28 avril 2009
Un repas dégustation Exceptionnel !
Je me considère comme un petit veinard. "Le jour J, l'heure H et le bon endroit pour le spermatozoïde élu" : c'est ce que je me dit à chaque fois que j'ai de la chance ! Faire partie des amis de Pierre est déjà une reconnaissance. Celui-ci fêtait son anniversaire, un compte rond. Comme c'est un grand amateur de vin, de bonne bouffe et qu'il a le coeur sur la main, nous avons eu le privilège d'être conviés pour une grande journée de dégustation. La liste des vins est impressionnante et bon nombre pris individuellement auraient été LE vin d'un repas. Jugez plutôt, récit...
Nous sommes "convoqués" pour l'heure du midi avec quelques amis amateurs de bonne chair et de bons vins. Le petit déjeuner a été des plus légers, car connaissant le maître des lieux, on risquait de passer quelques heures à table ;-)
Les vins sont servis à l'aveugle accompagnés du repas et dévoilés après chaque série (de 2 ou 3)
Rillettes de saumon et citron confit
Champagne Gosset Celebris Brut 1995
Pomme au four, noisette, belle rondeur et jolie vinosité, bulles fines. Finale pralinée et crayeuse. Un beau Champagne (Chardonnay/Pinot Noir) pour débuter et ouvrir l'apétit.
Aumônière de chèvre et compotée de poires à la cannelle
Sancerre 1996 Cuvée "Edmond" Alphonse Mellot
Nez truffé et un peu exotique, des notes oxydatives. Finalement peu de choses à dire. Termine très court. Seule déception d'une journée qui allait s'annoncer comme exceptionnelle.
Chablis 2006 Vincent Dauvissat et St Aubin 1er Cru "Bas de Vermarain à l'Est" 2007 Sylvain Langoureau
Le Chablis est un vin qu'il a fallu aller chercher. Timidement, des notes précises d'agrumes et de citron vert viennent. La bouche est droite dans un style pur. Le St Aubin, une fois reconnu confirme l'excellente impression que m'avait fait ce vin il y a quelques semaines : il représente un beau Bourgogne blanc dans son écrin (bel élevage, chauffe intéressante et originale). Droit dans ses bottes, le vin est vif et ample dans un style où rien ne dépasse. Avantage au St Aubin, expressif à souhait. Le Chablis est peut-être un peu moins intéressant à ce stade, mais on devrait reparler de lui à coup sur.
Meursault "Les Tillets" 2004 Domaine Roulot et Meursault "Narvaux" 2004 Domaine Balland-Curtet.
Pierre indique qu'il s'agit de 2 vins de la même appellation, élaborés par la même personne mais sur 2 domaines différents.
Le Meursault de Roulot incarne la puissance même avec une minéralité en avant. Contrairement à certains autour de la table, je ne reconnais aucun manque de mâturité, bien au contraire : c'est mur et tendu doté d'un bel élevage. Un très beau vin. Le "Narvaux" de Balland-Curtet est un beau vin sur des notes iodées et anisées, mais il manque d'un peu de caractère et fait à peine le poids face au Roulot que nous venons de boire.
Lotte sur purée de petits pois et morilles à la crême.
Meursault "Caillerets" 2004 Jean-François Coche-Dury et Meursault "Narvaux" 2003 Domaine d'Auvenay. Un des tournants de cette journée, au moins pour les blancs. Je porte rapidement au nez le premier vin et dit à Didier qui vient de faire le service "Coche-Dury". Le nez grillé exhale ses notes de cacahuètes inimitables et incomparables. Bouche d'une minéralité superlative aux saveurs miélées. Elle est tendue, droite, longue et s'équilibre à très haut niveau ! Exceptionnel. Le Meursault d'Auvenay impose rapidement sa puissance ! Les parfums de fleurs sont envoûtants, la bouche est pleine à craquer de saveurs qui paraissent décuplées. Comment peut-on mettre autant de chose dans un aussi petit contenant ? La longueur est quasi interminable. Exceptionnel encore tout en restant festif. Le Coche-Dury sur un équilibre magistal, le d'Auvenay dans un style puissant et plein. Certainement les 2 plus grands vins blancs que j'ai bu de ma petite vie de dégustateur. Nous venons tous de prendre une grosse claque. J'ai bien beau chercher ce qui éloignerait ces 2 vins de la perfection : rien ! De plus, l'accord avec le poisson et les morilles était vraiment génial.
Filet mignon de veau, tagliatelles fraîches et champignons
Chambolle-Musigny 2006 Domaine Amiot Servelle et Nuits St Georges 1er Cru "Clos de la Maréchalle" 2006 Jacques-Frédéric Mugnier. Ces 2 vins avaient le difficile objectif de faire la transition vers les rouges. Le Chambolle a un nez épicé typique du pinot noir. La bouche est presque dure et tout ne semble pas encore en place. Le Nuits St Georges de JF Mugnier représente lui la gourmandise du fruit poursuivie en bouche par une matière mure et ample. Les tanins sont précis et de belle qualité. Très bon.
