Une soirée Maigremont corporation, avec pour mission : déguster quelques bourgognes rouges de la Côte de Nuits, antérieurs à 2007.

"La science avance ! " : slogan de mise pour ce Hautes Côtes de Nuits 1968, sélectionné par Pierre Laforest : il est complètement rincé, cuit, à bout de course. Suivant....

Marsannay Vieilles Vignes 2005, Régis Bouvier. Le vin est dans son ensemble très souple et léger, évoluant sur de petites notes de cerises griottes. A boire sur des mets avec peu de caractère.

RTGevrey-Chambertin 2007 "aux Etelois", Domaine Rossignol-Trapet : seule entorse de la soirée avec un millésime "hors thème", le nez est assez ouvert sur des notes de café avec un trait végétal. La bouche se pare d'une acidité traçante, mais la matière est suffisamment dense et étoffée pour l'enrober. Jolie rétro-olfaction sur des saveurs de fruits frais.

Marsannay 2005 "les Genelières", Alain Guyard. Nez agréable d'amande, de petits fruits rouges et de zan. Bouche acidulée, mais assez simple dans son expression. Pas certain qu'il évolue encore favorablement. A boire ?

Marsannay 2004 "Clos du Roy", Régis Bouvier. Le vin semble entamer un cycle d'évolution. La trame est végétale sans excès et profonde. Elle a perdue sa phase de fruit au profit de quelques notes plus paysannes (viandées). Le vin ne présente aucun aspect qui pourrait rappeler la difficulté du millésime dans cette région, que l'on aime parfois peu en Bourgogne rouge.

Côte de Nuits village 2009, domaine Protot : finalement oui, il y a bien eu une deuxième entorse au thème ! Le nez est bien jeune, vif et saillant. Bouche ronde et souple, mais souffrant d'une maturité un peu excessive et arbore du coup des accents sudiste, ce qui à pour effet de perdre en "torchabilité". 

Nuits St Georges 2005 1er cru "les Pruliers", domaine Philippe Gavignet.  Enfin, ça pinote ! Le vin propose  un style sérieux et gourmand à la fois, avec rondeur et profondeur. Il possède du répondant, sur un ensemble de notes réglissées. Le style est intéressant, à suivre...

Morey St Denis 2006 1er cru "les Millandes", domaine Arlaud. Passé une certaine réduction au nez et un peu deArlaud gaz en bouche, le vin se montre aromatiquement ouvert et superbement fruité. La bouche s'emporte sur un soyeux des plus intense et pourtant, on le sent encore un peu sur la retenue. Très joli vin, croquant de fruit, qui ira certainement loin.

Chambolle-Musigny 2005 "Coeur de Pierre", Frédéric Magnien. Joli fruit net et précis, assez caractéristique du pinot noir. Bouche élégante et svelte, avec une grande allonge fruitée.

Fixin 2001 "Clos Marion", domaine Fougeray de Beauclair. Il en fallait bien un : carambaaaaaa, bouchon !

Chambertin 2002, Domaine Rossignol-Trapet. Nez assez complexe sur des notes d'épices, de café et de cerises à l'eau de vie. Le vin garde en bouche de la fraîcheure et de l'élégance malgré une sorte de puissance contenue. Il offre encore à ce stade quelques traces d'élevage, mais c'est un jeune monstre que nous venons de boire là. Il déborde encore un peu, mais sans vulgarité. A revoir dans quelques années !

Qu'est-ce qu'on mange après tout ça ? Une soupe potimarron/lard/Comté (une tuerie), un boeuf bourguignon de compet', un plâteau de fromages de la mort 

fromages