13Non pas qu'on ai fait un cambriolage chez lui, mais il nous a convié a goûter quelques bouteilles qu'il aime, toutes issues de sa cave dont cette dernière réside encore chez ses parents.

Le grand Sebastien est un jeune amateur de vin et jeune tout court. Il a déjà un palais bien éduqué et il sait ce qu'il faut encaver pour se faire plaisir  ainsi qu'à ses amis. Faut pas l'dire, mais je crois qu'il aime bien les étiquettes ;-).

C'est en petit comité que cette soirée sans chichis mais bien conviviale se déroule et c'est au domicile des parents de Sébastien que le couvert est dressé. "C'est pour être au plus près de mes bouteilles mon enfant !"

Les vins sont tous bus à l'aveugle, accompagnés du repas et en quantité plus que réglementaire ! Terrines et charcuteries de l'artisan du coin (1,5 kg), osso bucco maison (3 kg de viande), fromages et dessert réglementaires...

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Vouvray Pétillant Brut 2005, domaine Huet : une bulle correcte pour démarrer avec une bouche arrondie certainement par un élevage sur lattes long. Des notes de poires et une finale crayeuse. Comme d'habitude on va dire, Huet ne me procure pas plus de plaisir que ça.

Champagne Closquinet, Brut Prestige (35 % Chardonnay/65 % Pinot Noir). Là ça cause et ça cause bien comme j'aime : ample, ouvert et un large panel aromatique , pomme au four, caramel avec de jolies notes anisées. La bouche est par contre plus simple mais vineuse et non dénuée d'intérêts. Elle termine un peu courte, mais j'aime sa structure à la fois tendue et docile. Belle découverte

Montlouis 2008 "les Petits Boulay" domaine Flamand Delétang (mon apport, découverte du dernier salon du Vin de Rouen) : un Chenin bien en place avec un nez bien mur sur la poire et un trait minéral. Texture minérale, avec très peu de sucres résiduels (- de 4g) et une finale sur les fruits jaunes qui se tend agréablement.

Domaine Jacqueson, Rully 1er Cru 2008 "Margotés" : à mon avis, le vin est dans une phase de transition ou bien c'est un problème de bouteille. Malgré un élevage élégant mais encore un peu perceptible, c'est un peu mou et ne ressemble pas l'idée de ce que je me fais d'un Rully de Jacqueson, surtout dans ce millésime 2008.

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Châteauneuf du Pape blanc 2009, Clos des Papes : avec 15,2 % d'alcool au compteur, le vin n'a pas encore trouvé son point équilibre. Le nez est peu expressif. Pour le moment, c'est limite brulant. Peu expert et encore moins connaisseur des Châteauneuf du Pape blanc, celui ci ne me convainct pas du moins pour le moment.

Les rouges maintenant

Beaujolais 2009, Château de Thulon, Jean-Marc Burgaud : joli nez de petits fruits rouges notamment de fraises écrasées sur une trame finement poivrée. La bouche est celle d'un Gamay de belle constitution, gourmande et dense. J'aime beaucoup et ça se sirote très trop facilement.

Les 2 vins suivants sont servis ensemble.
Coteaux du Loir 2005, "Rouge Gorge", domaine de Bellivière : apparament, la bouteille a un problème ! Mais le Chinon 2005 Vieilles Vignes de Philippe Alliet rattrape cet affront. Très beau nez avec un trait végétal mur, d'encre et de mine de crayon. Superbe bouche offrant une texture ronde, une maturité parfaite et une très belle trame minérale. L'acidité finale est remarquable et donne un aspect de longueur assez impressionnant. Coefficient de torchabilité maximum pour cette bouteille. J'adore !

Coteaux du Languedoc Montpeyroux 2004, l'Esprit de Fontcaude, Alain Chabanon : nez confituré mais pas très expressif. Bouche tout en longueur avec une charge tannique importante. La finale sucrée me gène, pas mon type de vin, j'avais pourtant apprécié le 2003

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Le Côtes du Rhôle 2008 du domaine Charvin et le Châteauneuf du Pape 2008 Clos des Papes sont servis ensemble. Le Côtes du Rhône a comme à son habitude un joli nez un brin sauvage, fougueu avec des notes d'olives noires. La bouche est bien enrobée dans un style juteux. Il se goute bien mieux qu'il y a quelques mois et surtout l'alcool semble s'être intégré. Le Châteauneuf dont le nez est d'un style un peu similaire, offre une bouche qui s'étire sur la longueur et sur la cerise. L'attaque est douce et soyeuse et seule une petite sécheresse finale pointe. A laisser sagement en cave !

Sancerre 2007, Jeunes Vignes de Chavignol de François Cotat : l'ensemble est bien mur, mais je suis complètement perturbé par le soufre tant au nez qu'en bouche. A revoir. 

Merci à la petite troupe pour cette agréable soirée et à l'ami Sébastien de nous avoir ouvert la porte de sa cave !

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