A la révélation des étiquettes, j'ai cru un moment m'être trompé de vin car je m'attendais à l'inverse : le Chambolle incarnant habituellement une certaine sensualité, rondeur et le Nuits mettant en général plus de temps à s'épanouir et s'arrondir. C'est plutôt l'inverse qui s'est produit. Mes petits camarades n'avaient pas eu l'air plus surpris que cela.
Gevrey-Chambertin 1er Cru "Les Cazetiers" 2001 Domaine Armand Rousseau et Côtes du Rhône 2000 Château de Fonsalette. Tout les oppose dans le style. Rousseau se montre avec un visage sauvage (humus, sous bois) et une maturité certaine de l'ensemble. Le tout parait presque anodin. Ca manque cruellement de longueur et de profondeur. Très grosse surprise voire déception une fois le voile levé. Par contre, Fonsalette propose un nez de tabac froid, de cèdre et d'herbes aromatiques. La bouche est juteuse, même vineuse oserais-je dire, sur l'olive noire et le zan. Une très belle bouteille, offrant à cet instant une transition dans un style complexe et épanoui. Parfaitement à point.
Entrecôtes à la plancha et pommes de terre du jardin sautées.
Une trilogie : St Emilion 1979 Château Figeac, Pomerol 1979 Château Lafleur-Gazin et Pauillac 1980 Château Mouton Rothschild. Le moment charnière de la série des rouges. Le Figeac 89 propose des notes torréfiées soutenues, typées cabernet, évoluées, graphite, encre d'école. Longueur immense. Un superbe Bordeaux à maturité qui a plu à tout le monde par sa générosité et son élégance. Le Pomerol 89 est tout en retenue, mais non dénué d'intérêts : cerise à l'eau de vie, sous bois, bouche serrée au grain soyeux, l'air dans le verre lui a fait un bien immense. Il a pris du volume pour donner en fin de trio tout ce qu'il avait ! J'ai adoré le fait d'aller le chercher. Quant au Mouton, c'est la grande classe. Pas de doutes, on est à Pauillac : cèdre, boite à tuya, café, arômes de fruits élégants et rafinés. La bouche est subtile, toute en dentelle, séveuse et s'étire longuement avec des tanins fondus et des pointes mentholées. Grand bouteille, encore une fois à maturité.
Waouh : 3 grands Bordeaux, sans aucuns défauts, avec tant de choses à dire. Tous à maturité et dans 3 styles différents.
Pauillac 1998 Château Pichon-Longueville Baron et Pauillac 1998 Château Mouton Rothschild. Après ce trio infernal, on se demande bien à quelle sauce on allait être mangé pour terminer le bout d'entrecôte qui restait dans l'assiette. Le Baron possède un beau nez profond de menthol, plus jeune certainement aussi. La bouche offre une amertume plus prononcée que la série que nous venons de boire? Je partais sur St Estèphe, mais j'ai rapidement été repris par le maître des lieux, Pierre. Il semble avoir été grandement apprécié par la table. C'est bien fait mais ça ne provoque pas en moi une grande émotion. Je lui reproche un petit manque de folie. Par contre, le vin qui lui est opposé est charmeur, noble et donne un style raffiné de bois de sental et de touches de fumés. Bouche sphérique, riche d'un fruit qui claque, alliant puissance et raffinement encore. Pas tout à fait prêt à boire, ce vin écrase tout de même par sa classe.
C'est encore une fois Mouton ! La table approuve !
Plâteau de fromages
Château-Chalon 1997 Jean Macle, Château-Chalon 1947 Jean Bourdy. Le "CC" de Macle est d'un style habituellement pur et raisonant. Pourtant, la robe est trouble. Mais une fois oublié cette turbidité, ce sont de subtiles notes de pommes, lactées et fumées de savagnin léger. La bouche est tout en finesse et se déploie longuement. J'A-DORE ! Le "CC" de Bourdy est plus musclé et semble à peine plus âgé que le Macle. D'abord parce qu'il arbore la palette habituelle du savagnin, mais aussi par une richesse plus expressive et un jus plus mur et plus sucré. Très belle densité, j'adore aussi.
Incroyable grand écart entre ce 2 vins : 50 ans entre les 2 et pourtant l'un semble être le frère cadet de l'autre.
Mousse de framboise, feuilleté et salades de fruits de saison.
Sauternes 1996 Château d'Yquem et son grand frère plus âgé le Sauternes 1990 Château d'Yquem.
