Au programme de cette rencontre éclectique qui s'est déroulée chez David, plein de bonnes choses et comme DSC_0458toujours, cette humeur plaisante (n'est-ce pas Mister Corky ?)

Nez très aromatique et ouvert, d'intensité moyenne sur des touches florales. Bouche à la sensation huileuse, ronde, simple mais gourmande. Ce "Rolle" (VDP des Bouches du Rhône) des Vignerons du Garlaban rempli parfaitement son rôle de mise en jambe. 3,20 €..... seulement. Donné !

Plus de finesse et complexité, encore sur la retenue. Trame citronnée. Servi un peu chaud, l'alcool ressort. Attaque massive, finale grasse et large. Le vin paraît jeune et nécessiterait quelques années pour stabiliser la relative puissance qu'il délivre. C'est un Bandol blanc 2008 de la Bastide Blanche.

1

Robe vieil or, avec de beaux reflets dorés. Aromatique à souhait, muscaté, des arômes de poires, d'amande, de litchis, de poivre blanc, on sent la bête prête à vous sauter aDSC_0483u visage ! En bouche, c'est puissant, très riche et l'alcool passe inaperçu grâce à la formidable combinaison d'une immense acidité et le sucre qui n'est là que pour apporter de la gourmandise. On se croirait assis au beau milieu d'une pâtisserie artisanale et la finale qui emporte tour sur son passage apporte une sensation de calme et de sérénité. Un vin magistral, claquant, bleuffant, qui accompagnant des samoussas aux Munster et cumin, a rassemblé tous les suffrages. C'est un Gewurtztraminer 2006 de Bruno Schueller. Bravo, c'est 8 €.

Les rouges maintenant. Ceui-ci débute par pas mal de réduction. Nez simple et évolué, kirché, fruits rouges. En bouche, l'alcool domine les débats avec un trait de verdeur qui n'est pas forcément du meilleur goût. Bof, ce Gigondas 1998 du domaine de Montmirail (cuvée de Beauchamp).

Robe très dense, presque noire. De beaux arômes de fruits noirs sont concentrés au nez. On sent l'élevage bien soigné, pas dominant. La bouche se révèle savoureuse et la structure tannique impose une légère sécheresse en final. Un joli vin avec un fruit précis qu'il faudra attendre encore quelques années. C'est un Bergerac 2006 "Classik" du domaine Jonc Blanc.

Avant dernier vin rouge. Au nez, ça sent la grosse cavalerie : élevage, menthol. L'attaque en bouche est douce et mure. On sent encore l'élevage et la chaleur prend finalement le dessus. Le vin paraît dépouillé, pas en place et la déception est relative, quand au terme de quelques heures de carafe, on tombe sur un Sociando-Mallet 2005, Haut-Médoc. A attendre TRES longtemps.

5

Superbe nez, de senteurs sauvages, doux, sur les épices, le poivre, la violette et les fruits noirs (myrtille, cassis). Bouche crémeuse, rappelant la myrtille encore et le poivre. Les tannins sont gourmands. Très belle finale, pure et longue sur le graphite. Pourquoi le millésime 2008 n'est pas comme ce grand 2007 et ce Côtes du Roussillon Village du Clos des Fées et de cette cuvée "de Battre mon Coeur s'est Arrêté" ? Hein, pourquoi ?

Et le petit dernier. Du jus de cerise ++, c'est doux et crémeux, pas complexe, mais ça met DSC_0466tout le monde de bonne humeur et la Grenache bien mure et sucrée à l'eau de vie met rapidement sur les traces d'un Maury rouge et plus précisement d'un Mas Amiel Vintage 2002.

Et pour remplir les estomacs ? Une tarte aux brocolis, des samoussas aux Munster et cumin, des côtelettes d'agneau au BBQ, cèpes normands et pâtes fraîches maison, fromages et charlotte au chocolat.

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