Rion, les Chaumes 99. 3 : Confuron-Cotetidot Les Craipillots 99
















