J'ai reconnu Yquem d'une dizaine d'année assez rapidement avec ces saveurs de coco (c'est mon repère) et ses fines notes de sparadrap. Liqueur vive et dense sur les agrumes comme l'orange confite et la mandarine, on a affaire là à un Sauternes qui n'a plus sa jeunesse, mais dont l'ensemble paraît s'asseoir et se concentrer. Un bel Yquem, conforme au même 96 goûté il y a peu. Le 2 ème arbore une magnifique robe plus foncée, ambrée. Il y a indéniablement un lien de parenté. On est davantage sur des arômes et notes de pêches jaunes. La bouche est plus patinée, la puissance est sous jacente, telle un bolide qui roule en ville. Mais je me pose tout de même la question de savoir si le vin ne souffre pas d'un petit manque d'acidité. C'est un beau vin, mais je ne l'imaginais pas du tout comme cela.
Là, c'est l'estocade, le coup de grâce, le petit Jésus en culotte de velours !
Voilà mes amis, comment s'est déroulé un dimanche pas tout à fait comme les autres. Nous pouvons saluer Séverine et Pierre pour leur cuisine digne des grandes tables et Pierre pour son IMMENSE générosité !
Merci l'ami !
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21 avril 2009
Bû du côté des Vignes (the CR)
Bû, Eure et Loir département 2-8. Son épicerie, son aéroport international, son église, son quartier d'affaires,
la place de la mairie, son périph, son monument aux morts, sa mare et... son caviste, Laurent Baraou
Quand un salon de vignerons s'organise en plein milieu des champs (eh oui, ici, c'est le NOOOOOOOOO-RD... de la Beauce), c'est forcément l'attraction du village.
Côté chiffres : 8 vignerons triés sur le volet, 1 absent de marque en la personne de Stéphane Tissot (mais annoncé en juin prochain), 32 cuvées à voir et à boire et 3 GO (Sylvia, Loïck et Lolo 1er, roi des Buxois).
Premières poignées de mains aux amis déjà présents (Facebookers, blogueurs picoleurs) ainsi qu'aux vignerons présents dont pour la plupart je connais les cuvées de nom, mais pas dans le verre. Nous sommes partis pour une bonne partie de la journée à déguster, muni de mon fidèle petit carnet de notes, de mon appareil photo pour complèter l'album "Trombines de Vignerons" et des quelques précieux conseils de Laurent pour l'ordre de dégustation...
On commence par le sud-ouest et un passage chez Bertrand Lepoittevin-Dubost et le Château du Bloy : volée de bois vert au passage pour ma pomme par Bertrand. En effet, j'avais eu l'occasion de déguster ses 2 cuvées de Montravel. 2 flacons qui avaient été apportés par Laurent lors d'une dégustation à l'aveugle. Je les avaient trouvés plutôt mous, mais pour ma petite défense, ces flacons étaient ouverts depuis 3 jours. Bertrand qui avait lu ces commentaires, n'étant pas tout à fait d'accord voulait me faire changer d'avis. On remet les compteurs à zéro. Montravel 2007 (Sauvignon, Sémillon, Muscadelle) : joli nez vif typé sauvignon. Belle droiture, sur les fleurs blanches, matière élancée en bouche. Acidité intéressante. Quand on
sait que c'est 5,5 €, là je dis OUI sans hésitation !
La cuvée "Lilia 2006" Montravel également (Sauvignon et Muscadelle), a été élevée sur lie. Le nez est plus discret que sa petite soeur, l'acidité semble plus intégrée. L'ensemble est plus rond, plus gras aussi avec d'étonnantes notes boisées alors que le vin ne voit pas un centimètre carré de fût ou de foudre.
Malheureusement, pas eu le temps de gouter aux rouges dont la gamme est composée d'un Bergerac et d'un Montravel.
Me voici réconcilié avec les blancs du Château du Bloy ! Bertrand est quelqu'un de sincère et parle ouvertement sur les appellations de sa région comme des appellations de me... Mais il semble qu'il oeuvre de façon positive à des jours meilleurs pour celle-ci ! Reste plus qu'à taster le Bergerac rouge et le Montravel rouge... Le temps, toujours le temps...
2 mètres plus à droite, se tient le stand de Sébastien Riffault. Le sancerrois propose les vins du millésime
2007. 2 cuvées sur sols calcaires. Attention, c'est du Lituanien (la femme de Sébastien) : "Akméniné" (fait de pierres) et "Auksinis" (doré) élevés 12 mois en fûts âgés de 8 à 15 ans ne m'ont guère convaincu. Bien loin de mes repères en Sancerre blanc, les vins semblent s'éparpiller dans les arômes... J'aime les vins natures, mais là ça ne me plaît pas trop.
Par contre, la cuvée "Skeveldra" (éclat de pierre) issue de sol argilo-calcaire, possède une belle richesse de fruit. Finale ronde et harmonieuse. Bien.
Pas eu le temps de goûter au Sancerre rouge "Raudonas".
Château Cornélie est tenu par Patrick Grisard dans le Haut-Médoc depuis qu'il a définitivement rendu son tablier de directeur du Château Sénéjac. J'attendais beaucoup de cette rencontre avec Patrick. Des échanges par ci par là et le suivi de ses interventions dans les différents forums. L'homme semble profondément honnête dans son travail. Le respect des sols et de la terre sont son terrain de jeu.
