Hier midi, nous étions 3 amis réunis à table.  Une occasion trop rare de nous rencontrer pour nous les hommes, mais qui semble trop fréquente pour nos femmes. Ce qui nous a permis de fêter Noël avec quelques jours d'avance... ;-)

Premier vin, servi en apéritif : Mosel-Saar-Ruwer Riesling Ockfener Bockstein Auslese 2005, St Urbans-Hof de Nic Weis. Idéal pour commencer en douceur et pour s'ouvrir l'appétit. Ce vin peu alcoleu (9,5 %) possède un joli jaune paille à reflets verts. Le nez est légèrement miélé et pétrolé. La bouche est perlante avec un sucre résiduel bien présent mais agréable. Une gourmandise de fruits jaunes (pêche et ananas). Longueur correcte. Très bon

2 ème vin. Il est servi avec des oeufs brouillés aux truffes. La robe est légère et grenat à franges orangées.Oeufs_truffes Le nez est léger sur la réglisse, le café, le pruneau et le bourgeon de cassis. En bouche c'est du genre cerise à l'eau de vie avec des notes de terre humide. Il y a un petit creux au milieu mais reprend sur une longueur correct pour un vin du millésime 1978. C'est un Cambon la Pelouse, cru bourgeois du Haut-Médoc. Ce 1978 est de bonne tenue quand on sait que les vignes ont été replantées en 1975. L'accord avec les oeufs brouillés aux truffes à d'autant bien fonctionné car le vin évoluait sur un registre tertiaire.

On passe sur un autre vin qui a accompagné un poulet fermier et des petites pommes de terres charlottes du jardin, non épluchées : simple, mais tellement efficace !
Très beau nez profond typé bourguignon qui pinote avec des senteurs de violettes et de cassis. Il y a un petit côté floral, un soupçon de bois et même quelques notes animales. La bouche se montre d'une intensité intéressante avec cette fois-ci un côté épicé et zan. Ce qui frappe, c'est la très belle acidité qui dirige l'ensemble du vin. C'est un Gd Cru Clos St Denis 2002 du domaine Coquard-Loison-Fleurot. Le rapport Q/P est assez incroyable, quand on pense qu'il ne coûtait à l'époque que 25 € ! A boire maintenant pour le plaisir ou à garder encore quelques années.

Pour terminer la bête à plumes, nous passons maintenant au vin suivant. Il accompagnera également un plateau de fromages. Le nez possède une touche mentholée, de sous bois avec des épices douces et de poivrons murs. En bouche, ce sont les fruits rouges qui ressortent avec plein de petits tanins mais peu marqués. Jolie longueur. Pas mal ce Calon Ségur 1998 (3 ème cru classé, St Estèphe).

Retour aux douceurs avec un crumble aux fruits rouges. Le vin lui à une robe orange lumineuse. Nez très citron confit, mirabelle et croute de pain d'épice avec quelques notes de fleurs blanches. La bouche est dense, crêmeuse magistralement portée par une acidité élevée. La longueur magique prolonge cet instant de pleinitude. Grand tout simplement. C'est un Monbazillac du Château Tirecul la Gravière 2002.

Enfin le dernier vin servi après le café. Un Pedro Ximenez 1971 de Toro Albala. Les larmes sont brunes. Nez de café, de cacao, de figues rouges. En bouche, c'est généreux, ample. Elle apporte des notes boisées et de vanille sur des saveurs douces et amères. Toujours aussi bon.

Merci à Pierre pour son invitation à fêter Noël. Les instants passés ensemble furent presque trop courts : la magie des grands vins et de la table ayant fait effet.

Je vous souhaite de passer d'excellentes fêtes de fin d'années, riches en découvertes peut-être. Mais attention aux abus !

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