C'est pas compliqué, Patrick est venu avec tout ce qu'il a fait de ses mains depuis qu'il a créé le domaine en 2005. D'ailleurs, ce dernier est planté pour moitié de Merlot et pour l'autre de Cabernet Sauvignon. Il entreprend pour le millésime 2009 la reconversion du domaine en biodynamie... Bon courage pour cette aventure, totalement en phase avec l'énergie que tu insuffles.
On commence doucment avec les vins des amis "Amabilis Vinea" 2006 : un vin très aimable avec du fruit à revendre et des tanins de belle qualité (Bien). Les vignes du Château Cornélie reposent sur 60 % de sols Argilo-calcaire et 40 % sablonneux. Le 2005 est gourmand, équilibré et agréable à faire tourner dans la bouche. On passe au 2006 que Patrick pense fermé : et pourtant, on sent indéniablement un saut qualitatif entre les 2 millésimes. La structure est plus élancée, le grain de tanins plus fin, la bouche est sphérique et harmonieuse. J'aime beaucoup. S'il y en a bien un qui n'a pas râté son 2007, c'est bien lui !! Coup de Coeur du salon Messieurs, Dames. On sent ici une continuité, une certaine signature. Superbe équilibre, remarquable acidité, fruité intact et en avant. Encore un pas de franchi avec ce 2007. Et enfin, le 2008 encore en cours d'élevage, il est d'ailleurs qualifié de fainéant puisqu'il n'a pas encore fait ses "malo" : c'est bon et il promet.
On a envie de passer du temps avec Patrick : il est d'une gentillesse rare, d'un grand courage et d'un caractère culotté. En effet, ce girondin vient de décider qu'il ne vendrait pas ses vins à la place de Bordeaux et qu'il les proposera aux particuliers, cavistes et restaurants en direct.
A la droite du stand tenu par Patrick Grisard, nous faisons quelques dizaines de kilomètres sur la carte pour nous retrouver au royaume du Merlot. Il fait bon passer un peu de temps avec Pierre Bernault et le vin star de l'appellation Montagne St Emilion, le Château Beauséjour. Toujours conseillé par Stéphane Derenoncourt, la propriété poursuit son bonhomme de chemin : l'aventure débutée avec le millésime 2005 semble se
poursuivre avec une plus grande maîtrise encore. "B" de Bû 2007 (Montagne St Emilion) : une cuvée en hommage à la petite affaire de Lolo, roi de Bû. Prochainement appelé "Charmes de Beauséjour", ce vin paraît facile à boire, rien ne dépasse. C'est concentré et équilibré, avec des arômes épicés et une finale sur le zan. J'aime beaucoup.
Château Beauséjour 2006 : on passe à l'étage supérieur. Fruits noirs, le vin s'exprime en profondeur grâce à un passage en carafe. Finale assez sèche cependant : c'est l'effet terroir (crayeuse) d'après Pierre. Faudrait être difficile tout de même pour faire la fine bouche... Château Beauséjour cuvée "1901" : assez discret au nez (il faisait froid chez Laurent), tout s'exprime en bouche : matière mure et séveuse, équilibré et longiligne, tanins enrobés. Superbe. Il prendra sa mesure et sa plénitude dans quelques années. Bienheureux celui qui en possède.
Quelques Vins Argentins présentés par Else Bliekast. D'abord un blanc aux saveurs puissantes et à la
salinité marquée. Matière mure et belle longueur. C'est bon, c'est un vin de Domingo Hermanos Molina 2008 de la province de Salta issu d'un cépage autochtone appelé "Torrontés". Ensuite 2 rouges. Le premier provient d'Alfredo Roca. C'est un 100 % Cabernet Sauvignon 2004 : c'est rond, mais je dois avouer être peu habitué à ce type de puissance, c'est trop pour moi. Qu'à cela ne tienne, c'est un 100 % Malbec qui arrive dans nos verres. Avec ce Malbec 2005 San Rafaël, on trouve là une belle rondeur dont le fruit est porté par des épices douces. Chaleureux, mais équilibré comme il faut. Bien.
Ca faisait bien longtemps qu'il me taraudait l'esprit de goûter une bonne partie de la gamme de Marlène Soria du domaine Peyre-Rose. Marlène reste pour beaucoup d'entre nous discrête, qui ne s'exprime que par la baguette magique de la vinification. Peu de chose sur elle dans la presse ou dans la
bloglousphère. C'est certainement une façon de se préserver et de garder un certain mythe pour l'ensemble de sa production. Tout content, nous tendons nos verres : tiens, un Rosé Rouge 2002, Coteaux du Languedoc (tous les vins présentés sont de cette appellation). La robe ressemble à un à un pinot noir d'Alsace. Grenache et Syrah, dont la grenache semble prendre le dessus (cerise, pruneau) avec un petit côté Rivesaltes. L'ensemble se montre complexe et gourmand. Longueur plus que correcte.
Les "vrais" rouges : à noter que les robes sont toutes très concentrées et sombres. Clos des Cistes 2003 : assemblage de Grenache et Syrah élevés ensemble pendant 3 ans dont une partie en foudre, l'autre en cuve. Herbes aromatiques, réglisse et beaucoup de fraîcheur. Les tanins sont un peu secs mais "Wait !" nous dit Marlène. Il est vrai que le vin a été mis en bouteille il y a seulement 7 mois.
Syrah Léone 2003 (90 Syrah/10 Mourvèdre) : waouh, ça envoit dur ! Concentré, puissant, épicé. Quand les arômes persistent en bouche longtemps, c'est en général bon signe : c'est le cas. Taillé pour la garde. Très bien.
Marlène N°3 2003. Rien à voir avec un 3ème vin de domaine. Ce sont les mêmes vignes que celles utilisées pour le Rosé Rouge (Grenache et Syrah pour autant complétés de 15 % de Carignan et Tempranillo en complantation). Plus de finesse au départ que le "Léone", le vin gagne en puissance et amplitude. Les arômes de fruits sont francs et nets : rien ne dépasse. Superbe équilibre. Bien
Chez Marlène, on commence toujours par les rouges et on termine par les blancs. On ne déroge pas à cette règle et avec cet "Oro" 1997. Vin riche et complexe à souhait (la liste des cépages est impressionnante : Rol, Roussanne, Viognier, Ugni blanc, Chasselas et Terret) où l'impression de rondeur et de boisé sous jacent domine. Il y a quand même une impression d'oxydation au départ. "C'est l'élevage à l'air libre" indique Marlène. Le vin possède beaucoup d'allonge et de gras, mais garde un bel équilibre malgré toujours cette puissance.
Superbe dégustation des crus du domaine Peyre-Rose. Les vins sont puissants et méritent de prendre du repos en cave. Préférence ce jour là pour "Syrah Léone".
Le Gers monte chez Laurent Baraou ! Floréal Roméro nous présente le Domaine Le Bouscas. Floréal, au contraire des quelques collègues du Gers, souhaite préserver et revendiquer les cépages locaux. Il paraît
d'une grande franchise quand il nous parle de ces erreurs du passé qui lui ont permis de progresser. Le domaine est en biodynamie depuis maintenant 8 ans. Ca se vérifie sur la première cuvée de rouge, "Sang Chaud" (2005), un VDT 100 % Tannat dont les vignes ont 57 ans. Passage en cuve. C'est plutôt l'écurie au départ ! La bouche est presque légère, les tanins sont veloutés, c'est aromatiquement bien fait. Pour les 8,5 € que ça coute, c'est excellent ! Un Tannat déjà accessible dans sa jeunesse.
"Vaïhana" VDT du Gers (2005) est un blanc sec floral, exaltant, à la structure vive mais caressante. Longueur plus qu'honorable. A boire sur les fruits de mer ou pour faire "plop" à l'apéro. Bien
Et enfin, un "OVNI" : "La Dulcinée". Ce 100 % Colombard aux rendements ridicules (autour de 7 hl/ha il me semble) arbore une allure de vieux Santernes. Superbe liqueur à connotation exotique, de sparadrap et de pain d'épice. L'acidité est magnifique. Ca a de la gueule ! Bra-vo.
Château la Casenove. C'est la toute gentille Frédérique Barriol-Montès qui officie au service (Roussillon). Les Clares 2004 (VDP des côtes Catalanes). Un blanc (Grenache blanc et Roussanne) élevé pendant un an en barrique du chêne balte provenant de Lituanie. Le résultat est assez déroutant avec des notes de fumé
prononcées. Le fond de verre est incroyablement comparable à un Whisky tourbé. A revoir dans quelques temps car à ce stade, le boisé me gène un peu. La Guarrigue 2005 (VDP des côtes Catalanes). Elle porte bien son nom cette cuvée : épices, notes de thym, puissant et encore un peu tannique. Un joli vin de fruit.
Rivesaltes 15/10 Ambré, VDN 1998 : 15/10, c'est pour le mois de mise en bouteille. 100 % Grenache élevé pendant 3 ans en cuve béton ouverte puis de nouveau 3 ans en fûts ayant contenu du Cognac. Le résultat est assez étonnant : complexité serait le premier mot. Les notes de fumé qui sont la marque du terroir exalent les papilles. Très beau rancio et belle amertume. JA-DORE !
Et enfin, la Der des Der. "S'Arena", VDT blanc liquoreux (2005). Un Moût de Raisin Partiellement Fermenté à base de Muscat Petit Grains. Liqueur sur l'abricot sec avec un étonnant gazouilli qui donne de la légèreté en bouche, en plus du peu d'alcool (11 %). Bon
Au nom de tous les petits privilégiés que nous sommes, merci à toute l'équipe de Lolo Baraou, une fois de plus sur le pont pour offrir un plâteau de choix. Merci également à tous les vignerons d'avoir fait le déplacement pour notre plus grand plaisir et de s'être comme d'habitude rendus disponibles.
Des confirmations avec Beauséjour et Peyre-Rose. De belles surprises/découvertes avec le Château du Bloy, considéré à sa juste valeur cette fois ;-), le Bouscas de Floréal Roméro et le Château Cornélie de Patrick Grisard.
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06 avril 2009
Blancs du Rhône
Notre rencontre se passe chez Catherine et Manu, que nous retrouvons avec plaisir après quelques temps passés à Aurillac. D'ailleurs, le départ définitif pour le Cantal est prévu en fin d'année scolaire : tout notre petite communauté se sent bien triste.
Le thème de ce soir : des blancs, exclusivement en provenance du Rhône, que la cuisine de Catherine a magnifié en fin de rencontre... Comme c'est la coutume, les vins sont proposés à l'aveugle et dévoilés après le petit jeu des devinettes (millésime, appellation...).
Tiens, juste un petit tuyau pour ceux qui organisent des dégustations autour du vin : si votre thème le permet, vous pouvez toujours appeler par téléphone le syndicat des vins d'une AOC ou d'une région. Par exemple, un petit coup de fil au syndicat des vins de la Vallée du Rhône nous a permis de recevoir quelques jours plus tard de la documentation en nombre, des affiches, des livrets accords mets/vins, des cartes... Tout cela gratuitement, bien entendu. Ca fait en général son petit effet et tout le monde repart content ;-).
Château Saint Estève d'Uchaux, Côtes du Rhône "Vionysos" 2005 (100 % Viognier)
Belle robe dorée, bien brillante. Au nez, fruits blancs comme la pêche et abricot dominant, léger grillé, c'est agréable. La bouche offre pas mal de gras, sur l'abricot encore, complétée de notes de poivre blanc, de poire. L'ensemble n'est pas très complexe, mais c'est ample et généreux. Un joli vin pour commencer.
Guigal, Côtes du Rhône 2007 (Viognier, Roussanne, Clairette, Marsanne et Bourboulenc)
La robe est beaucoup plus claire, plus pale aussi. Le nez présente cette fois-ci un registre floral avec jasmin, des notes salines et une minéralité marquée. En bouche, le vin semble se retenir, être plus dilué. Le vin paraît plus ferme à cause d'une acidité plus pronnoncée mais il en résulte cependant un vin correct. Finale sur l'abricot.
Jean-Luc Colombo, Côtes du Rhône "la Redonne" 2006 (Viognier, Roussanne)
Un autre Côtes du Rhône et une 3ème expression différente. La robe est jaune soutenue, très dorée. Le nez est une vraie corbeille de fruits dans une expression élégante : confiture d'abricot, lichi mais aussi loukoum. Grande fraicheur pour la bouche, pleine d'allant et de dynamisme. Finale intense sur le poivre blanc. Très bon.
Jean-Pierre Boisson, Châteauneuf du Pape "la Mirande" 2000
Un vin à la minéralité prononcée au nez : ça "Riesling" incroyablement avec ces notes terpeniques et de pierre à fusil. En bouche le vin semble plus évolué que les autres. Il prend de la structure et de la rigidité à mesure de la gorgée. C'est long, bon et c'est équilibré.
Paul Jaboulet Ainé, Crozes-Hermitage 2004
Un peu plus internationnal que les autres, le nez est encore marqué par l'élevage et toutes sortes de déclinaisons typiques : cacahuette, beurré voir grillé et finalement le fruit est en retrait. La bouche est grasse, étoffée par l'élevage vraiment trop présent. Cepandant, jolie acidité. A revoir dans quelques années...
Domaine le Serre de Condorcet, VDP des Coteaux des Baronnies 2004 (Roussanne) : le vin est servi trop chaud : l'alcool et l'amertume sont malheureusement en avant... Pas de jugement sur ce vin.
Domaine Georges Vernay "les Terrasses de l'Empire", Condrieu 2006 (100 % Viognier). Vin alliant grande maturité du fruit (pêche puis abricot) avec des notes d'ananas et de bergamote. Le vin est parfaitement équilibré et montre un très beau visage tantôt sur un registre floral, tantôt un beau volume en bouche soutenu par une remarquable acidité. Et
en plus, quelle belle longueur ! Un très beau vin.
Pour terminer, un autre Condrieu 2006, du domaine du Chêne "le Pêcher" (M & D Rouvière) : expression typique du viognier (abricot), mais plus épicé (ce fameux poivre blanc encore) et de senteur vanillée. Bouche plus sucrée, amertume plus prononcée. Tombe plus vite.
Une très belle dégustation d'ensemble : pas de mauvais vins, de belles expressions minérales en général avec des bouches rondes, typées des cépages et qui ont tous bien accompagnés le repas. Justement, avec ça qu'est-ce qu'on mange ?
Un flan de légumes aux langoustines et coulis de crevettes,
une papillotte de truite d'Acquigny aux légumes printaniers
et un plâteau de fromages d'Auvergne : Cantal, Salers,
St Nectaire, Pavé d'Aurillac et un intrus : un Mont-d'Or (le dernier de l'année)
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02 avril 2009
Sous le soleil du Languedoc
Voilà un joli thème autour de vins qui fleurent bon le soleil. La règle était simple : apporter un ou plusieurs flacons, blancs, rouges ou sucrés appartenant à la région Languedoc. J'avais le privilège de capitaliser et d'organiser les apports de chacun, pour cette énième rencontre LPV du comité Haute-Normandie.
C'est l'ami Olivier qui nous accueille dans sa grande maison.
Les flacons sont présentés par paire à l'aveugle et dévoilés au fur et à mesure.
1 - Costières de Nîmes Mourgue du Grés « Galets Dorés » 2007
2 - VDP du Gard Mourgue du Grés « Terre d'Argence » 2006
Le premier vin est arômatiquement simple sur le citron vert. La bouche est vive, sur une finale saline. Le deuxième possède indéniablement plus d'ampleur avec des notes d'abricots et fumées. La finale est un peu plus courte, un peu plus portée par l'amertume.
Avantage plaisir pour les "Galets Dorés", pour sa fraîcheur et sa vivacité
3 - VDP de l'Hérault Daumas Gassac blanc 2005
4 - VDP Côtes de Thongue Domaine de l'Arjolle "Equinoxe" 2005
Le Daumas offre un nez élégant de fruits blancs, profond, on monte en gamme. La bouche débute doucement, et gagne en puissance à mesure de la gorgée.
L'Equinoxe est porté par un boisé et un fumé envahissant et racoleur, confirmé en bouche.
Avantage à Daumas Gassac, plus afirmé et plus nature.
5 - VDP du Gard Roc d'Anglade 2004
6 - VDP Côtes Catalane Jean-Philippe Padié « Milouise » 2006
La robe du Roc d'Anglade est légèrement trouble. Au nez, pas de doute, c'est nature avec au départ quelques senteurs de pommes (levures). Puis viennent enfin à l'aération de beaux arômes profonds et enivrants de fruits blancs, de fleurs avec des pointes de fenouille et d'anis. La bouche est d'un grand équilibre et s'exprime par une grande pureté. Superbe finale vibrante.
Le Milouise se présente sur des notes fumées et une pointe oxydative. Les arômes de fruits viennent en profondeur. La bouche est ample, généreuse mais un peu lourde à cause d'un boisé pas tout à fait intégré.
Le Milouise n'en reste pas moins un beau vin, mais étouffé ce jour ci par un Roc d'Anglade qui atteint là des sommets.
Pour ma part, c'est Roc d'Anglade qui domine cette première série de blanc par sa classe suivi par Daumas Gassac.
Côté miam, les vins sont accompagnés de divers terrines maison et de fromages de l'excellente maison Priet de Vernon
Quelques rouges maintenant : il sont au nombre de 13. J'ai volontairement choisi de les présenter par paire pour faire soit un match, soit une évolution d'un vin sur 2 millésimes différents ou encore une étude de domaine avec plusieurs cuvées du même millésime.
Pour commencer, un trio ! En fait, Franck qui avait apporté le premier rouge avait décidé au dernier moment de placer un autre vin dont personne à part lui ne connaissait la provenance : nous l'appellerons donc "7bis"
7 - Côtes du Roussillon village Clos de l'Oum 2006 « la Compagnie des Papillons »
8 - Coteaux du Languedoc Montpeyroux domaine des Grecaux 2003 « Terra Solis »
7 bis - Côtes du Roussillon village Clos de l'Oum 2005 « la Compagnie des Papillons »
Autant le dire de suite, Clos de l'Oum 06 paraît très jeune et semble fermé. Pas évident de tirer des notes de rose, de violette, de café et de boite de tuyas. La bouche est gourmande, malgré une certaine fermeté à cause de tanins serrés. Mais on devine là un certain potentiel. Bien
Le Coteaux du Languedoc du domaine des Grecaux est ce que l'on appelle un rescapé : en effet, Jean-François ayant oublié un de ses vins, nous faisons appel à notre hôte Olivier pour lui extirper un flacon de sa cave ! La robe est clairement évoluée, mais au nez, du fruit, du fruit, du fruit et du vrai (papaye, grenadine, myrtille). La bouche est simple et tombe assez vite, mais peu importe, on prend le vin comme il vient, avec plaisir.
Le vin qui sort du chapeau se présente carafé : pas de doute, il y a un certain lien de parenté avec le n°7 : la structure est plus fine, plus élancée et la matière plus arrondie. C'est bien un "Clos de l'Oum" grand frère d'un an du Clos de l'Oum 2006. Très agréable, il remporte d'ailleurs ce Trio
9 - VDP de l'Hérault Mas Laval "les Pampres" 2007
10 - Costières de Nîmes Mourgue du Grés « Terre d'Argence » 2005
Mas Laval "les Pampres". Que dire de ce vin ? Incroyable de faire aussi simple et aussi bon ! Ca explose de fruits rouges de partout. Il possède un petit côté enjoleur, mais c'est tellement gourmand, croquant ! Le vin comme ça, c'est pas compliqué, on est obligé d'aimer.
Le "Terre d'Argence" 2007 débute par quelques épices. Le vin semble manquer de structure car l'alcool domine, les tanins sont incroyablement secs. J'ose espérer que le vin est dans une phase ingrate. Je ne peux pas croire qu'on puisse râter un 2005.
Avantage pour qui vous savez
11 - VDP d'Oc dom Lacoste-Germane « le Cade » 2003
12 - VDP de l'Hérault Daumas Gassac rouge 2001
Grosse déception, car le Lacoste-Germane est bouchonné. J'avais fait un pari en l'opposant à Daumas-Gassac, car je trouvais les styles proches, l'encépagement majoritaire étant le Cabernet Sauvignon.
Le Daumas me rappelle un certain Chasse-Spleen 2000 avec ses notes de café marquées, mais heureusement plus encore. Il paraît assez proche d'un beau vin de Bordeaux. Il est avenant, l'acidité est agréable, la bouche est ronde, mure avec un fond minéral. C'est bon, mais ça reste classique, ça manque un peu de folie. Autant le dire, ce vin a beaucoup fait parler. La moitié des dégustateurs pensent que c'est un bon vin, l'autre le trouve anodin, trop dans les standards bordelais. Une fois de plus, Gassac provoque la discussion !
13 - Faugères domaine St Antonin “cuvée Magnoux” 2005 Frédéric Albaret
14 - Faugères domaine St Antonin “cuvée Magnoux” 1998 Frédéric Albaret
Le 2005 paraît fermé au nez et assez austère en bouche : les tanins sont très très serrés. Malgré tout, le vin possède une belle longueur et semble se destiner à quelques années de garde pour s'exprimer dans les meilleures conditions car tout est là. Pour beaucoup, la question est de savoir si ce vin vieillira. Pour moi, c'est OUI.
Le 1998 représente le graal de tout dégustateur patient : quelques années de cave lui ont permis d'arriver lentement à mâturité avec beaucoup de classe. Mûre, fruits noirs, avec des pointes d'encre d'école au nez, la bouche est ronde à l'attaque, avec une légère sucrosité. Le tout est hyper équilibré et confirme sa bonne tenue malgré un peu plus de 10 ans au compteur.
Le match pour le millésime 1998, bien entendu, mais on en reparlera du 2005... dans 10 ans.
15 - Faugères Léon Barral 2005
16 - Faugères Léon Barral « Jadis » 2005
Voici une paire intéressante. D'une part elle permet de continuer l'exploration du terroir de Faugères, d'autres part, ce sont les 3 cuvées rouges du domaine Léon Barral que nous allons aligner à la suite et dans un grand millésime (merci JF)
La cuvée dite "Tradition" s'engage d'emblée via un côté "nature" (cidre). Pour sa défense, le vin n'a pas été carafé. C'est épicé, c'est rond, c'est gourmand, c'est bon !
Avec "Jadis", on franchit un pas : le vin est plus classieux, plus élégant, plus complexe aussi. Jolie bouche, bien structurée, chaleureuse, mais de haute tenue. Gros potentiel.
Coup de Coeur pour Jadis.
17 - Faugères Léon Barral « Valinières » 2005
18 - Cx du Languedoc VV Pic St Loup les « Métaieries du clos » Clos Maries 2002
Attention, voici "THE Match". Celui pour lequel on hésite pas une seconde à faire des kilomètres.
"Valinières" de Barral à tout d'un grand vin : énorme volume en bouche, tanins d'une extrême qualité et finesse, du fruit à revendre. Il déborde de partout, est généreux comme pas deux. Si jeune et d'une grande buvabilité. Il fait soif !
Face à ce monstre, le Clos Marie est légèrement en retrait, mais n'en reste pas moins un très beau vin. Réglisse, zan, pointes d'orange, la bouche s'étire longuement et onctueusement.
Mais "Jadis" est un vin qui marque, on ne peut que l'apprécier.
Une petite douceur pour terminer.
19 - VDT Languedoc Domaine de Ravanès 1998 l'Ille
Joli nez d'orange confite avec quelques notes de sparadrap. Je lui trouve une certaine ressemblance avec les vins de Tirecul la Gravière. Bouche sur le raisin de corinthe, avec une amertume en avant mais intéressante. Petite déficience de longueur, mais un vin agréable et bien fait.
Voilà pour cette superbe journée, passée comme d'habitude au milieu de passionnés et de gens vrais qui aiment le partage...
Il y eu quelques "Off", hors thème : les commentaires à suivre prochainement...
Il est bien possible que notre prochaine rencontre soit tournée vers le Chenin de Loire.
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